un appel de la marche et des roches d’Islande

Une activité régulière de mes week-ends, surtout le samedi en fin d’après-midi, est de marcher pendant une ou deux heures dans les quartiers de Tokyo, pendant que Zoa suit son activité éducative du week-end. Je marche souvent dans le quartier de Meguro, comme je le mentionnais dans quelques billets précédents, et cet appel de la marche est irrésistible, toujours avec l’appareil photo à la main. L’inspiration n’est malheureusement pas toujours au rendez-vous et les photographies sont d’autant plus difficiles que la nuit tombe beaucoup plus tôt alors que l’été se termine. Ma marche, ce samedi m’amène vers des zones de barres d’immeubles blancs quelconques que je ne prendrais pas en photo et que je traverse en général au pas de course pour rejoindre des rues plus riches en détails et à l’architecture plus diverse.


Le numéro 73 du magazine +81 intitulé « Music Créatives Issue » nous présente le travail de plusieurs artistes d’arts graphiques au service d’une ou de plusieurs oeuvres musicales, notamment celles de quelques artistes que j’apprécie comme Radiohead, Sigur Rós ou encore Björk. J’avais un peu oublié la musique de Björk, alors que je la suivais avec beaucoup d’attention il y a plusieurs années aux débuts de sa carrière solo, de l’album Debut jusqu’à Homogenic. J’avais un peu décroché à partir de Vespertine, mais j’ai toujours eu une grande admiration pour l’originalité de cette artiste à la recherche de nouvelles musiques inexplorées ou de nouvelles associations de musiques.

J’avais pourtant pioché dans quelques albums plus récents de sa discographie comme Medúlla, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas écouté un nouvel album de Björk. En ce qui concerne Björk, cet article du magazine +81 est centré sur l’art graphique de l’album Vulnicura, dernier album sorti de l’artiste avant le prochain intitulé Utopia qui sortira en novembre de cette année.

L’article nous parle aussi des vidéos réalisées par Andrew Thomas Huang et Warren du Preez & Nick Thornton Jones accompagnant l’album. Ecouter et voir quelques morceaux sur youtube comme le mystérieux et assez inquiétant Notget ou le panoramique Stonemilker sur les roches d’Islande me replonge dans l’ambiance musicale de Björk et me donne envie de partir à l’écoute de cet album Vulnicura sorti en 2015. L’album est très beau et ne dépareille pas vraiment de l’univers si unique de Björk. Il y a beaucoup d’incursions électroniques, que l’on doit je pense à Arca, mélangées aux sonorités plus symphoniques. L’album dans son ensemble est riche en émotions et sombre, prenant pour thème la rupture avec son compagnon, l’artiste Matthew Barney. Ceci étant dit, je n’ai pas le souvenir d’un album particulièrement joyeux de Björk, mais peut être le prochain.

tout au long de la rivière Meguro

Marcher tout au long de la rivière Meguro est agréable si ce n’est l’odeur. Je ne vais donc pas la suivre en long mais plutôt traverser ses ponts tout en avançant dans les rues parallèles. Mon but est de rejoindre à pieds l’immeuble de Meguro Gajoen. Avec son format biseauté, sa dynamique élancée et sa piste d’atterrissage d’hélicoptères sur le toit, la tour Arco accolée à Meguro Gajoen se fait remarquer dans le quartier. Il s’agit d’une tour de bureaux. L’entrée de l’hôtel est également à ce niveau mais l’hôtel en lui-même se trouve derrière la tour Arco et son annexe, une tour similaire plus petite. Les parois dorées autour des fenêtres des chambres laissent deviner la grande richesse de l’intérieur. L’ensemble fut construit à la fin de la bulle économique et on reconnaît un certain excès, comme ça peut être également le cas pour l’hôtel Westin de Yebisu Garden Place dans un autre style. Visiter cet hôtel vaut le détour, ainsi que le bâtiment historique juste à côté, datant de 1928. En recherchant quelques images de l’hôtel Gajoen, je découvre un excellent blog Old Tokyo en anglais montrant des anciennes cartes postales du Japon, et montrant notamment les jardins et des vues de l’intérieur de l’hôtel historique à l’époque. C’est superbe, je vais très certainement parcourir ce blog et ses anciennes cartes postales un peu plus. Nous avons déjà visité l’intérieur de Gajoen il y a de cela quelques années et j’y suis retourné plus récemment, mais cette fois-ci, je me contente d’observer la tour Arco et les façades de l’hôtel depuis l’extérieur de l’autre côté de la rivière Meguro.

Pas très loin de l’hôtel et toujours le long de la rivière Meguro, je retrouve le terrain d’entraînement de golf, entouré d’un filet vert. La particularité de ce terrain est qu’il est placé au dessus d’un parking pour taxis. Si on regarde bien, dessous le filet, des rangées de taxis rouge-orange sont habilement stationnés. Dans un souci d’utilisation optimal de l’espace disponible, le terrain de golf et le parking pour taxi sont combinés l’un au dessus de l’autre. Les lecteurs fidèles de Made in Tokyo reconnaitront peut être cet endroit, car j’en ai déjà parlé il y a quelques années (il y a 10 ans pour être précis). Ce Golf Taxi Building est un des nombreux lieux atypiques présentés dans le petit livre jaune Made in Tokyo メイドイントーキョー de l’Atelier Bow Wow. A noter pour la petite histoire que le titre Made in Tokyo de ce blog ne provient pas de ce petit livre jaune d’architecture de l’Atelier Bow Wow, mais m’est venu à l’esprit après avoir vu le film de Fruit Chan intitulé Made in Hong Kong. Il faudrait d’ailleurs que je retrouve le DVD, quelque part dans mes étagères de films. ça remonte à une époque où le cinéma de Hong Kong m’attirait et me passionnait, notamment les films de Wong Kar-Wai comme Chungking Express et Fallen Angels.

Juste à côté du terrain d’entrainement de golf, mon regard photographique est attiré par une déchetterie de papier, notamment les blocs blancs compressés posés les uns sur les autres avec quelques papiers de couleur qui dépassent par-ci par-là. On dirait une composition volontaire. Je finis cette marche dans Meguro-Ku en m’éloignant de la rivière et en m’enfonçant une nouvelle fois dans les rues résidentielles. C’est encore une fois l’occasion de trouver des compositions urbaines et architecturales intéressantes, et il faut parfois réfléchir et tourner en rond avant de trouver un cadre de photographie satisfaisant. Dans les rues de Tokyo, il faut jouer avec le peu de recul dans les rues étroites. Je ne me lasse pas et je continuerais pendant encore quelques temps à montrer ces découvertes sur Made in Tokyo.

meg again but different place, somewhere close, somewhere we want to get lost

Avant de partir à la recherche de la maison Delta, je marche dans Meguro. Il est tôt le matin, vers 8h. Il y a peu de circulation dans les rues. Au croisement de la rue Meguro et de la rue Yamate, il y a un sanctuaire, celui de Otori 大鳥神社. Je suis passé maintes fois devant ce sanctuaire sans jamais y être entré. Il était recouvert d’un capuchon blanc comme une mariée en kimono. Dans la même rue, le vert criard de l’immeuble Barbizon 43 est très surprenant et se fait remarquer. Cette couleur inhabituelle recouvre toutes les parties en acier du building, notamment un ensemble de câbles qui semblent soutenir l’escalier extérieur de secours. Le design de l’ensemble est intéressant, mais j’ai quand même quelques doutes sur le choix de cette couleur verte pour s’allier au béton.

Je remonte ensuite la grande rue Meguro jusqu’à l’école Tama Daigaku Meguro High School. L’ensemble semble assez quelconque aux premiers abords, à part cette entrée composée de plusieurs piliers supportant des voutes et un bloc arrondie. C’est une association assez étonnante. Juste en face, de l’autre côté de la rue, cette étrange association de styles architecturaux semble également étonner un couple d’extraterrestres ouvrant de grands yeux. Ils sont rigolos tous les deux avec leur costume noir à poix et leur grosse tête ronde.

Je décide ensuite de m’éloigner de la grande artère et de m’engouffrer dans les petites rues résidentielles de Meguro-Ku. Au hasard des rues, je tombe sur une maison individuelle couverte d’une immense baie vitrée. Je connais ce bâtiment pour l’avoir vu dans un magazine d’architecture (Japan Architect certainement) et pour l’avoir pris en photo. Je me souviens qu’un lecteur de Made in Tokyo m’avait indiqué cette maison par email ou dans les commentaires. Ce genre de pistes est le bienvenue. En fait, en réfléchissant bien et en fouillant mes archives, je me remémore que cette maison s’appelle M3/KG par les architectes de Mount Fuji Architects Studio. Je ne suis plus trop sûr de l’avoir déjà pris en photo, c’est peut être la première fois que je passe dans ce quartier. J’ai l’impression que mes souvenirs se mélangent avec les éventuelles promenades virtuelles avec Google Street View que j’ai pu y faire. C’est un sentiment très étrange.

Dans la même rue et à quelques mètres seulement, on trouve deux autres maisons remarquables. Par les mêmes architectes que la maison Delta, Akira Yoneda de Architecton et Masahiro Ikeda, on découvre dans cette rue une maison blanche particulière avec un des murs biseauté de haut en bas. La rue est très étroite et je ne peux la prendre correctement en photographie. On peut entrevoir cependant l’espace biseauté qui permet de libérer un peu de place pour le parking de la voiture bleue. La maison s’appelle HP house. Dans l’autre sens et dans la même rue, un autre bâtiment est étonnant avec son mur noir courbé qui fait penser à une toiture qui rejoindrait le sol. A l’intérieur, il y a une boutique. Je pense que les propriétaires vivent à l’étage.

Pour terminer cette série et promenade matinale à Meguro, un autre étrange objet dans un parc. L’objet ressemble à des altères distordues. A côté, il a plusieurs terrains de tennis où se déroule un cours matinal. Les apprentis joueurs en tenue blanche sont debout en file indienne en attendant la balle jaune. Une envie de tennis me revient.

∆ (Delta) par Architecton

Je mentionnais dans un billet précédent que je recherchais une petite maison au murs d’argent dans le quartier de Meguro. Je l’ai finalement trouvé de bon matin, un samedi du mois d’août. Ce n’est pas une mince affaire que de partir à la recherche dans Tokyo de maisons individuelles vues dans des livres ou magazines d’architecture. Comme il s’agit de résidences privées, l’adresse des lieux n’est bien entendu mentionnée nul part. En l’occurence, j’avais repéré dans un article vu quelque part sur internet que cette maison à la couleur argent nommée Delta se trouvait quelque part dans Meguro-Ku. Mais Meguro-Ku est très grand et le seul moyen de la découvrir était de parcourir les rues à pied et de survoler le quartier en s’aidant de Google Maps à la recherche d’un point argenté qui m’indiquerait l’emplacement de cette maison. En quadrillant sur Google Maps les quartiers que je n’avais pas parcouru à pied au hasard des rues, je finis par découvrir une piste dans un recoin de Meguro. La petite taille du bâtiment n’aide pas à la découvrir et le quartier où elle se trouve n’a rien de remarquable. Il s’agit d’un quartier résidentiel comme on en trouve beaucoup à Tokyo ou dans sa banlieue. Google Street View évite également de passer devant la maison, peut être volontairement. Ce samedi matin, je pars donc vers Meguro, dans le doute d’y trouver ce que je recherche. Mais au détour d’une rue, une parois grise argentée se dévoile et les doutes s’estompent. J’ai bien trouvé la maison △ / デルタ (Delta) par les architectes Akira Yoneda de Architecton et Masahiro Ikeda (comme ingénieur de structure). L’extérieur nous laisse deviner que peu de choses sur l’organisation intérieure, qui semble bien entendu minuscule. Il y a assez peu d’ouvertures et on se demande même ou se trouve la porte d’entrée. On dirait un objet spatial non-identifié et hermétique. Delta date de 2006 et est extrêmement bien conservé. Aucune altération n’est visible, les parois apparaissent brillantes comme neuves.

meg

On Sundays ring road supermarket

An empowered and informed member of society

Fitter, happier, more productive

No longer afraid of the dark or midday shadows

Hole in the wall

No paranoia

Nothing so ridiculously teenage and desperate

No chance of escape

Sleeping well No bad dreams

Nothing so childish

Less chance of illness

Keep in contact with old friends Enjoy a drink now and then

J’amène mon petit carnet noir Moleskine avec moi tous les jours le week-end. Il est dans mon sac mais je ne l’utilise pas à chaque sortie. Il faut un moment seul, un moment d’attente propice et une inspiration d’écriture pour le sortir du sac et commencer à coucher sur papier ligné quelques mots qui engageront des phrases et qui mettront en forme quelques idées du moment.

je suis à Naka Meguro et il est presque 7h du soir. J’attends Zoa qui est au cours du soir. J’avais deux heures de libre pour marcher dans les rues de Meguro. Je recherchais une maison aux murs d’argent, mais je ne l’ai pas trouvé malheureusement. Je sais qu’elle se trouve quelque part près de Meguro, une petite maison individuelle qu’on peut voir quelques fois dans les livres d’architecture. J’ai beaucoup marché et je fatigue maintenant. Je m’arrête dans un café pour ouvrir mon carnet noir.

Pendant ma marche au hasard des rues de Meguro qui ressemblent à un labyrinthe, j’écoutais Biolay, La Superbe, puis Gainsbourg. Je n’écoute pratiquement jamais de musique francophone, mais allez savoir pourquoi, j’ai toujours été tenté d’écouter Benjamin Biolay sans jamais me lancer dans l’écoute, jusqu’à maintenant. A vrai dire, cet album est une révélation pour moi (un peu en retard certainement). Je ne soupçonnais pas une telle qualité d’écriture et de composition musicale, où chaque morceau est superbe avec une très bonne consistance de l’ensemble, ce qui est très fort pour un album aussi long. Je continuerais très certainement à écouter d’autres albums de Benjamin Biolay, mais dans la foulée de ma promenade dans les rues tokyoïtes, je me mets à écouter un long album best-of de Gainsbourg. Je n’ai pas non plus l’habitude d’écouter Gainsbourg mais l’envie m’est venu suite à l’écoute de Biolay. Il y a une certaine lignée entre les deux artistes, très certainement.

En cette journée de samedi, je me suis levé très tôt à 4h30 du matin. La lourde fatigue de la semaine écoulée m’a fait tomber de sommeil dès 22h le soir d’avant. Une des activités du samedi matin est de regarder les nouveaux épisodes de la saison 3 de Twin Peaks. Après 7 épisodes visionnés, on ne sait pas encore exactement dans quelle direction s’oriente la série, mais j’aime énormément cette ambiance si particulière et l’inattendu de chaque instant. Parfois, j’ai un peu l’impression que David Lynch s’amuse à nous faire tourner en rond et nous perdre dans les méandres de la série. Il y a une multitude d’histoires possibles en parallèle et on ne sait pas exactement lesquelles vont se développer, ou si chacune des histoires contribue à l’intrigue générale. Toujours est il que la formule fonctionne extrêmement bien car les scènes et les situations sont brillantes à tous moments. On ne souhaite pas qu’il y ait une fin à ces histoires. Tout cela me donne envie de revoir les saisons 1 et 2, mais je les ai déjà revu l’année dernière, ce qui était d’ailleurs bienvenu car la saison 3 n’est pas du tout indépendante des saisons précédentes et les liens sont multiples et omniprésents.

Mais je me suis levé très tôt ce samedi matin pour une autre raison. Ce matin à 8h20, j’avais rendez-vous à l’école de Zoa avec d’autres pères pour aller tondre la pelouse de l’école. C’est sur la base du volontariat et ce n’est d’ailleurs pas rare de mettre les parents à contribution dans les écoles privées japonaises. J’y vais assez volontiers en fait car j’aime me lever tôt même le week-end. Il y a quelques années, j’étais plutôt du soir, mais je suis désormais matinal. Parfois levé dès 5h ou 6h du matin le samedi ou le dimanche. J’aime ces moments où je suis le seul levé à la maison, et quand Tokyo n’est pas encore réveillé. Je sors en général quelques instants sur le balcon, j’écoute les bruits de pas des promeneurs de chiens, je scrute les environs et les immeubles sur le haut de la colline en face, près de l’hôpital. Nous ne sommes qu’au troisième étage mais les régulations urbaines imposent des bâtiments de quelques étages seulement dans le quartier. Sur le balcon, je suis au dessus de la cime des arbres et des immeubles voisins, ce qui donne une vue relativement dégagée.

A Naka Meguro ce soir, je suis assis sur une chaise haute qui donne directement sur la vitre extérieure du café. Je regarde les passants et ils sont nombreux lorsque l’on s’approche de la gare de train. Tout le monde semble affairé, peut être pour aller avec des amis au restaurant ce samedi soir ou peut être pour rentrer chez soi au pas de course pour s’écrouler sous la table basse devant la télé après une longue journée à servir des cafés dans un Starbucks quelconque. Il fait bon et même chaud dehors ce soir. J’aurais bien tenté la terrasse du café, mais les deux tables étaient pleines. Un géant assis à une des tables devant la vitre où je suis assis me cache la vue sur l’extérieur. Il décide enfin à se lever, mais en laissant son ordinateur portable sur la table ronde à l’extérieur. Etrange. Il entre à l’intérieur pour commander une autre boisson certainement. L’ordinateur est seul sur la table à l’extérieur à la merci du premier passant peu scrupuleux venu. Souvenons nous que nous sommes au Japon et que même à Tokyo, on peut laisser un objet de valeur sur une table sans se le faire voler. Le cas de ce soir me paraissait quand même un peu juste.

En étant assis ici à Naka Meguro, je me dis que le quartier est agréable et vivant. A l’époque où nous cherchions un appartement, nous avions considéré habiter à Naka Meguro. Lors de ma longue promenade de deux heures en cette fin d’après midi, je suis tombé par hasard sur une maison étroite de 3 étages que nous avions visité il y a plusieurs années. Elle est située près d’un petit parc mais complètement perdue dans un labyrinthe de ruelles résidentielles. Le quartier est relativement aisé et on peut voir par ci par là quelques belles maisons de béton, complètement fermées sur la rue et l’extérieur. Il y a certainement un jardin minimaliste à l’intérieur, renfermé par des murs de béton.

Au hasard des rues, mais assez près de la gare de Naka Meguro, je découvre une petite librairie de livres anciens qui s’appelle Dessin. Elle est petite mais agréable, je pense y revenir de temps en temps. On y vend le photobook Ravens de Masahisa Fukase. Je suis tenté mais il est cher, donc je vais passer mon tour jusqu’à la prochaine fois. Un peu plus loin, des affiches de OK Computer de Radiohead sont placardées sur une vitre d’un petit immeuble et me rappellent que la ré-édition OKNOTOK pour les 20 ans de OK Computer vient de sortir le 23 Juin. Je ne tarde pas trop à me le procurer car en plus de l’album original que j’ai dans ma discothèque personnelle depuis 1997, il y a un deuxième CD composés de B-sides et d’inédits. J’avais eu une période à vide avec Radiohead après Hail to the Thief, mais le dernier album du groupe A moon shaped pool m’a définitivement réconcilié avec l’atmosphère de Radiohead.

Les textes en dessous des photographies ainsi que les icônes noires sont tout droit sortis de l’imagerie et des paroles de l’album OK Computer. On peut trouver les icônes quelque part dans le labyrinthe du site internet OKNOTOK.

ENVOL (leave them all behind)

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Les plus observateurs auront certainement remarqué un petit changement sur les photographies du blog. Pour être plus précis, les dimensions des photographies sont légèrement augmentées pour passer de 900px de large vers 1000px. Le tout se ré-ajuste automatiquement pour ceux qui lisent et regardent Made in Tokyo sur un smartphone ou tablette. J’aurais voulu augmenter un peu plus encore la taille des photographies, mais 1000px me paraît un bon compromis pour l’instant. Il y a de cela quelques années, toutes les photographies étaient au format 600px, qui me paraît minuscule en y repensant maintenant.

Vendredi soir dernier, je mangeais avec Daniel de passage à Tokyo pour quelques semaines. Nous étions à Megutama, que je recommande encore et toujours pour les amateurs de livres de photographies. Les discussions avec Daniel me font toujours me poser de bonnes questions sur ce que je fais et comment faire évoluer tout cela. La mère de Mari en voyant quelques uns de mes 15 grands dessins de formes organiques et futuristes me demandent pourquoi je ne les présentent pas au monde (発表する), que je les expose. Mari me dit que je devrais essayer de les vendre encadrés. On a d’ailleurs fait quelques essais, mais plutôt pour exposer à la maison. Dans mon rêve, je ferais une exposition mélangeant dessins et photographies ou compositions photographiques, avec comme fond sonore quelques unes de mes créations musicales électroniques (attention, j’ai franchi le pas en achetant Logic Pro X sur iMac). Le tout, comme j’en parlais avec Daniel, est de trouver une ligne directrice qui unit tout cela. J’aime me dire que j’ai le temps d’y réfléchir.

En photographies ci-dessus, le robot de Tezuka, Atomu, posé en plein ENVOL par l’artiste français Invader sur un pont de chemin de fer JR à Shibuya, nous fait voyager vers différents lieux de Tokyo: L’hotel Meguro Gajoen sur les premières photographies, l’intérieur du musée NACT dessiné par feu Kisho Kurokawa, les rues de Shibuya et de Roppongi ensuite et pour terminer. Ca fait beaucoup de bien de voler avec Atomu au dessus des chaleurs qui envahissent Tokyo en ce début de mois de Juillet.