éclats d’été

Je continue certains changements en ce qui concerne mes contributions sur les réseaux sociaux ou plateformes web 2.0. Après avoir supprimé mon compte Instagram, sans grand regret finalement, je viens de supprimer mon compte Tumblr. J’essaie en fait d’éviter de m’éparpiller sur le web, car finalement ce que je fais le mieux et ce qui est le plus productif en ce qui concerne le temps que je passe sur internet, ce sont les contributions que je fais sur ce blog. Je garde tout de même Twitter pour garder en mémoire de temps en temps certains liens vers des articles ou des pages internet ou vidéos intéressantes. Je me rends compte aussi qu’au fur et à mesure des années, j’avais ouvert des comptes sur diverses plateformes comme Pinterest, Vimeo, Bandcamp, Behance que j’ai peu utilisé. J’ai fermé tout ça pour faire une opération de nettoyage par le vide.

J’écoute beaucoup ces derniers jours le EP intitulé Love is Short du groupe féminin punk de Kyoto Otoboke Beaver おとぼけビ~バ~. Je connais déjà ce jeune groupe à l’énergie folle depuis l’écoute d’un autre morceau sorti il y a un peu plus d’un an et intitulé S’il Vous Plait シルブプレ, en français dans le texte mais avec un très fort accent japonais. Ce nouvel EP Love is short est composé de 3 morceaux ne totalisant que 5 minutes dont celui du titre de l’album Love Is Short ラブ・イズ・ショート. Le rythme des guitares est très rapide tout comme le chant de Accorinrin qui devient occasionnellement des cris dans une forme palpable de défoulement. Cette énergie de l’urgence somme toute aggressive dégage des pointes d’humour. Le dernier morceau excessivement court de 19s いけず ”ikezu” (Mean) fonctionne comme un coup de poing dans la figure, c’est d’ailleurs les images du clip en version animé apparemment innocent de Naoyuki Asano.

Les deux photographies ci-dessus sont prises à Daikanayama, il s’agit de l’immeuble APC de l’architecte français Paul Chemetov: le côté vitré donnant des reflets des éclats de l’été, et l’autre coté taggé sur le béton.

interlude estival français

Les vacances passent toujours trop vite surtout quand elles sont bien occupées en famille. Cette année, comme à notre habitude, nous avons passé quelques jours à Paris puis en Vendée et en Bretagne. Notre parcours à Paris nous fait passer par l’Arc de Triomphe, l’Opéra Garnier, quelques magasins comme le Printemps où nous déjeunerons sous une coupole de verre. Nous passons également comme tous les ans faire un tour au magasin Colette rue Saint Honoré, qui apparemment fermera ses portes en décembre 2017. A vrai dire, nous y allons toujours par curiosité mais je n’ai pas le souvenir d’avoir jamais été étonné ou attiré par les objets qui y sont proposés à la vente. Au deuxième étage, on pouvait y voir une Porsche Panamera coupée en quatre. Nous passons souvent devant l’Opéra Garnier mais je ne soupçonnais pas une telle richesse à l’intérieur tout en dorure. A vrai dire, bien que nous avions dans l’idée de ne pas visiter les endroits très fréquentés de Paris comme Le Louvre (qu’on a visité presqu’en entier l’année dernière), on finit quand même par y être attiré. Cette fois-ci, nous entrons à l’intérieur de Notre de Dame de Paris, après une petite file d’attente. Inconsciemment, depuis les divers événements parisiens récents, nous sommes beaucoup plus attentifs à ce que se passe autour de nous.

La deuxième partie des vacances nous amène chez mes parents en Vendée, notamment sur la côte atlantique aux Sables d’Olonne. Ces moments en famille sont bien agréables. Les balades à vélo sur les petits chemins le long de l’océan sont également très agréables, celles à cheval le sont beaucoup moins cette année, surtout quand des chiens viennent effrayer les chevaux qui se cabrent. Mari a fait les frais de deux chutes de cheval pendant une même balade, pour cette même raison, direction ensuite les urgences. Nous ne reviendrons pour sûr plus dans ce centre équestre qui s’avère être mal tenu. Ca n’a pourtant pas gâché nos vacances, ça aurait été dommage. Sur la plage des Sables d’Olonne, Zoa et moi nous mettons sérieusement à la construction d’édifices, de châteaux, de routes et de tunnels, tout un urbanisme éphémère qui sera tôt ou tard envahi par la marée montante. On attendra jusqu’à 7h30 du soir, mais les eaux montantes n’auront pas raison de nos constructions cette fois-ci.

La troisième partie du séjour nous amène en Bretagne, à Saint Malo tout d’abord. Je ne connaissais pas du tout cette ville fortifiée. Saint Malo est une ville particulière faite de pierre de granit gris. Une couleur très sobre, mais les rues de la ville sont très fleuries et animées, ce qui compense. Nous coucherons le soir dans une chambre d’hôte du petit village très charmant de Mont-Dol. Du haut du Mont, on en aperçoit un autre, le Mont Saint Michel que nous visiterons le jour suivant. L’approche du Mont Saint Michel est magnifique et majestueuse depuis le pont routier. L’abbaye en haut du mont est un mélange gothique et roman. On se demande comment elle a pu être construite sur ces hauteurs. Heureusement qu’il y avait des bâtisseurs un peu fous à ces époques pour nous laisser aujourd’hui un tel spectacle. Les rues étroites qui mènent à l’entrée de l’abbaye sont étroites et encombrées de magasins de souvenirs et de restaurants, mais le parcours reste praticable et agréable. Nous traverserons les pièces plutôt austères de l’abbaye jusqu’à la terrasse qui me donne le vertige. J’essaie de m’imaginer la vie des moines dans cette abbaye, mais la vie devait y être dure. Me reviennent en tête les images du Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud. Je le regarderais à mon retour à Tokyo.