soleil blanc et fantôme de jupiter

img_8471m

Une boule lumineuse en forme de soleil blanc est posée à plusieurs endroits dans le jardin extérieur du septième étage de la tour Shin-Marunouchi. je n’ai jamais vu la lumière s’échapper de ce soleil mais je l’imagine similaire à celle des petites lunes dans les jardins de Roppongi Hills.

img_8564m

La résidence sur cette photographie prise à Kitazawa est étrange. Elle ressemble à une forteresse avec peu d’ouvertures sur la rue. Un samedi matin, j’y trouve garée une vieille mercedes noire qui ne dépareille pas avec la résidence qui semble sans âge.

img_8587m

img_8589m

Les deux photographies ci-dessus montrent des oeuvres aperçues au musée de Roppongi Hills pour l’exposition « The Universe and Art« . L’oeuvre courbe est de Mariko Mori (fille de Mori, tiens donc) et le robot sexy est de Hajime Sorayama. J’aime toujours les expositions au Mori Art Museum, car on y trouve beaucoup d’installations et on sent qu’il y a des moyens derrière pour créer une exposition d’exception. Cette fois-ci, j’ai particulièrement apprécié les images de soleil de Brilliant Noise par Semiconductor, en immersion sur trois écrans avec des sons fascinants. L’installation immersive par Teamlab intitulée « Crows are Chased and the Chasing Crows are Destined to be Chased as well, Blossoming on Collision » était très prenante. On s’assoie au centre de la pièce pour regarder les traines lumineuses sur un fond cosmique noir. Il faut s’asseoir car on peut perdre l’équilibre parmi ces flux de lumière tourbillonants.

img_8597m

Vendredi et Samedi dernier, je recevais la visite de Frédéric qui faisait une escale de deux jours à Tokyo avant de rejoindre Nouméa pour y vivre. Cela faisait 14 ans qu’on ne s’était pas vu et les discussions de retrouvaille nous ont accompagné pendant de longues marches dans Tokyo, 40 kms à pieds sur 2 jours (les visiteurs de ce blog le savent peut être déjà, j’aime marcher dans les rues de Tokyo). Notre parcours nous fait passer par Asakusa, Ueno, Akihabara et la tour de Tokyo dont on aperçoit une vue sur la photographie ci-dessus.

img_8625m

img_8626m

img_8627m

Le deuxième jour de marche nous amène jusqu’à Meiji Jingu, histoire d’y voir quelques processions de mariages traditionnels en kimono. Je ne vais pas souvent à Meiji Jingu, mais l’endroit est agréable le matin quand il fait chaud et que l’on cherche un peu de fraicheur. Il y a beaucoup de touristes évidemment.

img_8633m

Nous redescendons ensuite de Meiji Jingu vers Harajuku, pour y voir la faune, celle de la rue Takeshita. On remarque que comme en France, les tatouages se répandent de plus en plus, comme sur le dos de la jeune fille de la photographie ci-dessus. Les tatouages sont encore interdits dans de nombreux endroits comme les piscines ou les salles de sport, mais cela va certainement changer avec le temps, j’imagine.

img_8635m

Nous marchons ensuite vers le centre de Shibuya pour revoir les panneaux lumineux du croisement. Je remarque cette photo de Utada Hikaru, un peu floue et en noir et blanc pour son dernier album à sortir à la fin du mois de septembre. L’utilisation du français me surprend un peu. Sheena Ringo utilise souvent le français pour les sous-titres de ses morceaux (bien que les morceaux soient en japonais voire en anglais) et il y a justement un duo des deux chanteuses sur cet album. Je n’apprécie pas tous les morceaux de Utada Hikaru ou de Sheena Ringo, mais je prête toujours une oreille attentive. J’aime d’ailleurs ce nouveau morceau du duo, intitulé 二時間だけのバカンス (des vacances de deux heures seulement) et notamment la vidéo rétro-futuriste avec Citroen DS volante et passage devant la grande tache rouge de Jupiter.

img_8639m

Pour terminer notre promenade de la journée, nous passons à Shimo-Kitazawa. J’y vais très souvent par la force des choses mais j’apprécie les petites rues encombrées de bric à brac. Les cafés de tous styles se développent beaucoup à Tokyo en ce moment, et on a la chance ce samedi de trouver une petite place sur une terrasse improvisée sur le maigre trottoir de la rue. Les rues sont de toute façon majoritairement piétonnes, pas vraiment en fait mais assez peu de voitures s’aventurent dans ces rues. On observe la foule des passants en buvant tranquillement notre café.

img_8659m

img_8702m

img_8719m

Ces dernières photographies sont prises en dehors de Tokyo, au sanctuaire de Aoki pour le matsuri d’automne. Comme tous les ans, on sort les mikoshi. Zoa participe à procession en portant avec d’autres enfants un mikoshi miniature. On y joue aussi du taiko devant le sanctuaire.

ROCK/MOON (2)

IMG_0653

IMG_0995

IMG_0914

IMG_0899

IMG_0578

IMG_0893

IMG_0852

IMG_0702

IMG_0587

IMG_0678

IMG_0607

IMG_0616

Dans ce deuxième épisode de la petite série serrée entre la roche et la lune, ou la pierre de lune, on trouvera dans l’ordre: la rue en pente Komazawa depuis le pont suspendu pour piétons de Shibuyabashi, l’arrière de maisons donnant sur une rivière à Tachiaigawa (au sud de Shinagawa), des enfants autour de bus miniatures, la façade du salon de thé Toraya à Akasaka, une autre vue sur le Harumi passenger ship terminal, des jets d’eau au parc de Ueno, une autre vue sur l’immeuble Fuji tv de Tange, un emblème de temple à Akasaka, des immeubles à Shimbashi près de Shiodome et la station de la ligne Yurikamome et pour terminer, une vue sur Roppongi Hills.

Côté musique alternative, je suis pris de passion ces derniers temps pour quelques morceaux de Grimes, trois morceaux de l’album Halfaxa de 2011: Weregild, Dream Fortress et My sister says the saddest things, et Crystal Ball sur le mini album Darkbloom de 2011 également. C’est une musique très particulière et il faut s’habituer au ton de voix de l’artiste canadienne Claire Boucher.

Fixed

Sur les deux dernières photos, mon nouveau vélo. J’avais assez envie de remplacer mon vieux petit vélo et j’ai assez vite trouver un modèle qui me plaisait chez F.I.G. Bike à Daikanyama. En se promenant dans les rues de Tokyo, j’avais remarqué, en regardant bien et surtout dernièrement, qu’un « assez grand » nombre de vélos sont à simple vitesse, mais je ne soupçonnais pas qu’ils étaient à pignon fixe. A vrai dire, je ne connaissais pas vraiment ce concept de pignon fixe, ou fixed gear, ou fixie, dérivé des vélos de piste. C’est à dire que la roue arrière est en lien constant avec le pédalier. On ne se repose jamais, car on n’a pas l’option de la roue libre. Même en descente, il faut pédaler. Théoriquement on peut faire une marche arrière ou freiner sans freins. Quitte à changer de vélo, autant essayer quelque chose de nouveau. Mon nouveau vélo de marque danoise Vivo, modèle Bellissimo modifié et distribué par Diatech est donc single speed fixed gear. C’est assez bizarre au début mais après une semaine je commence à prendre la machine en mains. Je commence à prendre le coup pour décélérer sans les freins mais il faut beaucoup anticiper. Enfin bon, j’utilise beaucoup les freins évidemment, mais le pignon fixe fait que l’on essaie de gérer son rythme en évitant d’accélérer comme un fou pour freiner brutalement. On anticipe beaucoup plus et c’est marrant comme ça ressemble beaucoup plus à de la conduite, c’est très plaisant.

Sinon, sur les autres photos, on reconnaîtra le 21_21 Design Sight, par Tadao Ando à Tokyo Mid-Town. C’était une journée très agréable le week end dernier. Zoa allait de sauts en sauts à Mid-Town et ensuite Roppongi Hills.

Stratosphere

Avec les structures en survol au dessus de Tokyo, je pense tenir une nouvelle série. Cette forme de sphère noire ci-dessus est certes plus abstraite que les compositions précédentes. Je joins le titre Stratosphere à un morceau d’électro des allemands de Digitalism. La forme noire se forme au dessus de Roppongi Hills et de la piste d’atterrissage du Sky Deck.

Maze of the hills

Vues sur des éléments de l’architecture de Kohn Pedersen Fox pour Roppongi Hills. Avec les deux photos cyclistes du billet précédent, ça faisait quelques temps que je n’avais pas mis en ligne des photos à l’état « naturel », c’est à dire sans une artillerie de modifications. Il faut dire que Roppongi Hills est déjà assez compliqué comme ça (dans la navigation), il n’y a pas vraiment besoin d’en rajouter.