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海ほたる

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Dans son petit guide de 1995, Tokyo: A guide to recent architecture, Noriyuki Tajima nous montre en premier lieu le réseau d’autoroutes métropolitaines au dessus de Tokyo. Sans être de l’architecture, il s’agit de l’ensemble le plus important et massif de Tokyo, une structure à la fois laide et fascinante qui se lézarde entre les buildings avec virages abruptes, survolent les avenues ou cachent les rivières. c’est un ensemble unique comme peut l’être, pour d’autres caractéristiques, la Tokyo Bay Aqualine. Cette autoroute d’une quinzaine de kilomètres traverse la baie de Tokyo pour relier Kawasaki (préfecture de Kanagawa) à Chiba au niveau de Kisarazu. Cette voie maritime permet de traverser la baie en 15 minutes, et évite une traversée de 100 kms en plein Tokyo. La Tokyo Bay Aqualine consiste en 9.5 kms de tunnel et 4.4 kms de ponts. En voiture, on descend sous l’eau depuis Kawasaki par l’accès de Ukishima pour remonter en plein milieu de la baie sur l’île artificielle de Umihotaru. Le reste de la traversée se fait sur un pont jusqu’à Kisarazu. Le tunnel se trouve 60 mètres sous la surface de l’eau et à mi-trajet, une ouverture appelée kazenotou, la tour du vent, intervient comme un point central du système de ventilation. Les photos ci-dessus montrent l’île artificielle de Umihotaru, juste avant le pont vers Chiba. On peut également y apercevoir au loin la tour du vent.

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Ce troisième épisode mélange une nouvelles fois des photographies prises à Odaiba, à Ueno et quelques autres endroits dans Tokyo. On y retrouve des photos du bâtiment de Fuji TV par Kenzo Tange, le terminal de Harumi, un coucher de soleil sur le palais impérial, une vue sur le Rainbow Bridge… Je reprends aussi en photo le petit immeuble POSH Hyojito, par Shigeru Uchida / Studio 80 à Minami-Aoyama, que j’avais déjà pris il y a 3 ans en argentique ou il y a 6 ans en digital (avant rénovation). Et côté musique rock, j’aime beaucoup en ce moment le nouveau morceau de Cults intitulé High Road sur l’album Static qui sortira en ce mois d’octobre.

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Olympe Twenty Twenty

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Katsuhiro Otomo l’avait prédit il y a 30 ans, les Jeux Olympiques de 2020 auront lieu à Tokyo. Espérons seulement que la ville de Tokyo sera en meilleur état que le Neo-Tokyo de Akira. Le stade olympique également aura une toute autre allure.

Le nouveau stade olympique pour les jeux de 2020 à Tokyo sera signé Zaha Hadid. Je n’ai pas connaissance d’autres oeuvres architecturales de Hadid à Tokyo (à part le Chanel Mobile Art, il y a de cela quelques années). Ce nouveau stade remplace l’existant National Olympic Stadium, construit à Kasumigaoka pour les Jeux Olympiques d’été de Tokyo en 1964. L’ancien stadium sera détruit en 2015 et le nouveau complexe de Zaha Hadid est prévu de voir le jour en mars 2019, pour la coupe de monde de Rugby la même année. Les cérémonies d’ouverture et de fermeture des jeux de 2020 se dérouleront dans ce nouveau stade ainsi que les épreuves d’athlétisme, et certains matchs de football, rugby.

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Les formes de cette nouvelle oeuvre de Zaha Hadid sont assez typiques de l’architecte. On aurait l’impression que l’immeuble n’est pas construit mais posé sur le sol, comme une forme extraterrestre venue pendant la nuit. C’est un ensemble élégant, spectaculaire et symbolique. Ce projet de Zaha Hadid fut sélectionné à l’issue d’un concours international (New National Stadium International Design Competition) organisé en octobre 2012 par le Japan Sport Council et dont le jury était présidé par Tadao Ando. Les membres du jury étaient en grande partie japonais, mais on pouvait compter également deux illustres architectes étrangers: Norman Foster et Richard Rogers.

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Ce stade devra contenir environ 80,000 spectateurs, dans un espace assez réduit entre le Meiji Jingu Stadium et le Tokyo Metropolitan Gymnasium de Fumihiko Maki. Ce dernier a également des formes très futuristes, mais paraît démesurément petit par rapport au futur nouveau complexe de Hadid (le stade de Maki est en bas à gauche sur l’image ci-dessous). Une des contraintes de ce stade est d’avoir un toit rétractable pour permettre d’abriter différents types d’événements tels que des concerts, spectacles ou autres événements culturels. Selon le jury, la proposition de Zaha Hadid présentait tous ces pré-requis dans un ensemble d’une fluidité et dynamisme adaptés aux compétitions sportives. La quasi-totalité des compétitions sportives des Jeux Olympiques se dérouleront dans Tokyo et seront réparties en deux zones: la zone héritage qui comprendra ce nouveau stade olympique ainsi que le stade de Yoyogi de Kenzo Tange, symbole des Jeux Olympiques de 1964 qui a récemment été en rénovation. Une grande partie des évènements se dérouleront dans la zone de la baie de Tokyo autour de Odaiba, Ariake et Shinkiba. Le village olympique sera apparemment vers Kachidoki et Harumi. Toute cette partie se situe sur des zones gagnées sur la baie de Tokyo et n’est pas encore pleinement développée. Certains promoteurs immobiliers se sont déjà lancés dans des projets de constructions de résidences. Pour exemple, Mitsubishi Jisho construira deux grandes tours de résidence à Harumi, pas très loin de l’action des Jeux. On peut imaginer que les Jeux Olympiques vont redonner un coup de boost à cette zone qui avait perdu un peu d’engouement niveau immobilier suite aux événements de mars 2011.

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Tadao Ando était également membre du comité olympique pour la candidature de Tokyo en 2016 et ses réflexions sur le design du Tokyo Olympique de 2020 restent très similaires à celles de 2016, à part l’emplacement du grand stade olympique qui était prévu d’être construit à Harumi dans le cas des Jeux à Tokyo de 2016. La politique d’utiliser au maximum les installations existantes reste similaire mais on constate qu’un certain nombre de constructions supplémentaires seront nécessaires sur la zone de la baie de Tokyo. Comme je le notais dans mon billet d’avril 2008, un point intéressant du plan olympique est l’utilisation d’une forêt sur la mer (umi no mori) pour les épreuves équestres et de mountain bike. Depuis mon billet de 2008, je n’avais pas trop suivi la concrétisation et l’avancement de ce projet lancé par Tadao Ando, mais cette forêt sur la mer (enfin plutôt une forêt sur des terres gagnées sur la mer) de 88 hectares est en cours de développement depuis 2007 et sera pleinement terminée en 2016. L’idée de Tadao Ando derrière la mise en place de cette espace vert est de créer une grande « allée verte » qui sera un passage pour les vents depuis la baie de Tokyo vers l’intérieur de la ville, et pour ainsi éviter les phénomènes de heat island en été dans certaines zones très urbaines où les tours cassent le passage du vent et où la chaleur a du mal à s’évacuer.

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Pour revenir au nouveau stade olympique, j’essaie de montrer sur la carte google ci-dessus l’emplacement du nouveau stade de Zaha Hadid à Kasumigaoka. Le concours de sélection du design de ce stade comprenait également d’autres projets d’architectes tout aussi renommés que Zaha Hadid, listés parmi les finalistes, comme Toyo Ito ou SANAA. J’aime beaucoup la proposition de Zaha Hadid, mais également quelques interprétations très différentes basées sur le végétal comme celles de Dorell.Ghotmeh.Tane et de GMP International Gmbh. Je trouve ces deux projets bien ancrés dans l’esprit du passage vert proposé par Tadao Ando. J’aime tout spécialement le stade des français de Dorell.Ghotmeh.Tane, comme une montagne en pleine ville couverte d’arbres. On devinerait à peine qu’un stade ce cache sous cette montagne. On perd par contre l’effet spectaculaire si on le compare au stade de Zaha Hadid ou à celui de Tange en 1964. Ces deux stades « végétaux » agissent certainement moins comme un symbole que la mémoire collective retiendra. Pour le spectaculaire, le stade de Hadid viendra « concurrencer » un autre grand stade olympique en Asie, le Nid d’oiseau de Herzog et de Meuron pour les Jeux Olympiques de Pékin.

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Ci-desssus les propositions de Dorell.Ghotmeh.Tane / Architects & A+Architecture (Tsuyoshi Tane, France) et de GMP International Gmbh (Hubert Nienhoff, Allemagne).

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Parmi les trois finalistes, on compte en troisième position SANAA et Nikken Sekkei pour un ensemble d’une grande délicatesse (comme toujours avec SANAA d’ailleurs), comme une forme de fleur blanche. Il semble que le jury fut sceptique sur la mise en place de certains des pré-requis comme le toit rétractable, ce qui fait que la proposition de SANAA n’a pas été retenue. On a du mal à bien entrevoir les structures ondulées sur la seule image ci-dessus, mais le dernier numéro de JA (JA 91 – Models are real) nous donne quelques autres vues du modèle présenté. On y devine un peu mieux la beauté de l’ensemble.

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Dans ce deuxième épisode de la petite série serrée entre la roche et la lune, ou la pierre de lune, on trouvera dans l’ordre: la rue en pente Komazawa depuis le pont suspendu pour piétons de Shibuyabashi, l’arrière de maisons donnant sur une rivière à Tachiaigawa (au sud de Shinagawa), des enfants autour de bus miniatures, la façade du salon de thé Toraya à Akasaka, une autre vue sur le Harumi passenger ship terminal, des jets d’eau au parc de Ueno, une autre vue sur l’immeuble Fuji tv de Tange, un emblème de temple à Akasaka, des immeubles à Shimbashi près de Shiodome et la station de la ligne Yurikamome et pour terminer, une vue sur Roppongi Hills.

Côté musique alternative, je suis pris de passion ces derniers temps pour quelques morceaux de Grimes, trois morceaux de l’album Halfaxa de 2011: Weregild, Dream Fortress et My sister says the saddest things, et Crystal Ball sur le mini album Darkbloom de 2011 également. C’est une musique très particulière et il faut s’habituer au ton de voix de l’artiste canadienne Claire Boucher.

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Shibuya changing

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Si on peut dire que Marunouchi est le territoire de Mitsubishi Estate, que Akasaka-Roppongi-Toranomon est celui de Mori Building, la station de Shibuya et les proches alentours sont celui de Tokyu. Le groupe Tokyu comprend des lignes de chemins de fer, des department stores, des hôtels, de l’immobilier, entre autres. A Shibuya, Tokyu possède un certain nombre de landmarks comme la tour Cerulean, l’immeuble Department Store Tokyu au dessus de la gare de Shibuya et Mark City juste à côté. En face de la gare, j’ai assez souvent pris en photo, notamment en cours de construction, le nouvel immeuble Hikarie construit au dessus de la station de la ligne Fukutoshin, que l’on doit à Tadao Ando. Tokyu gère également Bunkamura composé de salle de concert, théâtre et musée (une architecture en collaboration avec le francais Jean Michel Vilmotte) et la tour 109 (par l’architecte Minoru Takeyama). Il y a quelques autres immeubles dans le « parc » Tokyu comme on peut le voir sur la carte ci-dessous.

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Le renouvellement du paysage urbain au centre de Shibuya a donc démarré avec la ligne Fukutoshin et la gare de métro correspondante, juste au dessous de la tour Hikarie terminée en avril 2012. L’étape suivante a été la mise en souterrain de la ligne Toyoko en mars 2013. Cette ligne passe désormais sous terre à partir de la station de Daikanyama et n’emprunte plus une voie ferrée suspendue. La suite du renouveau de la gare de Shibuya passe par 3 projets de re-développement de grande envergure: le re-développement de la station de Shibuya, celui de la zone sud de la station (le district 21 de Shibuya 3-chome) et la zone de Dogenzaka.

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Le développement urbain de la station de Shibuya est le plus important et se compose de 3 tours adjacentes et d’un réaménagement de la place de Hachiko donnant sur le grand carrefour de Shibuya. La plus haute tour, la tour Est de 46 étages, fera face à Hikarie et sera relié par le passage piéton existant (nouvellement construit d’ailleurs). Les deux autres tours reliés sont de tailles plus modestes, 10 étages pour la tour centrale et 13 étages pour la tour Ouest.

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La construction démarrera en 2013 pour une ouverture prévue en 2020 (grande tour Est) et 2027 (tour centrale et Ouest). Je me demande d’ailleurs si ce planning tout en longueur sera respecté, considérant les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. On trouvera dans ces tours reliées à la station, des bureaux, magasins, parking… Rénover cette vieille station de Shibuya, en améliorer les connexions et le réseau piéton, fera très certainement beaucoup de bien. On ne peut pas dire que l’immeuble Tokyu existant possède un cachet ou un intérêt particulier, ou que les différentes lignes de métro/train (Ginza, JR Yamanote, Toyoko, Fukutoshin) soient particulièrement bien interconnectées. Je crois comprendre que Tokyu et JR East feront appel à Kengo Kuma pour la conception d’une partie de ce re-développement (les bas étages) ainsi qu’à SANAA pour le design d’un espace ouvert vers l’extérieur au 4ème étage. Kengo Kuma était d’ailleurs déjà intervenu sur la rénovation d’une façade de la gare actuelle de Shibuya. A suivre, mais on a de toute façon quelques années devant nous avant de voir aboutir ce grand projet.

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La deuxième grande partie de ce projet est le re-développment de la partie Sud de la station de Shibuya, actuellement accessible depuis une petite rue parallèle à la rue Meiji après avoir traversé la petite rivière bétonnée de Shibuya. Sur le plan ci-dessous, il s’agit du District 21 de Shibuya 3-chome, situé entre la rue Meiji et la ligne JR Yamanote.

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Pas forcément facile de se représenter ce grand ensemble. J’ai essayé sur la carte google ci-dessous de replacer les pièces du nouveau puzzle à construire.

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La nouvelle tour au Sud de la station de Shibuya fera 33 étages et se composera de bureaux, magasins, un hôtel et parkings. La construction commencera également en 2013 pour se terminer plus tôt que le reste de la station, en 2017. Cette tour et le réaménagement des alentours ont pour but de re-dynamiser cette partie de Shibuya, coupée du reste de la station par la route 246 et la rue Meiji. Rétablir cette connexion est apparemment un des buts de ce re-développement. Un point assez intéressant est la réhabilitation d’une partie de la rivière de Shibuya en bas de la tour en une zone de promenade verte. On a du mal à imaginer, en pensant à l’état actuel de cette rivière de béton comment Tokyu va rendre cet espace agréable, mais je demande à voir. Ce travail de réaménagement de la rivière de Shibuya me rappelle l’étude Tokyo Fibercity 2050 de Hidetoshi Ohno, qui tentait de redonner des zones vertes à Tokyo. Sur la proposition de Fibercity 2050, la petite rivière de Shibuya était entourée d’arbustes, avec un réseau de passerelles piétonnes croisées au dessus. Le projet de Tokyu semble moins complexe et plus classique, peut être un peu plus dans le style de la rivière de Meguro.

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La troisième et dernière partie de ce projet est le re-dévelopmment de Dogenzaka 1-chome, où se trouve le Tokyu Plaza, séparé de la station de Shibuya par une partie de la station de bus.

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En fait, en repensant à ce projet gigantesque, ce qui m’intrigue le plus, c’est la manière dont ils vont réaménager la rivière de Shibuya. Dans le centre de Tokyo, les petites rivières ont tendance à être bétonnées et même à disparaître. C’est le cas par exemple de la rivière Imorikawa qui part de Aoyama Gakuin, près de Omotesando, pour redescendre vers la rivière de Shibuya au niveau de la rue Meiji à Hiroo 1-chome. En me promenant à Hiroo, j’avais été intrigué par une petite rue cachée en bas d’un escalier au nom de rivière (Imorikawa donc). Après quelques recherches, cette petite rue était autrefois une rivière, avant l’ère des Tokugawa. On trouve même des sites internet qui retracent en photos le tracé de cette rivière en donnant des indices de sa présence passée. Ce sont des chasseurs de rivières perdues, et c’est assez fascinant.

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Sur le modèle du billet SUN/MOON du mois de mai 2011, je continue ces séries de photographies avec un mélange de thèmes sans liens directs. Il s’agit cette fois-ci de séries de 12 photographies en 4 épisodes. Entre la roche et la lune, les photographies nous montrent dans l’ordre: la sphère de métal du building Fuji Television par Kenzo Tange, une partie de temple à Ueno près de Yanaka, une baleine à l’entrée du Musée National d’Histoire Naturelle à Ueno, le Rainbow Bridge vu depuis Odaiba, un détail de décoration d’une sorte de mikoshi artistique pour le matsuri de l’école national des Beaux Arts de Tokyo, le plafond au centre de la sphère du Fuji Television Building, un soleil couchant sur le palais impérial, le Harumi passenger ship terminal par l’architecte Minoru Takeyama (1991), une façade de l’immeuble Prada à Ometesando par Herzog et De Meuron et finalement une vue perdue vers Ebisu.

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