Une série de photos prises à Shibuya-Ku avec un peu d’architecture à remarquer.
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なん階立て?
Dans cette nouvelle petite série, nous passons par le parc Shinjuku-gyoen pour un pique-nique en famille, par Marunouchi et quelques autres endroits par-ci par-là. Je suis allé à l’exposition à laquelle participait MP à Meguro, d’où la photo de l’hôtel Gajoen en passant et sous la pluie. Très belles photos présentées à l’exposition No Print, No Life à la galerie Cosmos. Ca faisait plaisir de voir celles de MP en version imprimée, dans un assez grand format. Il s’agissait de quelques photos de sa série à Moynaq. Musicalement, je suis plongé en ce moment dans l’electro assez « agressive » de Clark et j’aime beaucoup quelques morceaux comme Future Daniel, Growls Garden et des morceaux plus anciens et plus abstraits comme les magnifiques Herzog et Ted. Sur ma lancée, je pars vers du plus abstrait encore avec Autechre et le très beau morceau Rae sur LP5. Et pour ne pas rester sur de l’electro et revenir un peu sur de la musique rock tendance pop japonaise, je suis content de retrouver Tokyo Jihen sur un bon morceau The Reverberation. J’avais un peu délaissé le groupe ces dernières années car ils étaient partis vers une inspiration jazz qui me plaisait moyennement. Sur ce morceau, Shiina Ringo revient un peu vers ses premiers amours entendus sur ses albums solo et sur le premier de Tokyo Jihen. Au passage, un autre groupe japonais que je découvre au hasard de Ping, le réseau musical sur iTunes, Heavenstamp avec le morceau Hype. Mon profil sur Ping est à ce lien à propos.
Fixed
Sur les deux dernières photos, mon nouveau vélo. J’avais assez envie de remplacer mon vieux petit vélo et j’ai assez vite trouver un modèle qui me plaisait chez F.I.G. Bike à Daikanyama. En se promenant dans les rues de Tokyo, j’avais remarqué, en regardant bien et surtout dernièrement, qu’un « assez grand » nombre de vélos sont à simple vitesse, mais je ne soupçonnais pas qu’ils étaient à pignon fixe. A vrai dire, je ne connaissais pas vraiment ce concept de pignon fixe, ou fixed gear, ou fixie, dérivé des vélos de piste. C’est à dire que la roue arrière est en lien constant avec le pédalier. On ne se repose jamais, car on n’a pas l’option de la roue libre. Même en descente, il faut pédaler. Théoriquement on peut faire une marche arrière ou freiner sans freins. Quitte à changer de vélo, autant essayer quelque chose de nouveau. Mon nouveau vélo de marque danoise Vivo, modèle Bellissimo modifié et distribué par Diatech est donc single speed fixed gear. C’est assez bizarre au début mais après une semaine je commence à prendre la machine en mains. Je commence à prendre le coup pour décélérer sans les freins mais il faut beaucoup anticiper. Enfin bon, j’utilise beaucoup les freins évidemment, mais le pignon fixe fait que l’on essaie de gérer son rythme en évitant d’accélérer comme un fou pour freiner brutalement. On anticipe beaucoup plus et c’est marrant comme ça ressemble beaucoup plus à de la conduite, c’est très plaisant.
Sinon, sur les autres photos, on reconnaîtra le 21_21 Design Sight, par Tadao Ando à Tokyo Mid-Town. C’était une journée très agréable le week end dernier. Zoa allait de sauts en sauts à Mid-Town et ensuite Roppongi Hills.
From an empty road (2)
Ce deuxième billet est jumeau du premier, comme les deux petites filles sur l’avant dernière photo du premier billet. On revient en photos à Kamakurayama en partant d’une voie vide, celle de la rivière bétonnée de Shibuya. A Kamakurayama, juste à côté de Kamakura no ie, on trouve Wood Deck House par Tezuka Architects, une des premières maisons individuelles de ces deux architectes (si on en croit le website). Elle date de 1999. Masahiro Ikeda signe également cette maison mais je ne sais pas exactement quelle partie (la structure peut être). Pour Masahiro Ikeda, souvenez vous des formes du Natural Ellipse à Shibuya. Cette maison en bois est bien différente. C’est quand même amusant de faire des recherches sur internet, à partir d’une photo et d’un nom de lieu, on trouve toute sorte de liens avec des choses connues, des morceaux de puzzle qui se raccordent.
J’apprécie de plus en plus la vue horizontale. C’est en plus un exercice intéressant de se forcer à n’utiliser que ce format alors que mes automatismes vont plutôt vers le format vertical. Ca permet de voir un petit peu autrement, de repenser le cadre quand un sujet se prendrait plus naturellement à la verticale.
From an empty road (1)
Au démarrage d’une rue presque vide à Ebisu au début de la Golden Week, nous partons en quelques photos vers Kamakurayama. Au passage, un peu d’architecture, le Studio EBIS par Jun Suzuki à Ebisu et une maison en équilibre à Kamakurayama: Kamakurayama no ie, par Kimitsugu Sugihara. La maison suspendue a une belle vue sur la forêt des collines de Kamakurayama. Juste à coté, il y a Rai Tei, un restaurant de soba dans un parc naturel et autour une forêt de bambou.
Sakura +
La situation se stabilise mais les tremblements de terre sont toujours très présents. Télévision et téléphones portables nous envoient des alertes quelques secondes avant un nouveau tremblement de terre, on est assez rodé: casque pour Zoa, ouvrir la porte… Mais la vie a repris son cours. Zoa a commencé la maternelle depuis cette semaine. Il y avait des cerisiers en fleur dans la cour d’école. C’est le thème de ce billet, les sakura et ce qu’il y a autour. Les fleurs sont déjà envolées. Remarquez que je prends beaucoup de format horizontal ces derniers temps. On peut voir une version agrandie des photos en cliquant dessus comme d’habitude.
It once turned blue, orange and white
Ca fait quelques jours que je n’ai pas montré de nouvelles photos-compositions. On était en fait assez occupé ces derniers temps à la recherche de maternelle pour Zoa. En plus de cela, je me suis mis dans l’idée de commencer à réfléchir au nouveau photobook. Il n’y a pas à dire, ça me démange plus que jamais, mais j’essaie de freiner mon élan car je voudrais le publier sur Blurb en mars l’année prochaine. J’ai déjà une centaine de pages, mais je vais certainement faire quelques coupures au montage. Je pense que certaines compositions seront seulement sur le photobook. J’essaie également de créer pour ce photobook une articulation entre les différentes séries commencées ces derniers mois, pour obtenir un ensemble cohérent qui tend à raconter une histoire (en images et quelques titrages). Pas facile, mais j’aime beaucoup cet exercice.
A part ça côté musique, beaucoup de bonnes choses en ce moment et en vrac: j’aime décidément beaucoup l’efficacité l’electro allemande de Digitalism sur Blitz ou sur le plus pop pogo, la nouvelle version de Not in Love de Crystal Castles avec Robert Smith au chant, ou le remix par Germany Germany de Baptism des mêmes Crystal Castles, pour les voix féminines Undertow de Warpaint et Secrets de Silver Swans, le rock et les guitares de Les Savy Fav sur Let’s get out of here ou la folie musicale de Viernes sur Sinister Love.
Street diving
Alors que j’écoute le EP Morningrise (1991) de Slowdive, il me revient l’envie de faire du « shoegazing photographique ». Dans la lignée du Loveless de My Bloody Valentine, même époque, il y avait 20 ans en 1991, j’aime vraiment beaucoup cette ambiance, qui me donne une fois encore l’envie de voiler mes photos. Ces trois photos sont prises à l’intérieur de Shibuya pour les deux premières et le long d’une petite rue que je connais peu à Ebisu.

































































