consciousnesss

Les photographies de ce billet se perdent en différents lieux à Tokyo ou à ses limites: à l’intérieur du ventre du monstre dans les rues de Ginza, jusqu’à la pointe de ses doigts près des montagnes de Takao où nous sommes attirés par les fleurs.

Je n’avais pas suivi la carrière solo de Thurston Moore, mais j’avais peut être tord vu la qualité de son dernier album intitulé Rock n Roll Consciousness, qui n’est pas sans rappelé le son de Sonic Youth. Ce n’est d’ailleurs pas pour me déplaire. Thurston Moore fait équipe avec Debbie Googe, bassiste de My Bloody Valentine et Steve Shelley, batteur de Sonic Youth, pour cet album ainsi que le précédent The Best Day, que je ne connais pas encore. Il y a un sentiment d’apaisement dans la tonalité de la voix de Thurston Moore, mais la force des guitares est bien présente, que ça soit en bataillon accompagnée de la batterie de Shelley ou comme des cris stridents. Une video est disponible sur youtube pour le morceau Smoke of Dreams. L’écoute de ces morceaux me donne également envie de revenir vers les derniers albums de Sonic Youth, comme The Eternal.

Petits moments d’architecture (6)

Ca faisait longtemps que je n’avais pas fait un billet de la série des petits moments d’architecture. Je regroupe dans ce billet des bâtiments aperçus à divers endroits dans Tokyo lors de mes vacances de janvier. Tout d’abord à Higashi-Ginza, l’immeuble du groupe PIAS, producteur de produits de beauté, joue sur les courbes en son extrémité. L’immeuble doit être assez récent, je ne l’avais jamais aperçu auparavant et Google Maps montre l’immeuble encore en construction. Le design architectural est de Kume Sekkei, et la construction par Kajima et Zenitaka. Le Pias Ginza Building vient rentrer en résonance avec les courbes du building De Beers, pas très loin à Ginza.

Déplaçons nous maintenant vers le quartier de Aoyama. En photo ci-dessus, l’immeuble SCENEAKIRA situé sur la Koto Dori. Je suis passé très souvent devant cet immeuble en deux parties sans pourtant le prendre correctement en photo. C’est sous un ciel bleu d’hiver qu’il se montre enfin. J’aime bien cette cassure entre les lignes courbes et droites. Je me dis toujours en passant que l’espace cubique doit être agréable à vivre avec ses baies vitrées et sa vue sur la Koto Dori, mais je ne suis pas certain que ça soit un appartement.

Passons maintenant aux lignes obliques avec en photo ci-dessus, le tout nouveau AO Building qui ouvrira ses portes fin mars 2009. Tout l’intérêt de l’immeuble vient d’une des arêtes oblique qui donne l’impression d’une tour penchée. L’effet est assez troublant en photo comme ici, et peut être plus qu’en réalité à mon avis. AO Building se trouve sur le terrain du supermarché international Kinokuniya, laissé longtemps inoccupé après le déménagement du supermarché un peu plus loin sur l’avenue il y a quelques années. Kinokuniya a réouvert au sous-soul. Une autre particularité de ce building est son apparence la nuit. La structure extérieure est couverte de petites flammes de lumière uniformément placées sur les vitres. Ces lumières changent de couleur selon les nuits: du vert, du rouge. Cela donne un effet assez particulier, un peu façon sapin de Noël. Cette décoration a le mérite de se voir de loin et positionner cet immeuble comme un landmark dans le paysage urbain. Le nom du building, AO, aurait deux sens: AO comme diminutif de Aoyama et AO dans le sens « Aou! » c’est à dire « rencontrons-nous, retrouvons-nous ».

Terminons ce billet avec deux intérieurs de restaurant et café à Omotesando. Le premier intérieur est bien entendu de style français, une reproduction de bistrot pour le restaurant Le Pré Verre dans l’immeuble Gyre (un bâtiment que j’aime beaucoup, mais je l’ai déjà dit). L’ambiance y est agréable et la cuisine bonne (quoiqu’un peu trop cher pour la quantité, Omotesando oblige), avec même une photo de Louis de Funès au dessus du comptoir.

L’intérieur du Toraya Café de Omotesando Hills est moins chaleureux, plus spatial dans son design, ce qui est assez osé pour une pâtisserie japonaise qui a une histoire longue de plus de cinq siècles. Je montre ci-dessus, une photo d’un hublot mural. Il s’agit en fait d’un miroir reflétant les parois de verre et les lampes Isamu Noguchi aux formes asymétriques.

layers

Une vue sur Tokyo au loin, une contre-plongée sur le Nakagin tant qu’il en est encore temps et une traversée sous des passages pour piétons ramifiées.

Tokyo en Noir et Blanc 3

Encore et toujours des photos de Tokyo prises avec l’analogique et retravaillées sous Photoshop, ça va de soit. (les dégradions de l’image sont volontaires, ne pas s’inquiéter ou essayer de re-régler son moniteur d’écran). Cette série se passe à Ueno (la rue Ameyoko sur-animée), Ginza, Tokyo Marunouchi, …

Rue d’Ueno

Ueno, Lumières

Marche sous-terrain à Ueno. Beaucoup de produits d’Asie

Une des rues principales de Ginza

Ginza, croisement

Croisement de Rues

Maru Biru, plafonds

Escalators à Marunouchi

Détails muraux tout en haut du Maru Biru

Ueno

Rue couverte à Marunouchi

Pieuvres au Maru Biru

Immeubles à Tokyo

Forum International à Yurakucho

Tour de Science Fiction Wacoal

Gran Turismo, dans les rues de Tokyo