made in tokyo

le vent entre les pylônes

Le vent passe par tous les recoins de la Ville, il ne laisse aucun endroit inhabité de sa présence le temps de quelques millièmes de secondes. On se mêle au vent pour parcourir l’espace, pour slalomer entre les pylônes, pour aller chercher en haut des immeubles une vue imprenable sur la Ville. Si on lui donnait une capacité photographique et que l’on enregistrait ses voyages incessants sur cassette, on serait pris d’un sentiment de vertige et de malaise. Le voyage n’est pas celui d’une rivière tranquille. On ne peut éviter les obstacles. On apprend son chemin en percutant les parois, les vitrages, les murs de béton, l’asphalte des routes, jusqu’à trouver une issue qui nous ramène vers le ciel. La seule prison qui nous empêche d’explorer plus en avant les territoires urbains, les profondeurs infinies de la Ville, est l’inspiration involontaire d’un habitant de cette Ville.

2

de shinjuku au cosmos

Après avoir dépassé en voiture la sortie Sud de la gare de Shinjuku, on aperçoit à l’horizon les trois tours de Shinjuku Park Tower conçues par Kenzo Tange en 1994 à Nishi Shinjuku. Les étages 39 à 52 sont occupées par le fameux hôtel Park Hyatt Tokyo, dans lequel Bill Murray et Scarlett Johansson passent la plupart de leur temps dans le film de Sofia Coppola Lost in Translation. Bien qu’il y ait un certain nombre de clichés, inévitable peut être pour un film étranger sur Tokyo, j’aime le revoir de temps en temps car il retranscrit bien la solitude de la découverte d’un nouveau monde, d’une nouvelle ville. Je repense à mes premiers mois à Tokyo. Bien que ce sentiment de solitude ait disparu pour moi depuis longtemps, j’aime bien le ressentir de temps en temps à travers ce film et la bande sonore bien choisie qui l’accompagne (Sometimes de My Bloody Valentine ou Alone in Kyoto de Air, entre autres).

Devant la sortie Sud de la gare, on a gagné du terrain sur la voie ferrée, ou plus précisément, on a construit au dessus de la voie férrée. Le nouveau complexe NEWoMan ouvert depuis quelques mois recouvre une partie du chemin de fer devant l’immense immeuble du Department Store Takashimaya.

Les cartes brodées ci-dessus étaient exposées sur les murs du café SUNDAY à Ikejiri. Une amie de Mari, Kei Takemura, les a créé et exposé dans ce café pendant trois mois. Nous nous y sommes rendus le dernier jour de l’exposition mais l’artiste n’était malheureusement pas sur Tokyo. Nous avons quand même profité du café à l’environnement bien agréable pour un déjeuner.

Une fois n’est pas coutume, je vais voir une spectacle théâtral un soir de semaine. Il s’agit d’une adaptation de Bio Hazard, le jeu vidéo Résident Evil de Capcom sorti sur Playstation en 1996. Je me souviens y avoir joué longuement pendant la nuit tout en me faisant peur, car on y parle de poisons et on y montre des zombies à tous les recoins de l’immense demeure du terrain de jeu. Le spectacle reprend quelques lignes du jeu vidéo, et la trame avec quelques rebondissements nous amène à suivre la dizaine de personnages à la recherche d’une sortie tout en essayant de percer les mystères de cette demeure où ils sont tous prisoniers. On apprendra assez vite que tout ceci est une expérience (d’où le sous-titre). J’y suis allé car je connais un des acteurs, IZAM (du groupe maintenant disparu de visual kei rock SHAZNA), car nos enfants sont dans le même classe. A la fin du spectacle, je me suis fait inviter dans les coulisses et IZAM m’a présenté rapidement l’acteur principal Ryusei Yokohama 横浜 流星 (en photo sur l’affiche du spectacle) car il est dans la même agence que Zoa. J’ai beaucoup aimé l’ambiance faite de musique assez effrayante et de passages de zombies dans la salle quand les lumières s’éteignent. Les acteurs parcourent également assez souvent les couloirs de la salle pendant le spectacle. Dans les coulisses, je n’ai par contre pas aperçu l’actrice principale, ex-AKB48, Mariko Shinoda 篠田 麻里子 qui partage l’affiche avec Ryusei Yokohama.

Le bâtiment ci-dessus a l’air inquiétant mais il n’en est rien. C’est un restaurant où l’on sert de l’anguille grillée. Autant ça ne me viendrait pas à l’idée de manger de l’anguille en France, autant j’adore l’anguille うなぎ au Japon. Nous y sommes allés en compagnie du couple Takagi, qui tenait auparavant une galerie à Azabu-juuban et que l’on n’a pas vu depuis au moins 5 ans. Le restaurant NODAIWA est en fait très réputé. On y sert de l’anguille grillée depuis 200 ans, dans un décor traditionnel donc. En fait, pour corriger un peu une de mes affirmations ci-dessus sur l’anguille en France, NODAIWA possède également une branche à Paris, rue Saint-Honoré. Comme quoi tout à-priori est discutable.

Entre le Salon du Chocolat à Tokyo et la Saint Valentin, les stands de chocolatiers se multiplient dans tous les Department Store de Tokyo. En photo ci-dessus, nous sommes à Ginza et ce chocolatier japonais nous amène dans le cosmos. Les grosses planètes sont en fait du chocolat et ils découpent des petits morceaux pour les proposer à la vente. C’est du plus bel effet.

Une fois n’est pas coutume (その二), je montre ci-dessus des photos prises avec un iPhone car je refais quelques essais de l’application Snapseed. Ce sont également les premières photos que je fais avec un iPhone 7ème génération. Je pense en poster de temps en temps, histoire de s’amuser avec les effets de cadrages de Snapseed.

0