Archive pour mai, 2007

神宮前にある古いアパート

Mercredi, mai 16th, 2007

apart-jingumae

apart-jingumae

Dans un coin de Jingu-mae et toujours sur la Killer Street, on peut trouver une série de vieux immeubles d’apartements cachés par les arbres. On croirait les lieux à l’abandon, si ce n’était la présence de voitures stationnées et le linge à sécher aux fenêtres. Ce doit être des apartements publics, dans le même style que ceux de Kita Aoyama. Combien de temps resteront ils debout?

そうだ京都、行こう (7)

Mardi, mai 15th, 2007

umenomiya

umenomiya

umenomiya

Le sanctuaire suivant est beaucoup plus anecdotique mais on y a passé un très agreable moment. Situé à l’Ouest de Kyôto, Umenomiya est un sanctuaire entouré de verdure, un jardin très fleuri autour d’un petit étang. On y voit des couleurs, une allée sous les cérisiers en fleur et quelques fleurs rares comme le hanamizuki. Une fois de plus, c’est un endroit tranquille, un sanctuaire dans un quartier populaire. On aurait l’impression que les touristes n’y viennent pas, mais plutôt les gens du quartier. Un chat blanc mais bien sali par la poussière se tient posé à la billeterie à l’intérieur du sanctuaire. Il ne bouge pas d’un poil à notre arrivée, c’est le maître des lieux, ou peut être un dieu réincarné. Dans un coin du jardin, un peu apercevoir un arbre superbe tout en courbe, comme sorti d’une peinture sur fusuma. C’est peut être la photo que je préfère de tout le voyage à Kyôto.

Un peu plus loin, nous passons plus rapidement car la pluie reprend, au grand sanctuaire de Matsuo. Là encore, nous venons plutôt voir les jardins de Shigemori Mirei. Les ensembles de rochers sont moins agréables que les précédents, beaucoup plus arides. Nous accélérons la visite, pour ensuite retourner à Gion pour le diner, un petit restaurant avec une vue sur la rivière Kamo. On y accède par la rue étroite Kamogawa Odori.

GSH

Lundi, mai 14th, 2007

gsh

Il y a un peu plus d’un mois en partant à la recherche de Small House de Kazuyo Sejima, j’avais remarqué ce petit batiment fin qui me rappelle l’immeuble de Toyo Ito Mikimoto Ginza2 mais en version miniature. Les ouvertures ne sont plus de forme aléatoire mais rondes, comme des bulles de savon sortant d’un bain. La position des ouvertures reste aléatoire. Les parois sont extrêmement fines, composé de 13 plaques d’acier pré-assemblées en usine avant installation sur site.

Cet immeuble mince blanc crême s’appelle GSH, concu par aat+Makoto Yokomizo.

そうだ京都、行こう (6)

Dimanche, mai 13th, 2007

touji

En sortant du temple Tofukuji, on se laisse tenter par une petite succursale appelée Sesshu-ji, construite en 1321. Le jardin intérieur, plus simple que ceux du Tofukuji ou du Yogen-In, possède une grande étendue de sable blanc ratissé en lignes. Les rochers dans le fond représentent des formes d’animaux: une tortue et une grue. Il faut la encore s’asseoir quelques minutes sur le tatami et laisser jouer son imagination. Une maison de thé dans un coin du temple donne une jolie vue sur la jardin, à travers une ouverture arrondie.

touji

Nous remontons ensuite la ville en direction de la grande gare de Kyôto, vers le site du temple Tôji. Ce site possède deux halls gigantesques de la période Momoyama: le Kondô et le Kôdô. Les halls renferment des statues boudhistes, des trésors nationaux. Le Kondô a été reconstruit en 1603 sous le reigne de Toyotomi Hideyori, fils et successeur de Toyotomi Hideyoshi.

Le monument le plus connu de Tôji est la pagode de 5 étages, la plus haute du Japon avec ses 55 mètres. Elle fut initialement construite en 826 par Kûkai, fondateur du Boudhisme Shingon. Détruite par le feu plusieurs fois, la pagode actuelle date de 1644 et on la doit au Shogun Tokugawa Ieyasu. Elle est considéré par les architectes d’aujoud’hui comme suivant les plus hauts standards.

touji

Le batiment le plus ancien de Tôji est le Mieidô, la résidence de Kûkai reconstruite en 1380 pendant la période Muromachi.

L’escalier et le dormeur

Samedi, mai 12th, 2007

tofukuji-jardins

Un escalier au dessus d’un sofa et de son dormeur associé. Affalé, il doit être fatigué de la foule qui circule sans arrêt dans le hall et les couloirs du tout nouveau Shin-Maru Biru à Marunouchi.

そうだ京都、行こう (5)

Samedi, mai 12th, 2007

tofukuji-jardins

Nous continuons notre marche dans l’enceinte du Tofukuji jusqu’au hall principal, le Hôjô (reconstruit en 1890). En chemin, on doit traverser un petit pont de bois recouvert, avec une vue sur la verdure fraiche printanière des arbres momiji (érables palmés dont les feuilles rougissent en automne).

tofukuji-jardins

tofukuji-jardins

Le hall Hôjô est entouré de 4 jardins de Shigemori Mirei dessinés en 1939. Ces jardins zens symbolisent différents aspects de la vie de Bouddha, à travers des éléments abstraits tels que des rochers posés sur une mer de sable. J’aime beaucoup le jardin arrière, au Nord, quadrillé de mousse humide et de dalles de pierre. Dans un coin du grand hall, on peut apercevoir la vallée de momiji verts de tout à l’heure, une vue plongeante au dessus de la tête des arbres. On dirait que l’on a la tête dans les nuages avec des éléments de temple qui surgissent à certains endroits, ou que l’on survole une masse verte et onduleuse en forme de collines. Tofukuji est un lieu remarquable à ne pas manquer.

TERRAZZA

Samedi, mai 12th, 2007

terrazza

terrazza

Sur la même rue que la maison Tower House, un peu plus bas dans la pente, on ne manquera pas la présence puissante du bloc de béton fragmenté et anguleux du Terrazza (1991). On doit cette architecture post-moderne au japonais Takeyama Kiyoshi Sey (né à Osaka en 1954), fondateur du groupe Amorphe.

Cette forteresse à trois cheminées est une Showroom Jaguar et Rover, situé dans le quartier de Jingumae à Shibuya, et sur l’avenue Gaien-Nishi, également surnommée « Killer Street ». Ce surnom assez officiel car indiqué sur les cartes de Tokyo est assez intriguant. Kaori Shoji sur le International Herald Tribune nous en apprend un peu plus sur cette rue chic et sa légende urbaine, avec quelques réponses possibles quant à l’utilisation de ce surnom:

« Some claim that it’s because the traffic is a killer, or because the speeding sports cars, their drivers intent on showing off, have caused more accidents here than anywhere else. Others say it’s because few women taken on a date to Killer Street could fail to be enthralled by the understated but luxurious little boutiques, the artsy bookshops, the apartments with spacious courtyards à la Paris — hence, « Ladykiller Street. » Another version has the designer Junko Koshino looking out from her Porsche at the dressed-to-kill crowd thronging the strip and declaring the whole thing « killer. »

Cette avenue large et dégagée, en pente, donne en effet envie d’appuyer sur le champignon, comme j’ai pu en faire l’expérience des dizaines de fois à moto. Je comprends assez bien la première proposition de réponse…

そうだ京都、行こう (4)

Samedi, mai 12th, 2007

wagashi

A la fin de notre première journée à Kyôto, on ne peut pas échapper à une pause thé et wagashi dans une très bonne maison conseillée, Kansyundo, sur la grande rue Shichijo. Au menu, une patisserie wagashi accompagnée de thé vert macha, d’haricots rouges et mochi, et du kuzukiri, des nouilles froides et transparentes à base de kudzu.

Nous finissons la journée par une longue promenade le soir près de la rivière Kamo, puis en longeant la rue Kawaramachi jusqu’au centre actif et animé de Kyôto: le Kawaramachi-Shijo. Du croisement, on peut joindre le quartier de Gion et ses petites rues animées ou plus calmes à l’écart, beaucoup de petits restaurants et de lumières.

annexe

Notre deuxième journée commence par un peu de marche à pieds tôt le matin jusqu’au temple Tofukuji. Il s’agit d’un grand complexe de temples au Sud Est de Kyôto, possédant de nombreuses annexes et dépendances. Il pleut un peu, ce temps est idéal pour aller observer les mousses des jardins. En chemin, on s’arrête dans une de ces annexes: le Reiun-In. Un groupe d’une trentaine de personnes est déjà installé sur le tatami du temple à chanter des chants religieux.

Reiun-in

Tout comme dans un des temples précédents, le Yogen-In, la vue sur le jardin est magique. Ce jardin et le temple datent de 1390, mais malheureusement, comme beaucoup de lieux historiques à Kyôto, il a subit des incendies et mis en ruine pendant une longue période. Le célèbre paysagiste Shigemori Mirei le reconstruit en 1970 en suivant le modèle initial: une représentation de l’univers avec en son centre, une pierre sacrée (Iai Seki) représentant le Mont Shumisen, la montagne sacrée où vivait Bouddha. Après que le groupe ait quitté le temple, on est saisi par la tranquilité des lieux, et l’atmosphère légèrement humide du jardin. On s’asseoit sur le tatami, enfin seuls, pour regarder cette représentation divine.

Après la visite sommaire de l’intérieur du temple, nous repartons vers le Tofukuji.