une journée à Kobuchizawa: Misogi Jinja

La deuxième étape de notre journée à Kobuchizawa dans la préfecture de Yamanashi se passe dans un sanctuaire à quelques kilomètres seulement du musée Nakamura Keith Haring. Il s’agit du sanctuaire Misogi. Il est apparemment assez connu pour deux raisons singulières et sans aucun rapport avec le culte shintô qu’il représente. Tout d’abord, il avait fait les nouvelles télévisées il y a quelques temps quand la mère d’un des membres du groupe de pop japonaise appelé Yuzu a acquis les lieux. A vrai dire, je ne savais pas qu’on pouvait acquérir un sanctuaire de cette manière car à ma connaissance, ce genre de religieux et leurs administrations se transmettent de parents à enfants au Japon. Misogi jinja est également connu car il apparait dans une publicité assez récente pour l’opérateur de téléphonie AU. Il s’agit d’un des nombreux épisodes de la série Santaro 三太郎 en kimono avec les acteurs Shota Matsuda dans le rôle de Momotaro, Kenta Kiritani dans le rôle de Urashimataro et Gaku Hamada dans le rôle de Kintaro (mais malheureusement sans Kasumi Arimura, la princesse Kaguya, dans cet épisode). J’aime assez l’atmosphère de cette série montrant des lieux que l’on aurait envie de visiter, mais loin des touristes.

Ce ne sont bien entendu pas les raisons principales de l’intérêt de ce sanctuaire, mais plutôt l’organisation de ses espaces et sa situation dans un milieu naturel au bord d’une forêt. Il y avait peu de monde lors de notre visite ce qui rendait cet espace d’autant plus agréable. Le sanctuaire principal est posé sur une vaste cour de graviers blancs et ratissés, ce qui donne un joli contraste avec le bois des structures bâties. A côté du bâtiment principal et en contre-bas, une scène de théâtre Noh est aménagée sur un étang habité de carpes Koi très nombreuses et colorées. On peut s’asseoir sur l’herbe devant l’étang pour assister aux spectacles qui ont lieu sur cette scène pendant les périodes estivales. Ce doit être une bien belle expérience que d’assister à un spectacle Noh dans un tel cadre. On imagine les voix du théâtre Noh se mélanger avec les sons de la forêt et les visages masquées s’éclairer dans la nuit sous les feux de l’été. La scène du théâtre Noh est reliée par des ponts de bois qui interconnectent plusieurs autres dépendances placées sur l’eau et sur une pente de montagne. Les photographies que je prends de cet espace ne transmettent malheureusement pas très bien la qualité de l’ensemble et l’envie que l’on peut avoir d’y marcher. Avant de quitter le sanctuaire Misogi, nous donnons à manger aux carpes multicolores qui en redemandent. Je me demande d’ailleurs si j’ai déjà vu des carpes aussi colorées et aussi belles.

Il faudra reprendre la route vers 5h du soir, alors que le soleil commence déjà à se coucher. C’est à partir de ce moment là que la partie pénible de notre journée commence, avec des embouteillages monstres en chemin, au niveau du lac Sagamiko sur l’autoroute Chuo. Nous sommes bloqués pendant plusieurs heures. On de décide à sortir de l’autoroute pour aller diner, et pour laisser un peu de temps aux véhicules de se dégager. Mais lorsque nous reprenons la route, les bouchons persistent encore. Nous arriverons dans le centre de Tokyo vers 11h30 du soir. Il nous aura donc fallu environ 5 heures pour faire les 150 kilomètres environ séparant Tokyo de Kobuchizawa. Même sans parler des effets du retour du week-end de trois jours, les embouteillages sont très fréquents le dimanche soir sur les autoroutes Chuo (celle que l’on a emprunté) ou Tomei, en direction de Tokyo. Mais nous gardons cependant en tête de belles images de cette journée ensoleillée dans les montagnes des alpes du Sud.

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