Billets marqués ‘代官山’

Fly

Vendredi, janvier 13th, 2012

Bonne année 2012! Vous remarquerez peut être un petit changement de taille de photos sur le blog. J’utilisais la taille de 600px de large jusqu’à maintenant et depuis la création du blog il y presque 9 ans. Je me suis finalement décidé pour un plus grand format de largeur 900px. Ce changement m’a obligé à remettre le nez dans les stylesheets css, ce que je déteste vraiment tellement c’est mal fichu. Je pense que les images s’affichent correctement (du moins sur Safari, Firefox et Chrome sur Mac) mais j’ai des doutes pour Internet Explorer. Cette taille donne plus de visibilité aux photographies en format horizontal, que je préfére au format vertical depuis quelques mois, et rend le blog plus proche d’un photoblog.

A/P/A/R/T from walking

Dimanche, octobre 2nd, 2011

Une série de photos prises à Shibuya-Ku avec un peu d’architecture à remarquer.

Sakura +

Samedi, avril 16th, 2011

La situation se stabilise mais les tremblements de terre sont toujours très présents. Télévision et téléphones portables nous envoient des alertes quelques secondes avant un nouveau tremblement de terre, on est assez rodé: casque pour Zoa, ouvrir la porte… Mais la vie a repris son cours. Zoa a commencé la maternelle depuis cette semaine. Il y avait des cerisiers en fleur dans la cour d’école. C’est le thème de ce billet, les sakura et ce qu’il y a autour. Les fleurs sont déjà envolées. Remarquez que je prends beaucoup de format horizontal ces derniers temps. On peut voir une version agrandie des photos en cliquant dessus comme d’habitude.

雨へ

Dimanche, octobre 10th, 2010

Lady M me demandait en commentaire une photo de pluies pour compléter ma série sur les éléments naturels envahissant l’urbanisme tokyoïte. J’avais bien l’intention de faire une série avec la pluie sans savoir trop à priori comment l’aborder. A final, cela donne un résultat beaucoup plus lumineux que la série précédente 海へ, la couleur même si elle est discrète joue certainement dans ce sens. Comme cette série commence à bien s’étoffer, il faudrait que je lui trouve un nom…

Et pour l’architecture sur ces photos, il s’agit sur la dernière photo du Hillside Terrace de Fumihiko Maki et sur les deux premières des deux blocs de béton à Daikanyama, légèrement obliques (et très photogéniques). Les architectes me pardonneront certainement d’avoir humidifié leurs oeuvres. Les photos ont été prises ce midi, il pleuvait.

zebra skies

Vendredi, octobre 8th, 2010

Après de nombreux passages en noir et blanc, je reviens vers la couleur tout en continuant mes interprétations de l’atmosphère urbain. Ici, le ciel prend des motifs zébrés, sauf sur la première composition où le motif se pose sur l’immeuble. La dynamique de la vue de cet immeuble de béton à Shibuya nous donne quand même l’impression qu’il va s’envoler, malgré sa masse imposante. Pour ceux qui suivent le blog depuis un moment, il reconnaîtront peut être le Hiko Mizuno College of Jewelry, bâtiment datant de 1992 de l’architecte Mitsuru Kiryu. J’aime beaucoup ce design vraiment dur et abstrait, mais j’avais tout de même envie de le radicaliser encore un peu plus.

Sous le ciel zébré de la deuxième photo, un petit bâtiment de béton avec une affiche type manga pour un magasin de vêtement lambda je pense. En fait, non, il s’agit plutôt d’un salon de coiffure, il s’appelle nerds. Et à ce propos, N.E.R.D sort un nouveau single Hypnotize U. J’écoute toujours avec un certain intérêt les morceaux de Pharrel Williams. Celui-ci est produit par Daft Punk, mais c’est surtout la voix de Pharrel qui fait tout l’intérêt du morceau.

Comme la précédente, la dernière composition se passe à Daikanyama. Il s’agit d’un immeuble de Edward Suzuki sous un ciel zébré et des nuages d’encre de chine. En deuxième lien musical, j’écoute aussi Common Heat (également ici) du groupe américain No Age. J’aime ce morceau tout en ayant un avis un peu mitigé, peut être dû au fait que la mélodie de guitare est quasiment calquée sur celle du morceau Stones de Sonic Youth (sur Sonic Nurse). La voix du chanteur est également assez difficile voire agaçante, mais malgré cela j’y trouve une certaine attraction. Peut être son atmosphère Indie Américain qui me ramène quelques années en arrière (il sont sur SubPop). Sur Pitchfork, on peut aussi écouter le morceau Glitter, tout en distorsion noisy. Mais surtout dernièrement, C. était de très bon conseil avec deux très beaux morceaux profonds de The National: Sorrow et Anyone’s Ghost.

風へ

Dimanche, septembre 19th, 2010

Je continue ma série sur les éléments et forces naturelles et leurs interactions avec l’urbain. Cette série commence à bien s’étoffer. Après la neige 雪へ et les nuages 雲へ, voici le vent en trois compositions qui s’orientent petit à petit vers l’abstraction.

Côté musique, quelques belles découvertes comme ce morceau Ligth from the Mesa de Barn Owl. Le morceau se compose principalement d’une nappe de bruit sourd électrique qui surprend par sa force à la première écoute. Au dessus de ce plateau aride, cette Mesa, de bruits de guitares, vient se développer des mélodies hésitantes, des rayons de lumière, et des nuances de sons. C’est un morceau instrumental. Autre morceau plutôt bruitiste, Heavenward Grand Prix de Japandroids. On ressent une passion et authenticité dans les morceaux de ce groupe que je suis avec beaucoup d’intérêt depuis quelques mois.

En plus calme (quoique), car acoustique, je découvre également ce très bel instrumental Cross de James Blackshaw, une guitare au rythme inarrêtable sur plus de 8 minutes. C’est un morceau vraiment très beau, comme Snow de Lisa Germano, sur le même label Young God Records, qui propose ces deux morceaux en téléchargement gratuit. J’aime la présence du piano et les décrochement de rythmes sur ce morceau de Lisa Germano.

Surfaces dégradées

Mercredi, août 4th, 2010

Deux surfaces dégradées, l’une par l’humidité, l’autre par la main de l’homme, l’une à Kanda, l’autre à Daikanyama. La surface web de Made in Tokyo a été malheureusement dégradée pendant presque 2 jours, problème de disque dur chez mon hébergeur. Espérons que le problème ne se reproduise pas avant longtemps.

Regarder le ciel vers le Nord

Dimanche, août 1st, 2010

Un hélicoptère survole Akasaka sous un ciel nuageux. Une vieille dame traverse le pont suspendu de Daikanyama avant la pluie qui guette. C’est le même ciel mais à des lieux et jours différents. J’ai envie de regarder et photographier le ciel en ce moment. Peut être par ce que, pour un mois de juillet, il n’est pas bleu uni mais plutôt agité par la pluie et les nuages. Les nuages sont très photogéniques.

Je me suis procuré dernièrement en librairie un exemplaire de Northern de Daido Moriyama. C’est le premier de ma petite collection. A vrai dire, ça fait un moment que j’aime les photographies de Moriyama, mais j’étais d’une certaine façon intimidé par sa vaste bibliographie. Pour un premier livre, par quoi commencer? Je voulais commencer par des photos de Moriyama au Japon mais on se perd dans la multitude. Commencer par Shinjuku peut être avec son mini-pavet 新宿+? Je me suis en fait dirigé vers des photos que j’avais vu en exposition. Ca aurait pu être Hawaii que j’avais vu avec MP, mais j’ai préféré Hokkaido. J’avais découvert début 2009 l’exposition Hokkaido de Moriyama dans la petite galerie de Daikanayama Rathole Gallery. J’avais été impressionné à l’époque pour les photos imprimées pour l’exposition, mais beaucoup moins par le gros bouquin intitulé Hokkaido reprenant toutes les photos prises dans cette région en 1978 alors qu’il y passait 3 mois. Northern reprend une partie des photos de Hokkaido dans un format plus petit et horizontal, assez rare car Moriyama est plutôt adepte du format vertical (je le suis assez la dessus). Je n’ai qu’un maigre souvenir des photos que j’ai découverte à l’exposition Hokkaido, donc je les (re)découvre ici avec un regard neuf. Le rendu mate des photos pleine page est très bon et laisse dégager toute la force des photos noir et blanc, très sombres et à fort grain, comme on a l’habitude de le voir chez Moriyama.

Dans Northern, Moriyama retranscrit son voyage en photos, nombreuses sont les scènes de trains, quelques unes en bateau. On le suit dans les rues de villes provinciales laissées à l’écart du miracle économique japonais. Le paysage est sombre et parfois enfumé. Il nous montre les habitants affairés dans leur vie quotidienne. Ils ne remarquent pas le photographe, invisible. Les photos sont chargées d’émotions mais rares sont celles qui transmettent un sentiment de joie. Il s’écarte également à l’extérieur des villes où les surfaces s’enneigent (les photos où la neige tombe sont surprenantes), vers les ports parfois, puis reprend la route ou le train. Il n’y a pratiquement pas de photos d’intérieur. Elles sont plutôt dans le mouvement, un mouvement lent. Pour quelques autres photos du livre, vous pouvez consulter le site A japanese Book. Et comme Moriyama produit sans compter, il y a déjà un deuxième tôme de Northern, Northern 2, cette fois-ci en format vertical. Peut être pour continuer ma collection.

Il n’y a pas de lien particulier, mais je me suis mis à écouter ce morceau de Animal Collective, No more runnin que je ne connaissais pas jusqu’à présent. J’ai trouvé que son rythme lent et lancinant, un petit côté bucolique également, allait bien avec le livre Northern. Du coup, j’écoute ce morceau à chaque fois que je feuillette le livre et je ne parviens plus à dissocier le livre du morceau.