URBANO-VÉGÉTAL (26) sous Drone Ambient

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Ce n’est peut être pas tout à fait le numéro 26 de la série urbano-végétal que je montre ci-dessus, car certains inédits se sont glissés dans mes photobooks notamment In Shadows. C’est une version « sakura » cette fois-ci sous une pluie qui les rendra encore plus éphémères. Les cerisiers en fleur au Japon sont une belle histoire qui se termine toujours par vent et pluie. Comme c’est le cas de temps en temps, les compositions sortent du décor de la ville, ici au dessus de Kita Kamakura, au dessus du grand temple Engakuji pour être très précis.

Je le mentionnais en commentaire du billet précédent, je découvre 2 morceaux Drone Ambient intitulés White Noise de Svarte Greiner et Salvation de Chihei Hatakeyama. Comme je m’y perds beaucoup dans le nom des genres muscicaux, je connaissais l’Ambient, mais pas le Drone Ambient. Le drone en musique caractérise un style musical faisant essentiellement usage de sons, notes maintenus ou répétés et est typiquement caractérisé par de longues plages musicales présentant peu de variations harmoniques. Nous voilà fixé. Je n’avais jamais tiré la corde musicale vers ce style là, mais je me suis laissé guider par un commentaire du billet précédent me recommandant un bon site de musique « silent weapons for quiet wars » (j’aime beaucoup le nom du site, un peu moins les notes de vulgarité non nécessaires par ci par là dans les textes, bref). De fil en aiguille, je découvre le long morceau de 20 mins de Hatakeyama et il m’accompagne, ainsi que celui de Svarte Greiner, pendant la création de la composition urbano-végétal ci-dessus ainsi que le travail sur la série de photographies ci-dessous. J’aime considérer l’influence musicale sur mon traitement photographique (c’est mon sujet préféré). Les photographies sont volontairement traitées sombres, comme ces deux morceaux de Drone Ambient, la fleur colorée à la fin étant la porte de sortie. Cette musique en longues nappes s’entrelaçant est abstraite et particulière. Je ne pense pas que j’aurais su apprécier ce style musical il y a quelques années, il faut franchir quelques étapes avant de se plonger dans ce ruissellement de sons. Ce flot est une force insaisissable retenant toute l’attention. On y surveille les changements subtils de sons, les apaisements et précipitations.

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Je profite du beau temps dimanche pour prendre mon vélo pour une promenade à la recherche d’architecture. En fait, je profite d’une commande express de Mari et Zoa d’achat de nourriture pour petit poisson (reçu de l’école) pour faire des détours interminables jusqu’à Meguro à la recherche d’architecture remarquable. La pêche (à l’architecture) ne sera pas très bonne, car je n’ai pas eu le plaisir de découvrir beaucoup de bâtiments inconnus ou vus seulement sur les magazines d’architecture. Je retrouve par hasard ou volontairement quelques constructions vus et montrés sur ce blog auparavant. Je passe très souvent à Aoyama devant la maison particulière Wood/berg par Kengo Kuma (2ème photographie). Je constate petit à petit que la couleur des lamelles de bois en façade se délave un peu et c’est bien dommage. Pour rester sur la teinte verte des baies vitrées, je passe aussi devant l’immeuble Iceberg de l’architecte anglais Benjamin Warner et l’agence Creative Designers International (3ème photo). Je remonte ensuite vers le stade olympique de Kenzo Tange, mais prend la petite rue longeant l’entrée et le parking de la résidence Co-op Olympia (construit par Shimizu Corporation) à Harajuku. Cette résidence date de 1965, juste après les Jeux Olympiques de 1964 dont elle tire son nom. La 5ème photo nous montre de l’architecture brutaliste, celle de Hiroshi NAITO pour la Gallery TOM, construite en 1984 à Shoto.

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Ce billet fera sans cesse référence au billet précédent, car je souhaite maintenant faire deux remerciements. Merci à Katatsumuri/DaNIel, qui commente régulièrement ici, pour son billet faisant référence à Made in Tokyo comme un blog à ne pas rater. J’aime beaucoup l’interprétation qui est faite de Made in Tokyo qui reflète bien mon inspiration. On m’a dit plusieurs fois que je présentais une vision de Tokyo différente loin des blogs « I love Japan ». A vrai dire, je ne regarde plus beaucoup de blogs sur le Japon (à tord très certainement, mais par manque de temps et d’envie), donc j’ai un peu perdu de vue ces blogs « d’amoureux du Japon ». Ma seule crainte est de devenir un blog touristique et vous pourrez constater que j’ai mal tourné si je commence à mettre des bandeaux publicitaires sur mon blog (J’exagère bien sûr). Mais je n’aime pas tellement non plus proclamer que je propose une vue « différente » de Tokyo. A vrai dire, j’aime beaucoup l’emploi du mot poétique de Katatsumuri.

Je souhaite aussi remercier l’écrivain et professeur à l’Université Cho de Tokyo, Michaël Ferrier pour son email d’encouragement et pour la référence en bibliographie à Made in Tokyo sur un article qu’il a publié dans les cahiers Croisements (Revue francophone de sciences humaines d’Asie de l’Est). Michaël Ferrier y écrit sur « Tokyo: ville réelle, ville rêvée, ville révélée ». J’avais également couvert quelques éléments d’utopie urbaine à Tokyo dans un billet du blog intitulé Visions d’un Tokyo vertical. Il a publié aussi Fukushima, Récit d’un désastre que je commence à lire en ce moment.

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