INSTA TOKYO (2)

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Je me suis pris au jeu d’Instagram. Je continue donc avec une série de douze photos prises avec l’ipod touch. Toutes ces photos sont déjà sur mon compte Instagram mais je ne raffole pas de la présentation standard faite sur le site. Je publie donc ici les photos que je préfère, et compte continuer avec d’autres épisodes prochainement.

2 commentaires

  1. Bonjour,
    A la première série je n’étais pas très enthousiaste. Maintenant j’apprécie mieux l’effet « usure du temps » des photos, une certaine poésie s’en dégage. Le plus intérressant pour l’oeil reste les enchaînements parfois inattendus de vos séries de photos. Ces séries de photos nous obligent à casser une certaine structure mentale pour accepter de faire des liaisons nouvelles. C’est aussi réellement ce que j’éprouve en marchant dans les rues de tokyo, mon regard fonctionne un peu comme un appareil photo, je suis arrêté par des détails, les grave dans ma mémoire, mobilier urbain, végétaux, attitudes des corps, vêtements, il n’y a aucun répis sinon à fermer les paupières. Je ne ressens pas la même chose à arpenter les rues de Paris, et pourtant… les fichiers numériques des touristes japonais en visite à Paname regorgent d’images disparates et assemblées selon une alchimie mystérieuse. Je pense que loin de chez nous et de nos codes visuels nous élargissons notre perception du monde, mais peut-être n’est-ce là qu’un réflexe induit par un manque de sécurité, une appréhension…
    J’apprécie beaucoup votre vision qui reste neuve (qui tente de comprendre ?) malgré toutes les années que vous avez passé au japon.

  2. Bonjour DaNIel, Merci ! Il est vrai que la dysharmonie du paysage urbain tokyoïte est un plaisir pour le photographe. L’oeil reste ouvert même après plus de dix années à naviguer dans ses rues. Au sujet d’Instagram, je me considère toujours en « période d’essai ». Malgré une qualité d’image assez moyenne, j’apprécie la rapidité et facilité de l’outil. Le petit appareil photo de l’ipod touch permet rapidement de prendre des petits détails de rue, sans avoir à sortir l’artillerie lourde (i.e. le Canon EOS). Quand à l’ordre des photos dans mes séries, je n’y parviens pas toujours (ou ne veux pas toujours y parvenir), mais j’y réfléchis assez systématiquement lorsque je choisis les photos qui composeront une série (par rapport à Instagram qui est instantanée, mon blog me permet de remettre un peu d’ordre et de logique). Dans le cas de la série ci-dessus par exemple, je commence par une image féminine colorée et décalée qui vient se lier avec l’objet féminin décalé, une composition de sacs Vuitton en devanture en forme d’insecte. Cet insecte, on l’imaginerait bien se promener sur le grillage de la photo suivante. Cette grille est un réseau en reflet du réseau d’autoroute à Yokohama sur la photo d’après. La ligne de sakura en fin de vie sur la photo suivante fait la coupure avec les photos suivantes plus dans le style « usure du temps ». Le point rouge donne une dernière séparation avec les deux dernières photos: un petit immeuble avec un nuage, un monde flottant comme sur une ukiyo-e ou un manga, comme Akira sur la dernière photo (que j’avais vu au cinéma en France en 1991 et revu récemment ici). Attention, tout ceci peut paraitre d’une logique très pensée mais ce n’est pas toujours le cas, et le fait qu’on me pose la question me permet d’y réfléchir et de l’écrire. Merci donc !

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