made in tokyo

花 // Chelsea Garden Hiroo

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Petite baisse de régime en ce moment sur le blog, principalement due au fait que mon iMac est en rade en ce moment en raison d’un problème de carte graphique (j’ai 5 superbes barres verticales assez large de couleur rose sur l’écran). Il ne démarre plus en mode normal, mais fonctionne en safe mode (avec les 5 barres de couleur quand même). Je survis donc en safe mode jusqu’à ce que je trouve le temps d’appeler le support Apple en semaine (pas gagné). Il s’agit de survie car le safe mode est en fait assez limité, la video ne fonctionne pas, pas de Aperture, de Time capsule, de synchro iTunes non plus … Bref, il faut que j’appelle le support (au moins pour qu’ils me donnent le coût de réparation). Mais bon, à part le traitement de photographies, j’ai finalement assez peu besoin du iMac, surtout depuis que Mari s’est procuré un iPhone 5s.

En attendant, quelques photos d’architecture à Hiroo avec le Chelsea Garden de MTA Makoto Takahashi Architect.

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花 // Go-Sees Hiroo

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Après une fleur, l’architecture de Jun Aoki, un bloc monolithique noir à Hiroo appelé Go Sees. Il s’agit apparemment d’un studio pour photographes (de mode peut être). Sur le flanc gauche du building, un long et étroit escalier descend vers le sous-sol. J’aime assez la manière dont les deux murs, celui du building et celui de béton à côté s’appuient l’un sur l’autre avec une série de blocs blancs.

Il y a quelques semaines, une journaliste me contacte par l’intermédiaire de ce blog. Elle prépare une série d’émissions sur le Japon pour NRJ12, dont une couvrant l’architecture de Tokyo. Je donne quelques pistes avec une liste d’architectes et de bâtiments intéressants. Ce sont toutes des maisons individuelles construites pour la plupart sur des espaces très réduits, et dans des zones résidentielles très denses par des architectes japonais. Les maisons peuvent être assez souvent fermées sur l’extérieur (pour se protéger de la proximité du voisinage) mais très ouvertes à l’intérieur (avec des étages souvent interconnectées pour regagner une sensation d’espace). C’est un type de design à la recherche d’espace sur de petits terrains avec très souvent des teintes blanches, qui sont assez typiques des créations d’architectes ces dernières années.

1. Sou Fujimoto: Tokyo Apartment, House H, House NA
2. Atelier Tekuto: Reflection of mineral, Monoclinic, Lucky Drops
3. Appollo Architects: SIGN, LATTICE
4. Unemori Architect: Small House
5. Makoto Takei + Chie Nabeshima / TNA: Mosaic House
6. Atelier Bow-Wow: Sway House
7. Architecton / Akira Yoneda: White Base, HP
8. Junichi Sanpei ALX: On the cherry blossom house, Sorte
9. Atelier Takuo Iizuka: House with no Kitchen
10. Mount Fuji Architects: Sakura

Je ne sais pas ce qui adviendra de mes recommandations donc en attendant je les garde en mémoire sur ce billet.

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ROCK/MOON (4)

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Dix photos encadrées par la pierre de lune viennent terminer cette petite série de quatre épisodes. On est toujours dans cette série à Odaiba, Ueno, Ebisu, Harumi, Aoyama et Tokyo Station. J’ai fait une petite pause photographique depuis cette série.

Quelques mois après Exai, Autechre nous fait le plaisir de sortir un nouvel EP, intitulé L-event. Les morceaux sont superbes et dans la lignée de Exai. J’écoute assez souvent Exai et c’est bien de pouvoir étendre son écoute avec ce nouvel EP L-event. Comme toujours avec Autechre, la musique électronique qu’ils nous proposent est sans compromis et vient titiller les parties inutilisées du cerveau (du moins c’est l’impression improbable que ça me donne). Dans un style et registre émotionnel totalement différent mais également électronique, j’aime beaucoup le travail musical de Hiroshi Watanabe sous son nom de scène Kaito. Je pioche dans les morceaux des disques qu’il a sorti ces dernières années dont le dernier en octobre 2013: Sky is the limit (sur Until the end of time), We are living here et Rainbow circules (sur Trust), Hundred million lightyears et Natural source (sur A hundred million light years), ou encore Isolated Soul (sous le EP du même nom et sous son patronyme). La composition des morceaux est relativement simple et reposante par rapport à Autechre bien que très rythmée. J’aime beaucoup le rythme des morceaux en fait, ainsi que le côté mélancolique. Mon impression contraste assez avec les représentations qu’il donne sur les pochettes des disques, avec en photo son fils très probablement (appelé Kaito j’imagine). En écoutant ces morceaux, me reviennent des images du Tokyo d’il y a quinze ans que je découvrais les premières années. Je ne sais pas vraiment pourquoi ces images me reviennent, mais peut être que cette musique pousse au souvenir et à la réflexion, et s’adapte bien à la promenade urbaine.

Vendredi soir dernier, j’ai assisté à la projection du film « Le Monde après Fukushima » de Kenichi Watanabe et à une lecture d’extraits de « Fukushima, récit d’un désastre » par son auteur Michaël Ferrier. Souvenez vous, il m’avait envoyé ce livre il y a quelques mois et informé de cet évènement à l’Institut Français de Tokyo dans la série Feuilles d’automne 2013, il y a quelques semaines. Ce type d’événements et de rencontres est très enrichissant, dans un environnement qui m’est en fait assez peu familier. En rentrant le soir, la boîte aux lettres me gardait au chaud « La ville est un rêve », aux éditions Katatsumuri, dont je vous parlais il y a quelques billets. Ce bel ouvrage ainsi que la rencontre de ce vendredi m’ont redonné l’envie et le besoin de me remettre au travail sur un photobook. J’aimerais y mettre plus de textes, mais je vais certainement devoir me faire une raison.

C’est amusant et même surprenant qu’on me prenne assez régulièrement pour un architecte ou pour un photographe. Il est vrai que je ne parle jamais de ma profession sur ce blog car je pose volontairement une séparation forte entre mon activité professionnelle et celle que l’on peut voir sur ce blog, qui n’est pas non plus une représentation complète de mes activités personnelles. Je relis d’ailleurs assez souvent une série de commentaires que j’avais reçu en janvier 2009 qui abordait cette réflexion et évoquait Made in Tokyo comme un blog-concept. Ceci dit, on m’a proposé d’être référencé dans un dictionnaire en construction: le « Dictionnaire mondial des photographes d’architecture » initié par un historien de l’architecture et professeur de l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. D’abord surpris par cette demande – être un professionnel de la photographie ou de l’architecture n’est apparemment pas une condition nécessaire pour figurer dans cet ouvrage – je me suis donc plié à l’exercice en proposant un texte pour mon entrée dans le dictionnaire (j’ai d’ailleurs mis à jour la page A propos de ce site avec quelques éléments de ce texte). C’est toujours intéressant de préparer ce genre de textes qui permettent de prendre du recul et de s’interroger sur ses influences et approches. Certains commentaires sur le blog me posent également parfois ce type de questions constructives, qui aident à avancer. Et pour le dictionnaire, on verra bien ce que ça donne mais je suis déjà content qu’on me l’ai proposé.

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