Made In Tokyo

en dents de scie

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Dimanche matin, on se décide soudainement à prendre la route pour les basses montagnes de Chiba. En passant par l’Aqualine, l’autoroute qui traverse la baie de Tokyo, on peut rejoindre Chiba en moins d’une heure en voiture. L’autoroute tracée dans les montagnes et forêts nous amène ensuite jusqu’à Nokogiri Yama, la montagne en dents de scie. Nous sommes au bord de l’océan pacifique, dans la chaleur et l’humidité du mois d’août. C’est un endroit assez particulier, car cette montagne fut autrefois une carrière de pierre, de la période Edo jusqu’aux années 1980. On pouvait y extraire la pierre de Awa. Lorsqu’on l’on grimpe la montagne à pied par les sentiers sinueux en pleine forêt, on tombe soudainement sur des flancs de montagnes découpés. C’est très étrange comme impression, et ça m’a fait penser à de l’architecture brutaliste. C’est un décor fascinant et assez mystérieux, parfois même inquiétant tant on se demande pourquoi ces formes particulières se creusent dans la montagne. En longeant les parois découpées, on peut rejoindre l’entrée d’un vaste temple perché sur la montagne, le Nihonji. Une gigantesque déesse Kannon nous attend, creusée dans la pierre. On a le sentiment d’être dans un endroit secret, mais il n’en est rien car un petit téléphérique permet aussi l’accès au temple. Nous avons choisi le chemin difficile en grimpant la montagne. Lorsque l’on monte encore un peu plus, on accède à un observatoire. Une des photographies ci-dessus montre un de ces lieux d’observation, nommé la « vue de l’enfer ». Le vertige m’empêche de m’approcher donc je le regarde de loin. Je tourne plutôt le regard vers l’océan, le petit village de pêcheurs en bas et au loin le Mont Fuji se révèle, protecteur.

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midnight is where the day begins

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J’écris ces quelques lignes de retour à Tokyo alors que les vacances en France paraissent déjà bien lointaines. Pour lutter contre la chaleur et la pluie des typhons en ce moment, ici, je me réfugie encore un peu un observant quelques photographies de Paris, des Sables d’Olonne au bord de l’Atlantique, et quelque part dans la campagne vendéenne. Zoa a apprécié ce voyage comme tous les ans et veut y retourner très vite. Nous sommes allés au musée du Louvres cette année pour lui faire découvrir. Je n’y étais pas allé depuis très longtemps également. A Paris, la ville est très ordonnée mais les rues sont sales. A Tokyo, les rues sont propres mais la ville est désordonnée. Chacune y trouve sont équilibre, on dirait. Aux Sables d’Olonne, on apprécie tout autant les plages encombrées que celles plus calmes de la côte sauvage. Sur les plages encombrées, on y construit ensemble, père et fils, une architecture de sable qui combat les éléments. L’océan aura toujours raison, mais on était bien décidé à faire de notre mur de sable, une muraille infranchissable. Le décalage horaire a été difficile cette année d’où le titre en décalage du temps.

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