Tunnel walk

Dans un tunnel près de Shibuya, une voie piétonne étroite longe l’avenue. J’y apporte quelques notes de nature, comme souvent.

Et pour s’échapper de Tokyo pour Berlin, je vous conseille vivement de suivre la Suite Berlinoise, série de photos que j’apprécie beaucoup, pour l’architecture notamment, pour les reflets également, sur le blog de Christian Lefebvre.

海へ

Je trouve encore de l’inspiration pour mes images de Tokyo envahi par les éléments. Ici, les vagues, la mer prennent place à Shibuya, Ebisu ou encore au pied de la tour de Tokyo. L’ambiance est de plus en plus sombre alors que j’avance petit à petit dans cette série, il faudra que je reprenne un peu de couleurs prochainement.

Alors que je parlais de ma découverte d’un nouveau morceau de Deerhunter dans le billet précédent, le nouvel album Halcyon Digest est sorti le jour d’après, le 25 septembre sur iTunes Japon. Je n’ai pas l’habitude d’acheter un album en entier, mais plutôt de le découvrir petit à petit, morceau par morceau, mais j’ai fait une exception pour celui-ci. Je le découvre donc en ce moment, tranquillement, et en étant déjà pris par l’ambiance de Earthquake, le morceau d’ouverture, Desire Lines avec sa partie instrumentale comme sait si bien le faire Deerhunter, le magnifique Helicopter, Revival que je redécouvre. J’aime vraiment beaucoup ce son. A lire, la critique sur Pitchfork.

When all the ghosts are quiet

Pour continuer la série sur l’invasion de la ville par les éléments naturels, les nuages ici errent comme des fantômes silencieux dans les rues de Shibuya. Le titre de ce billet est en fait un extrait d’une chanson que j’aime beaucoup et que j’écoute beaucoup en ce moment: I Can’t Wait de Twin Shadow, nouveau membre de la famille 4AD. J’avais découvert Twin Shadow avec un autre morceau, Slow, également disponible en téléchargement sur Pitchfork. J’avais aimé cette voix à la Morrissey sur le morceau Slow. Le morceau I can’t wait est assez différent, il y a une sorte de mélancolie qui me touche beaucoup. En plus, 4AD est un de mes labels préférés depuis la découverte de Pixies il y a 20 ans (ça fait drôle de dire ça tout d’un coup). Halcyon Digest, le nouvel album de Deerhunter, devrait également sortir sur ce label, à la fin du mois. Ca sera certainement un bel album. He would have laughed est un très beau morceau.

風へ

Je continue ma série sur les éléments et forces naturelles et leurs interactions avec l’urbain. Cette série commence à bien s’étoffer. Après la neige 雪へ et les nuages 雲へ, voici le vent en trois compositions qui s’orientent petit à petit vers l’abstraction.

Côté musique, quelques belles découvertes comme ce morceau Ligth from the Mesa de Barn Owl. Le morceau se compose principalement d’une nappe de bruit sourd électrique qui surprend par sa force à la première écoute. Au dessus de ce plateau aride, cette Mesa, de bruits de guitares, vient se développer des mélodies hésitantes, des rayons de lumière, et des nuances de sons. C’est un morceau instrumental. Autre morceau plutôt bruitiste, Heavenward Grand Prix de Japandroids. On ressent une passion et authenticité dans les morceaux de ce groupe que je suis avec beaucoup d’intérêt depuis quelques mois.

En plus calme (quoique), car acoustique, je découvre également ce très bel instrumental Cross de James Blackshaw, une guitare au rythme inarrêtable sur plus de 8 minutes. C’est un morceau vraiment très beau, comme Snow de Lisa Germano, sur le même label Young God Records, qui propose ces deux morceaux en téléchargement gratuit. J’aime la présence du piano et les décrochement de rythmes sur ce morceau de Lisa Germano.

De Namikibashi à Hikawajinja, Aki Matsuri

Le week end dernier et notamment le dimanche 11 septembre, on pouvait voir se dérouler des matsuri d’automne, aki matsuri, un peu partout à Tokyo. Comme l’année dernière, nous allons voir celui de Hikawa, pas très loin d’où nous habitons. Je pars à la recherche de l’autel portatif, mikoshi. On doit certainement le porter dans les rues autour du sanctuaire Hikawa. Je le trouve en fait, au repos, sur l’avenue Meiji, au croisement de Namikibashi, proche de la gare de Shibuya. Les porteurs enthousiastes sont au repos autour du mikoshi et j’en profite pour approcher l’objet de près. A ce moment là, en plein après-midi, il y a en fait plus d’un mikoshi sur ce croisement. 3 groupes des quartiers limitrophes se sont reunis au croisement pour ce qui va ressembler à une petite cérémonie. La circulation sur l’avenue Meiji est stoppée pendant quelques minutes pour laisser place au cortège groupé des 3 mikoshi. Ils vont faire un tour en cercle autour du carrefour avant de repartir dans leurs quartiers respectifs. Je décide de suivre le cortège de Hikawa bien sûr qui termine sa journée de promenade pour rentrer vers la place devant le sanctuaire. En chemin, on rencontre quelques connaissances du quartier. On me propose même de m’inscrire l’année prochaine pour participer activement aux festivités et porter le mikoshi. Ils manquent apparemment de bras. J’ai toujours eu très envie de porter au moins une fois un mikoshi, tout en ayant le sentiment, comme non-japonais, d’être un peu déplacé dans ce cortège. A voir. Toujours est-il que j’aime beaucoup prendre les matsuri en photo. Zoa semblait fasciné par le rythme. Il portait son jimbei préféré et se montrait très doué déjà pour le tambour taiko. Il deviendra sans doute un grand amateur de matsuri.