Un restaurant japonais

Fixons le décor du repas japonais présenté en photo dans le billet précédent. Nous sommes à Toufuya Ukai, un restaurant dont la spécialité est comme son nom l’indique le Toufu. L’enceinte du restaurant est comme un petit parc avec deux bâtiments anciens entourés de jardins japonais. Les deux maisons traditionnelles anciennes de 200 ans (au moins pour l’une d’elles) et rénovées, proviennent de Yamagata-Ken et de Akita-Ken et on été transplantées à Shiba au pied de la Tour de Tokyo il y a environ 4 ans. Je ne connaîs pas le détail du transport de ces vieilles maisons depuis les provinces du Nord jusqu’à Tokyo, mais je parierais qu’elles sont en fait urbano-végétales… mais je m’égare un peu.

Dès l’entrée du restaurant, on constate la proximité de la Tour de Tokyo. On accède à la réception par un chemin en courbes passant devant quelques dépendances et un petit étang. Le jardin est très soigné et on en profite depuis les salles en tatamis à l’intérieur. C’est un endroit que je conseillerais très fortement aux visiteurs étrangers. C’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles nous sommes venus ici (i.e. la visite de mes parents), mais aussi parce que Zoa adore le Toufu. Pour continuer la visite avec un autre point de vue, je vous conseille le billet et les photos d’Eddie sur Shiromi.

Un repas japonais

Un repas japonais au restaurant Toufuya Ukai à Shiba (Tokyo), dans une ambiance des plus agréables. Dans une vieille maison traditionnelle rapportée de Yonezawa (Yamagata Ken) et avec vue sur le jardin, nous dégustons une cuisine exquise: toufu et carotte de Kyoto, sushi de anago, … accompagnée d’un verre de sake servi dans une tige de bambou.

La fille qui passe et la lampe dorée de Asakusa

Comme indiqué dans un billet précédent, je reviens en photos sur les quelques jours de vacances à Tokyo dans l’ensemble assez peu touristiques à part quelques exceptions. Parmi ces exceptions, Asakusa. Je ne viens pas souvent à Asakusa, à tort.

Au hazard d’un coin de rue, une fille passe nonchalamment en réflexion sur la vitrine d’une des nombreuses boutiques de Nakamise. Un peu plus loin, au bout de Nakamise, nous atteignons le temple Sensoji en passant sous une gigantesque lampe dorée.

国立代々木競技場 (2)

Continuons la visite du gymnase de Yoyogi de Kenzo Tange par le deuxième stade, le plus petit dédié notamment aux sports de lutte. J’ai toujours cru que l’entrée dans l’enceinte du gymnase n’était pas libre à moins d’avoir un billet pour un match ou pour une activité sportive dans les stades. Ce lundi matin de décembre, je suis passé près du garde à l’entrée l’air de rien en pensant qu’il allait me stopper pour vérifier que la raison de ma visite était bien légitime. Finalement non, et j’ai l’impression que l’enceinte du gymnase est libre d’accès, mais peut être seulement ouvert au public aux horaires des compétitions sportives. Par chance, il y avait en effet une compétition de jeunes lutteurs dans le petit stade qui m’a permit d’y entrer pour visiter l’intérieur.

En levant les yeux au plafond, on peut admirer la charpente d’acier tubulaire, ancrée au sommet du pilier central de béton et qui vient se dérouler en colimaçon autour de celui-ci. Un système de câbles vient ensuite supporter le toit et donner une forme arrondie similaire au grand stade. Que ça soit en vue extérieure (les lignes du pilier central) ou intérieure (la mécanique supportant le toit), c’est un travail d’art vraiment impressionnant.

Je fais le tour des gradins en admirant l’édifice plus que la compétition qui se déroule, mais je suis content de découvrir cet espace en utilisation. J’aurais retrouver pendant cette courte matinée de décembre l’enthousiasme et l’excitation de la découverte architecturale, une escapade trop courte qui se termine déjà sur ces quelques photos.

urbano-végétal (25) et les vacances à Tokyo

Cet immeuble situé au bout de la petite rue commerçante de Hiroo est porté par un pilier de béton s’enfonçant dans la verdure. Je continue cette série urbano-végétale comme un fil rouge au blog. J’apprécie toujours construire ces mélanges en alternant immeubles modernes et vieilles maisons de bois s’échappant dans les airs pour construire une ville flottante.

Comme l’atteste le calme sur le blog ces derniers temps, j’étais en vacances pendant deux petites semaines qui se terminent déjà. A l’occasion du premier anniversaire de Zoa (1 an déjà), les papi et mamie de France sont venus à Tokyo pour pouponner le bébé qui n’en est déjà plus un, plutôt un petit garçon qui marche et court tout le temps et s’intéresse au moindre détail. Il est en photo ci-dessus avec sa maman. Ci-dessous, ce sont les papi/mamie dans les brouillards de Asakusa.

Ces deux belles semaines ont également été l’occasion de redécouvrir des quartiers de Tokyo où je n’étais pas allé dernièrement, je montrerais donc dans les prochains jours/semaines quelques photos prises par-ci par-là.

国立代々木競技場 (1)

Revenons sur ce lundi de décembre. Tôt le matin, j’avais pris la direction de Ana Hachiman à Waseda pou ensuite revenir vers Nishi Shinjuku pour voir d’un peu plus près la tour Cocoon. Comme troisième étape de cette matinée, je poursuis ma promenade architecturale vers un chef d’oeuvre de Kenzo Tange, peut être le point culminant de sa carrière: le Gymnase National des Jeux Olympiques de Tokyo (été 1964). Ce gymnase près du parc Yoyogi (国立代々木競技場 Kokuritsu Yoyogi Kyōgi-jō) est composé de deux stades construits entre 1961 et 1964. Le grand stade (en photos ci-dessus) est destiné à la natation, patin à glace tandis que le petit couvre le basketball, la boxe, les sports de lutte. Je reviendrais sur le petit stade dans un prochain billet.

La caractéristique la plus frappante de ce gymnase est son toit suspendu. Le stade est composé de deux demi-cercles décalés. Les décalages aux deux extrémités ouvrent les entrées principales avec accès aux guichets. Le toit suspendu est soutenu par deux piliers de béton armé et par un système de câbles d’acier permettant ces formes courbes. La forme courbe rend d’ailleurs le toit plus résistant aux intempéries, notamment aux typhons venant du Pacifique qui frappent régulièrement l’archipel.

L’ensemble du bâtiment allie élégance, force et légèreté, délicatesse et prouesse technique. C’est un parfait équilibre entre technologies modernes et formes architecturales traditionnelles japonaises. En 1964, pour les Jeux Olympiques, Tokyo devait montrer une image marquante et Kenzo Tange montra au monde entier une oeuvre profondément unique.

ktange-yoyogi-drawings

Pour terminer et donner une meilleure idée de la composition du grand stade, ci-dessus quelques schémas provenant du site Citylab.wikia.com: une vue du dessus montrant les deux demi-cercles décalés (1), une vue en coupe dans la longueur donnant une idée de la disposition du terrain de Jeu (2) et une vue en coupe dans la largeur montrant les élévations des bords donnant cette sensation de légèreté du bâtiment (3).