no skate on my car

Les quelques photographies de cette série sont prises à Aoyama et à Shimo Kitazawa. Ça faisait plusieurs mois que je ne m’étais pas promené dans les rues de Shimo Kitazawa et cette fois-ci, c’était avec Mari. L’objectif de notre visite à Shimo Kitazawa était d’aller vendre les vieux disques vinyles de Mari au Disk Union. Elle avait reçu la plupart de ces disques d’un de ses cousins, beaucoup de bandes originales de films des années 1980. Nous allons au Disk Union de Shimo Kitazawa, que je commence à bien connaître, pour voir s’ils peuvent nous les acheter à un bon prix. Nous leur laissons une cinquantaine de LPs vinyles et une centaine environ de EPs vinyles. Ils leur faudra malheureusement quelques jours avant de pouvoir nous donner un prix d’achat. On s’attend au pire de toute façon, malgré le certain regain d’intérêt pour le vintage ces derniers temps, surtout les vinyles et surtout à Shimo Kitazawa, un labyrinthe de magasins d’occasions en tous genres.

À Tokyo, on voit de plus en plus de skateboards dans les rues. Ils ne font pas toujours attention sur leur passage. Je me souviens avoir vu à Yokohama un adolescent accroché un passant et ensuite se faire arrêter par un agent de police de passage après plainte du passant. Ils étaient deux et un des adolescents avait pris ses jambes à son cou et laissé tomber son pote en mauvaise posture. Les écritures DONUTS SKATES que j’ai aperçu dans une petite rue de Shimo Kitazawa sont apparemment une référence à un groupe de skateboarders du même nom. La vieille Mercedes blanche vue à Hiroo n’a certainement pas subi l’assaut d’un groupe de skaters, mais cette idée m’amuse pour le titre de ce billet. Il est rare de voir des voitures abîmées à Tokyo. À ce point là, j’ai même l’impression que c’est volontaire pour attirer l’attention. Comme une oeuvre d’art, l’Art de la rue.

Pour continuer sur l’Art de la rue justement, j’aime décidément beaucoup prendre en photo les stickers. Plus que le photographie en elle même, j’aime ensuite rechercher sur Internet à quoi ou à qui correspond l’autocollant en question. Cela permet parfois de faire des découvertes intéressantes, comme ce sticker avec une inscription « The Beautiful Noise » aperçu dans une rue de Tokyo il y a plus d’un an et qui faisait référence à un documentaire fort intéressant sur le style musical Shoegazing. Sur la première photographie du billet, il s’agit d’un artiste thaïlandais de Bangkok appelé Alex Face, qui crée sur les murs de sa ville ce drôle de personnage à trois yeux avec une capuche qui semble être en peau d’animal. Le dernier sticker du billet nous renvoie vers le site internet d’un certain Joshua Dearing, qui vivait à Tokyo et désormais à LA. Il fait beaucoup de photographies de modèles féminins improvisées, parfois en positions suggestives comme le suggère l’autocollant vu dans une rue de Aoyama. Bon, c’est un peu toujours la même chose et le même style sur les billets de son site et l’auteur gagnerait certainement à faire le tri. D’une manière générale, c’est certainement la chose la plus difficile en photographie que de faire le tri, de savoir laisser de côté certaines photographies volontairement. C’est souvent difficile de se contenir et je n’aime en général pas trop quand on nous inonde de photographies similaires, sans qu’il y ait une intention qui desserve le sujet. Cela montre un certain manque de discernement.

Pour revenir au sticker, ce qui m’intéresse dans le cas de DearingFilm, c’est l’idée de coller des stickers concernant un site personnel dans les rues de Tokyo. Je me suis assez souvent dit que j’aimerais mettre à certains endroits des stickers Made In Tokyo faits maison. Peut être qu’un passant curieux et intrigué comme je peux l’être poussera son intérêt jusqu’à aller faire des recherches sur Internet et tomber sur mon blog. J’aime beaucoup cette idée de jeu de piste entre monde réel et monde virtuel.

Le texte de fiction du billet précédent entre dans une nouvelle catégorie intitulé « Textes & Tokyo ». Quand l’imagination me vient, cette fois-ci en réécoutant le morceau « Rest » de Charlotte Gainsbourg, je compte creuser un peu plus en avant cette dimension de l’écriture avec association des photographies. À suivre mais je vais prendre mon temps pour laisser mûrir ce style assez délicat.

how to repeat Tokyo endlessly (α)

Sans crier gare, Made in Tokyo a entamé ses quatorze années d’existence depuis fin mai. Je ne m’en rends même plus compte. Le blog quand il montre Tokyo est entré dans une boucle sans fin qui se répète au fur et à mesure des promenades du week-end. C’est comme si je documentais les changements du quartier que je visite, comme cette maison individuelle avec des lamelles obliques ou celle avec des plaques de verre aux couleurs vives. Sur Made in Tokyo, j’essaie encore un nouveau design pour le blog. A vrai dire, je n’ai pas gardé le précédent très longtemps car je n’appréciais guère le rendu sur iPad ou iPhone. Je ne sais pas encore si celui-ci appelé Graphy sera définitif.

into the white

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Je mélange les lieux et les ambiances sur ce billet, mais je vois un certain lien entre les trois premières photographies. L’immeuble moderne de Paul Chemetov pour APC à Daikanyama montre à mon avis quelques similitudes avec l’architecture traditionnelle japonaise avec strates et piliers, comme le Kenchoji à Kamakura. Le sanctuaire portatif mikoshi, que l’on promène ici dans les rues du quartier de Daikanyama reprend également les formes d’un temple ou sanctuaire. Cela faisait longtemps que je n’avais pas marché à Kamakura. Ma promenade habituelle passe par le temple Engakuji à Kita-Kamakura, mais j’ai marché un peu plus loin cette fois-ci vers Kenchoji. Ces temples sont tous les deux de grands ensembles avec plusieurs dépendances. J’étais seul cet après midi de Silver week, donc contrairement à l’habitude, j’ai pris le temps de m’asseoir et d’observer les jardins immobiles. Etonnamment pendant cette période de congés, il n’avait pas foule dans les temples.

Je réfléchis à changer de thème WordPress pour le blog, mais je n’ai pas encore trouvé ce qui me convient. Je fais quelques essais de temps en temps, mais toujours vers des thèmes minimalistes et je réfléchis également à re-afficher le titre du blog en en-tête. Et pour ce qui est du titre, celui de ce billet est emprunté à une chanson de Pixies chantée par Kim Deal. Ce titre me revient en tête alors que je regarde les surfaces blanches d’une dépendance du temple Kenchoji.

Send the moon through the skylight

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Parmi les photographies de ce billet, on retrouve la boite entrouverte du magasin Miu Miu par les architectes Herzog et De Meuron, juste en face de l’immeuble Prada aux faces de verres du même duo d’architectes. Sur le magasin de vêtements agnès b. les graffitis sur les parois vitrées sont organisées et changent un peu tous les jours. Ils ont finalement été complètement effacés aujourd’hui.

Je me replonge intensément dans la musique rock alternative de Sonic Youth en ce moment. Je me suis rendu compte que je ne connaissais bien que quelques albums comme Daydream Nation, Goo, Dirty, Experimental Jet Set, Trash and No Star que j’avais découvert au début des années 90 et que je continuais à écouter très régulièrement depuis, et Sonic Nurse un peu plus tard. Mais je connais assez peu le reste de l’immense discographie du groupe. Je comble ce manque petit à petit en découvrant Evol, Murray Street et quelques chansons de rather Ripped, notamment Reena avec Kim Gordon au chant. C’est un peu une « re »-révélation de ré-écouter la musique de Sonic Youth. Depuis ma première découverte du groupe, je me reprends de passion pour cette musique 25 ans plus tard. Et pendant que j’écoute cette musique, je dessine …

どこかに夢を見に行こうか

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Cette série de photographies publiées dans un premier temps sur Instagram nous amène d’abord sur la plage de Hayama jusqu’en fin de journée. Au milieu du billet, une boîte étrange s’entrouvre. On l’a trouve en face du bâtiment aux facettes de verre de Prada. Les architectes de ces deux oeuvres d’architecture sont Herzog et De Meuron. La boîte sert la marque Miu Miu, d’ailleurs affiliée à la grande soeur Prada.

En déroulant un peu plus les photos, on arrive à Futago Tamagawa. Un nouveau centre commercial appelé Rise vient d’ouvrir en mai près de la station, accompagné de terrasses et d’un parc pas très loin. L’endroit est assez agréable car très ouvert mais la foule est presque insupportable malheureusement. A l’intérieur du centre commercial, un trouve un Tsutaya, qui comme à Daikanyama, vient s’associer à d’autres marques. Alors que le Tsutaya de Daikanyama fait collaboration avec Starbucks Coffee, principalement, celui de Futago Tamagawa pousse plus loin le concept en s’associant avec la marque de meuble Arflex et avec un vendeur de plantes d’intérieur. C’est une très bonne idée d’ailleurs, les plantes, car elles viennent décorer tout le magasin qui devient un espèce de grand salon avec des étagères de livres (Tsutaya oblige). Le concept va un peu trop loin, par contre, car cette fois-ci Tsutaya vend aussi de l’électroménager et des appareils électroniques sous le nom Tsutaya Electrics. Je dis trop loin, car j’ai l’impression que les vendeurs n’ont aucune expertise sur le sujet et sur les articles vendus. Je n’ai par exemple pas reçu beaucoup de conseils pour mon potentiel achat de disque dur et j’ai donc passé mon chemin. Je parle de disque dur, car avec 800GB de photos, mon iMac commence à peiner.

Je reviendrais sur ce concept en photos un peu plus tard, mais pour l’instant je me contente d’une photo de l’intérieur avec des luminaires en formes de sphères et une autre photo d’un petit robot blanc parlant aux enfants. On commence à le voir à plusieurs endroits dans Tokyo. La première photo représente un bâtiment à Futago Tamagawa également. Je ne connais pas l’architecte. J’aime bien ces couleurs et lignes obliques. Et pour le reste, le rêve nous amène en un clin d’oeil en d’autres lieux venant se mélanger à l’ensemble.