Made In Tokyo

ascension vers les nuages métalliques du forum

IMG_5894m

IMG_5908m

IMG_5912m

IMG_5916m

IMG_5919m

IMG_5922m

Le Tokyo International Forum près de la gare de Yurakucho possède vraiment une architecture particulière. Il a été conçu en 1997 par l’architecte américain Rafael Viñoly. Les formes de ce forum ont été sélectionnées suite à un concours international organisé en 1987 et réunissant 395 propositions de design. Je suis souvent passé près de ce bâtiment et fait le tour des premiers étages, mais je ne m’étais jamais aventuré jusqu’au dernier étage de l’édifice juste en dessous de la toiture métallique courbée, qui me fait penser vaguement à un grand nuage. On monte les étages doucement sur les pentes inclinées des passerelles se joignant à certains endroits du parcours. Marcher sur ces passerelles donnent une drôle impression de vertige. Bien que les passerelles soient bien protégées par des vitrages, elles semblent retenues en l’air par un fil.

0

No more running says my mind

IMG_5793m

IMG_5804m

IMG_5807m

IMG_5822m

IMG_5832m

IMG_5813m

IMG_5837m

IMG_5839m

IMG_5840m

IMG_5629m

Je marche beaucoup ces derniers temps le week end et j’ai repris goût au Reflex que j’utilise de plus en plus au détriment d’Instagram que je mets un peu de côté. Je marche vers des lieux connus que je n’avais pas parcouru depuis très longtemps. Il y a quelques semaines, je pars tôt le matin vers le quartier de Maruyama-cho. Beaucoup de jeunes personnes sortent des hôtels pas chers de ce quartier. Je me suis donné pour but de retrouver le bâtiment en grain de riz, le Natural Ellipse de Masaki Endoh. Je peine un peu à le retrouver au début et je le crois même disparu. Le grain de riz aurait il été avalé par l’urbanisme grouillant ambiant. Eh bien, non, je finis par l’apercevoir au coin d’une rue. Par rapport à la dernière fois, il y a 8 ans, il n’a pas été dégradé et le blanc des murs résiste assez bien. Il a été repeint, très certainement.

Ma promenade à Shibuya m’amène devant d’autres façades, parfois hermétiques comme celles de béton d’une maison individuelle. La première photo montre un koban, un poste de police de quartier. Ce koban de Shibuya est un classique et nombreuses sont les « boîtes » de police qui nous montrent des formes intéressantes, comme le celui du parc de Ueno par Tetsuro Kurokawa. Celui de Shibuya, à Udagawa-Cho sur la photo ci-dessus est de l’architecte Edward Suzuki.

Les autres photographies mélangent les lieux, de Nishi Shinjuku à Odaiba, en revenant au complexe Rise de Futago Tamagawa sur la sixième photo. J’aime beaucoup la petite terre de verdure, installé au rez de chaussée de l’immeuble du Park Hyatt par Kenzo Tange. Cette petite terre semble bien paisible et à l’abris des tracas.

0

どこかに夢を見に行こうか

IMG_1061m

IMG_1026m

IMG_1030m

IMG_1027m

IMG_1033m

IMG_1040m

IMG_1048m

IMG_1049m

IMG_1051m

IMG_1056m

IMG_1031m

IMG_1058m

Cette série de photographies publiées dans un premier temps sur Instagram nous amène d’abord sur la plage de Hayama jusqu’en fin de journée. Au milieu du billet, une boîte étrange s’entrouvre. On l’a trouve en face du bâtiment aux facettes de verre de Prada. Les architectes de ces deux oeuvres d’architecture sont Herzog et De Meuron. La boîte sert la marque Miu Miu, d’ailleurs affiliée à la grande soeur Prada.

En déroulant un peu plus les photos, on arrive à Futago Tamagawa. Un nouveau centre commercial appelé Rise vient d’ouvrir en mai près de la station, accompagné de terrasses et d’un parc pas très loin. L’endroit est assez agréable car très ouvert mais la foule est presque insupportable malheureusement. A l’intérieur du centre commercial, un trouve un Tsutaya, qui comme à Daikanyama, vient s’associer à d’autres marques. Alors que le Tsutaya de Daikanyama fait collaboration avec Starbucks Coffee, principalement, celui de Futago Tamagawa pousse plus loin le concept en s’associant avec la marque de meuble Arflex et avec un vendeur de plantes d’intérieur. C’est une très bonne idée d’ailleurs, les plantes, car elles viennent décorer tout le magasin qui devient un espèce de grand salon avec des étagères de livres (Tsutaya oblige). Le concept va un peu trop loin, par contre, car cette fois-ci Tsutaya vend aussi de l’électroménager et des appareils électroniques sous le nom Tsutaya Electrics. Je dis trop loin, car j’ai l’impression que les vendeurs n’ont aucune expertise sur le sujet et sur les articles vendus. Je n’ai par exemple pas reçu beaucoup de conseils pour mon potentiel achat de disque dur et j’ai donc passé mon chemin. Je parle de disque dur, car avec 800GB de photos, mon iMac commence à peiner.

Je reviendrais sur ce concept en photos un peu plus tard, mais pour l’instant je me contente d’une photo de l’intérieur avec des luminaires en formes de sphères et une autre photo d’un petit robot blanc parlant aux enfants. On commence à le voir à plusieurs endroits dans Tokyo. La première photo représente un bâtiment à Futago Tamagawa également. Je ne connais pas l’architecte. J’aime bien ces couleurs et lignes obliques. Et pour le reste, le rêve nous amène en un clin d’oeil en d’autres lieux venant se mélanger à l’ensemble.

0

Can’t you see the walls are closing in

IMG_5794m

IMG_5798m

IMG_5799m

IMG_5800m

Après quelques années, je repasse dans ce quartier de Shibuya pour constater de l’état des fresques murales que j’avais pris en photos en 2007. Je ne sais pas combien de temps va survivre ce vieil immeuble rougeâtre à Udagawa-Cho sur la première photo, mais je ne lui prédis pas de longues années. Derrière cet immeuble en remontant un peu la rue, je revois la même longue fresque murale prise en photo à l’époque (Street Art 1 et Street Art 3), mais désormais recouverte en partie pas d’autres graffiti sans intérêt, ce qui est bien dommage, mais c’est la loi de la jungle dans ce mini-quartier « préservé » des graffeurs.

Musicalement, je n’étais pas parti à la recherche de nouvelles musiques depuis longtemps et ça fait du bien de s’y remettre un peu. Ce ne sont pas vraiment de nouvelles découvertes, mais je redécouvre Moderat avec un morceau de leur album II intitulé Bad Kingdom et Ultraίsta avec le morceau Bad Insect, deux très beaux morceaux que j’écoute sans fin en ce moment. Je continue avec un morceau encore plus particulier de Holden The Inheritors qui a un petit côté Autechre par la désynchronisation des sons qui tendent vers une harmonie qu’ils n’atteignent pas complêtement (V-proc de Autechre sur Draft 7.30 comme référence dans le domaine). Je continue avec un morceau électronique plus classique Zoetrope par Kings of the Mountains. Et pour terminer, et en plus calme, j’aime beaucoup le morceau électro japonais et la vidéo de Young Juvenile Youth (YJY) intitulé Animation. En faisant quelques recherches, il s’agit au chant de la soeur de l’acteur Shota Matsuda et donc fille de l’acteur Yusaku Matsuda que l’on pouvait voir dans le rôle de Sato dans le film Black Rain de Ridley Scott (que j’ai vu il y a pas longtemps d’ailleurs). Yusaku Matsuda est d’ailleurs mort jeune à l’âge de 40 ans et je découvre avec surprise qu’il est enterré dans le même cimetière que le père de Mari à Nishitama Reien près de Fussa et du mont Takao.

0

The sea is a good place to think of the future

IMG_5672m

IMG_5656m

IMG_5681m

IMG_5666m

IMG_5683m

IMG_5700m

Le futur ne change pas, mais le bord de mer du Shonan du côté de Hayama évolue petit à petit. C’est un village au bord d’océan riche en maisons secondaires. On y voit quelques belles maisons individuelles et la plus remarquable est celle dessinée par Kazuyo Sejima à l’entrée du sanctuaire de Morito. On reconnait tout de suite le style de Sejima par la finesse des façades et l’omniprésence des vitrages. L’inconvénient évident est que cette maison se trouvant sur l’allée menant au sanctuaire se situe donc sur un chemin très fréquenté. Les propriétaires se protègent par conséquent de l’extérieur par des nappes de rideaux. Cela va un peu à l’encontre du concept d’ouverture sur la rue de ce style d’architecture. Entre ce modèle d’habitation et celui, fermé sur l’extérieur de la deuxième et surtout quatrième photo, il y a certainement un juste milieu. On reverrait de cette maison de Sejima tout près du bord de l’océan.

Sur la plage à Hayama, l’eau est encore froide mais ça n’empêche pas d’y tremper les pieds et de compter les vagues. Il ne me reste cependant qu’une très vague idée du décompte final et du résultats des mes réflexions sur le futur en regardant au loin l’horizon. Cet après midi à Hayama fut une très agréable conclusion de cette Golden Week 2015.

2

We used to look up at the sky and wonder at our place in the stars

IMG_0979m

IMG_0983m

IMG_0988m

IMG_0991m

IMG_0992m

IMG_0995m

IMG_0996m

IMG_1003m

Jouer au football en haut des immeubles. C’est une drôle d’impression de découvrir ce terrain de Futsal en haut du Department Store Tokyu à Shibuya. On aperçoit les panneaux publicitaires en haut des immeubles aux alentours. Le terrain est bien protégé dans une cage de filets pour éviter qu’un tir de champion un peu trop puissant n’amène le ballon de Futsal jusqu’au carrefour de Shibuya.

Il fait beau en ce début de Golden Week comme ce soleil transformé en fleur dans la pièce en tatami de la grand mère de Mari à Kichijoji. Il y a foule au parc Inokashira et beaucoup d’enfants viennent s’entrainer aux barres fixes. Comme tous les week-ends et jours fériés, les boutiques portables d’artistes en devenir s’installent autour de l’étroite allée principale du parc. Je pense à chaque fois que je devrais amener mes dessins pour les montrer aux passants dans le parc. A vrai dire, je n’ai jamais vu un promeneur faire un achat d’objets ou de dessins. J’ai l’impression que ces étalages éphémères font plus partie du décor et de l’ambiance.

Autour du parc, on trouve quelques belles maisons sur des terrains assez grands, qui n’ont pas subit de découpage en petites parcelles. J’avais remarqué il y a quelques mois la construction d’une grande « villa » par l’architecte Edward Suzuki. Elle est maintenant terminée et on peut la voir sur le site de l’architecte sous le nom A “Villa” in the heart of Tokyo. De l’extérieur, on aperçoit une façade de grands panneaux courbes et non translucides qui vient protéger des regards indiscrets.

Partons ensuite de l’autre côté de Tokyo, vers la baie, sur les terrains gagnées sur la mer. Deux photos montrent les formes futuristes de Miraikan qui semblent extraites d’un navire spatial nous amenant vers les étoiles. On imagine en regardant le ciel, quelle pourrait être notre place dans les étoiles. Le Hall Miraikan nous propose en fait l’inverse, car on peut s’allonger à l’intérieur pour regarder une représentation de la Terre, une sphère en hauteur avec une surface terrestre en impression digitale.

La dernière photographie de cette série revient sur une mega-structure montrée sur ce blog il y a plus de 2 ans. Je l’associe à un cadre dessiné en format A3. Comme sur les deux derniers dessins, je mélange feutres Copic et crayons pour la mise en couleur. Je pense continuer encore un peu dans cette direction en reprenant mes compositions graphiques pour les placer dans un nouvel univers.

0

Let’s run away somewhere. Anywhere. Just the farther the better.

IMG_0927m

IMG_0928m

IMG_0929m

IMG_0883m

IMG_0884m

IMG_0859m

IMG_0918m

IMG_0955m

IMG_0957m

IMG_0951m

La Golden Week commence aujourd’hui mais nous restons sur place pour le moment. Tokyo devrait se vider un petit peu, la foule se presse pour le rush du départ vers le furusato, le village d’enfance et la maison des parents. Les photos ci-dessus sont prises ces dernières semaines. Le casque « kabuto » de Zoa est de sortie à la maison en attendant le jour des enfants. Sur les trois premières photos, le city hall de Fussa par Riken Yamamoto. Découvert par hazard, mais déjà vu il y a quelques années dans un magazine d’architecture. J’ai regretté de ne pas avoir amené mon reflex ce jour là. Nous allons un peu plus souvent voir des expositions en famille ces derniers temps. Les deux photos d’architecture miniature dans des verres proviennent de l’exposition « Measuring » au 21_21 Design Sight dans le bâtiment dessiné par Tadao Ando à côté de Tokyo Mid Town. Nous sommes également aller voir l’exposition photographique « Self Image » de Mika Ninagawa au Hara Museum. Son style aux couleurs extrêmement vives et saturées sont très reconnaissables. Je connaissais son travail sur les fleurs et des séries de photographies de célébrités « pop » japonaises, mais la plupart des photographies de cette série m’étaient inconnues. Je remercie une nouvelle fois DaNIel pour son billet sur Katatsumuri.fr concernant Made in Tokyo. Les interprétations faites de ce « blog » sont toujours très juste et contribuent à ma propre réflexion sur ce qu’est Made in Tokyo.

0