consciousnesss

Les photographies de ce billet se perdent en différents lieux à Tokyo ou à ses limites: à l’intérieur du ventre du monstre dans les rues de Ginza, jusqu’à la pointe de ses doigts près des montagnes de Takao où nous sommes attirés par les fleurs.

Je n’avais pas suivi la carrière solo de Thurston Moore, mais j’avais peut être tord vu la qualité de son dernier album intitulé Rock n Roll Consciousness, qui n’est pas sans rappelé le son de Sonic Youth. Ce n’est d’ailleurs pas pour me déplaire. Thurston Moore fait équipe avec Debbie Googe, bassiste de My Bloody Valentine et Steve Shelley, batteur de Sonic Youth, pour cet album ainsi que le précédent The Best Day, que je ne connais pas encore. Il y a un sentiment d’apaisement dans la tonalité de la voix de Thurston Moore, mais la force des guitares est bien présente, que ça soit en bataillon accompagnée de la batterie de Shelley ou comme des cris stridents. Une video est disponible sur youtube pour le morceau Smoke of Dreams. L’écoute de ces morceaux me donne également envie de revenir vers les derniers albums de Sonic Youth, comme The Eternal.

Le tigre veille sur nous

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Le tigre et le bambou de Kyosai Kawanabe. J’adore ces yeux et cette bouche, un mélange d’humour et de férocité. On a l’impression qu’il va vous sauter dessus et vous manger tout cru mais pour rigoler. Comme toutes les photographies de ce billet, cette photo de tigre est prise sur iPhone et déjà publiée sur Instagram, il y a de cela quelques semaines ou quelques mois. Cette image provient en fait d’un livre feuilleté dans un salon à Marunouchi.

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Sans crier gare, Made in Tokyo vient de fêter il y a quelques jours (le 23 mai) ses 13 années d’existence. Je suis moi-même impressionné par la longévité de ce blog, car beaucoup des blogs qui sont nés à l’époque où j’ai démarré celui-ci (en 2003 donc) sont depuis longtemps morts et enterrés. Certains renaissent, mais il ne faut pas se faire d’illusion, le format blog est mort au profit du web d’Instagram, Twitter, Facebook, Tumblr éventuellement.

13 ans d’existence, c’est à la fois une fierté et un fardeau. L’obligation de continuer en quelque sorte, se mélange au besoin de continuer. Mais au final, ce blog est une forme de libération de mon besoin créatif. Et pour cette date d’anniversaire, plutôt que de faire un long récapitulatif de ce qui fait la particularité de ce blog, je préfère encore et toujours diriger le visiteur vers la page A propos qui est un bon résumé des passions diverses qui alimentent ce blog.

Je préfère également montrer de nouvelles photographies, des photographies d’architecture bien sûr. La maison aux ouvertures triangulaires ci-dessus est située à Yoyogi Uehara. Je ne connais pas l’architecte, mais j’aime ces formes qui semblent s’inspirer de l’immeuble TOD’s de Toyo Ito à Omotesando.

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Les deux maisons individuelles ci-dessus se trouvent pas très loin l’une de l’autre à Higashi, près du sanctuaire de Hikawa dans Shibuya-Ku. Comme les autres photos d’architecture de ce billet, ce n’est pas la première fois que je les prends en photo et les montre sur le blog.

Le visiteur attentif remarquera peut être que sur ce billet et les précédents les commentaires sont fermés. J’ai fait pas mal d’aller retour sur le sujet, mais la réalité étant ce qu’elle est, l’activité des commentaires est proche du néant depuis quelques années. La succession des billets sur ce blog s’inscrivant dans une certaine continuité pour former un flot d’images interconnectées ne force pas vraiment aux commentaires individuels sur un billet en particulier. Le formulaire dans la page Contact est toujours disponible pour me contacter et me donner des avis sur ce blog. Mon adresse email est également affichée en bas de page. Les messages de soutien sont importants pour continuer mais pas indispensables car ce blog répond avant tout à un besoin créatif. Fut une époque où je souhaitais ou recherchais une certaine reconnaissance à travers mon travail sur ce blog, mais l’internet n’est qu’éphémère et illusion.

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J’aime vraiment ces formes courbes, celle du bâtiment GUN-AN par Tadasu Ohe. Il se trouve dans un petite rue à Hiroo, non loin de la rue de Roppongi.

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Nous sommes ici à Ebisu. Cette forme me faisait penser à une sorte de canon atomique.

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Le chat, la grenouille et les cerisiers en fleur. Nous sommes ici à Naka-Meguro.

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La maison de béton se trouve à Shibuya. Ce monolithe hermétique à l’espace extérieur est assez fascinant. Il doit certainement y avoir un jardin intérieur avec ouverture sur le ciel, mais la vue depuis la rue ne nous permet pas de deviner la structure intérieure.

Les graffiti sont dessinés sur un mur de Udagawa-cho dans le centre de Shibuya. Ces dessins sont éphèmères et remplacés régulièrement par des nouveaux motifs. J’y reviens donc assez souvent pour voir ce qu’il en est et comment le décor urbain évolue. Ce bâtiment est assez ancien et va certainement bientôt disparaitre dans une tentative de standardisation du paysage urbain à Shibuya, comme dans tout autre quartier de Tokyo d’ailleurs.

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L’effet d’étonnement est automatique et ne s’estompe pas lorsqu’on aperçoit le Collège Technique de Aoyama par l’architecte Makoto Sei Watanabe. C’est une oeuvre futuriste originale qui se rapproche plus de l’art que de l’architecture. J’aime d’ailleurs quand la frontière entre les deux s’estompe.

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La photographie ci-dessus nous montre Ebisu au loin. C’est un endroit assez particulier car on est nul part entre Shibuya et Ebisu, le long de la voix ferrée. Un petit pont piéton nous fait traverser les voix ferrées. Le pont est grillagé pour éviter que des imprudents se jettent volontairement par dessus bord. Il y a de cela quelques années, on pouvait également voir la ligne de Train Toyoko croisant en hauteur la ligne circulaire Yamanote. J’emmenais quelques fois Zoa quand il était petit pour regarder les trains depuis la passerelle. Il n’est maintenant heureusement pas fanatique de trains, comme le sont beaucoup de japonais. Je ne comprends d’ailleurs pas cette passion des trains, j’y suis complètement hermétique.

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Les couleurs des azalées attirent les visiteurs au sanctuaire de Nezu près de Ueno. J’avais montrer en plans plus serrés quelques unes de ces fleurs dans un billet précédent.

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Les fresques murales m’intéressent en ce moment. Celle ci-dessus est dessinée par Imaone et Zed1 et se trouve sur le côté d’un petit building à Kichijoji. Comme pour la découverte inattendue d’architecture, tomber par hazard sur ce type d’art urbain apporte une satisfaction certaine, d’autant plus que je l’avais déjà aperçu sur Internet.

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Yokohama, tout en haut de la tour Landmark, avec vue sur le quartier de Minato Mirai.

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Sonic Youth, je suis grand amateur du groupe depuis le début des années 90, avec des hauts et des bas, mais cette inventivité du son rock et le mélange des voix m’a toujours impressionné. J’ai découvert Sonic Youth juste après Nirvana (alors que c’est Sonic Youth qui a fait découvrir au monde le groupe Nirvana) avec l’album Goo (1990) d’abord, puis ensuite Dirty (1992) et Experimental Jet Set Trash and No Star (1994). Après une pause de quelques albums, j’ai redécouvert le génie du groupe avec les deux albums ci-dessus en photo, Sonic Nurse (2004) et Murray Street (2002). J’étais déjà à Tokyo à cette époque et un concert au Blitz à Akasaka avait réanimé la flamme. Je suis donc remonté dans le temps vers les incontournables Daydream Nation (1988), Sister (1987) et Evol (1986). Plus récemment, je complète la discographie avec des albums que je n’avais pas écouter entièrement comme Washing Machine (1995) ou le plus récent Rather Ripped (2006), ou que je ne connaissais pas comme les tous premiers albums. Il n’y a pas que des bons disques dans la discographie de Sonic Youth, mais ils définissent un son que l’on entend pas ailleurs. C’est bien dommage que le groupe se soit séparé. Après avoir lu l’histoire de Sonic Youth dans Goodbye 20th century, je me mets maintenant à la lecture du bouquin de Kim Gordon, Girl in a Band. Alors que j’achetais ces dernières années la musique dématérialisée sur iTunes, l’envie me reprend d’acheter les CDs, histoire d’avoir du concret. Je les achète petit à petit d’occasion au Disk Union du coin.

grow in flowers

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Après la visite du sanctuaire de Nezu, je reste sur des photographies de fleurs sur ce nouveau billet. Les fleurs se mélangent avec le décor urbain à Ebisu et Kichijoji principalement. Ces photographies sont les dernières que je prends avec mon objectif Sigma 20mm 1.8 car il a rendu l’âme le week end dernier. C’est bien malheureux, mais je vais certainement me re-procurer le même objectif. A Kichijoji, je découvre par hazard une grande fresque de imaone & Zed1 sur l’immeuble Kawada Building. Je l’avais déjà vu sur internet donc cette découverte m’a agréablement surpris. Sur la dernière photo, nous sommes dans un café spécialisé dans le chocolat à Kuramae (Dandelion Chocolate).

Les loups regardent vers le ciel

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Végétation et urbanisme se mélangent en photographies sur ce billet. J’admire ces deux loups blancs regardant vers le ciel en criant. Je les ai trouvé par hazard en marchant tôt le matin dans les rues de Shimo Kitazawa. Je vais très régulièrement à Shimo Kitazawa en ce moment le matin, alors que Zoa est à l’école dans le coin. J’en profite pour marcher et faire des recherches. Je trouve ces deux loups sur un parking longeant l’ancienne voie ferrée. Les autres photographies sont prises à Kichijoji. Le bâtiment verdâtre est un parking à vélo pas très loin de la station.

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Je mélange les lieux et les ambiances sur ce billet, mais je vois un certain lien entre les trois premières photographies. L’immeuble moderne de Paul Chemetov pour APC à Daikanyama montre à mon avis quelques similitudes avec l’architecture traditionnelle japonaise avec strates et piliers, comme le Kenchoji à Kamakura. Le sanctuaire portatif mikoshi, que l’on promène ici dans les rues du quartier de Daikanyama reprend également les formes d’un temple ou sanctuaire. Cela faisait longtemps que je n’avais pas marché à Kamakura. Ma promenade habituelle passe par le temple Engakuji à Kita-Kamakura, mais j’ai marché un peu plus loin cette fois-ci vers Kenchoji. Ces temples sont tous les deux de grands ensembles avec plusieurs dépendances. J’étais seul cet après midi de Silver week, donc contrairement à l’habitude, j’ai pris le temps de m’asseoir et d’observer les jardins immobiles. Etonnamment pendant cette période de congés, il n’avait pas foule dans les temples.

Je réfléchis à changer de thème WordPress pour le blog, mais je n’ai pas encore trouvé ce qui me convient. Je fais quelques essais de temps en temps, mais toujours vers des thèmes minimalistes et je réfléchis également à re-afficher le titre du blog en en-tête. Et pour ce qui est du titre, celui de ce billet est emprunté à une chanson de Pixies chantée par Kim Deal. Ce titre me revient en tête alors que je regarde les surfaces blanches d’une dépendance du temple Kenchoji.

We used to look up at the sky and wonder at our place in the stars

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Jouer au football en haut des immeubles. C’est une drôle d’impression de découvrir ce terrain de Futsal en haut du Department Store Tokyu à Shibuya. On aperçoit les panneaux publicitaires en haut des immeubles aux alentours. Le terrain est bien protégé dans une cage de filets pour éviter qu’un tir de champion un peu trop puissant n’amène le ballon de Futsal jusqu’au carrefour de Shibuya.

Il fait beau en ce début de Golden Week comme ce soleil transformé en fleur dans la pièce en tatami de la grand mère de Mari à Kichijoji. Il y a foule au parc Inokashira et beaucoup d’enfants viennent s’entrainer aux barres fixes. Comme tous les week-ends et jours fériés, les boutiques portables d’artistes en devenir s’installent autour de l’étroite allée principale du parc. Je pense à chaque fois que je devrais amener mes dessins pour les montrer aux passants dans le parc. A vrai dire, je n’ai jamais vu un promeneur faire un achat d’objets ou de dessins. J’ai l’impression que ces étalages éphémères font plus partie du décor et de l’ambiance.

Autour du parc, on trouve quelques belles maisons sur des terrains assez grands, qui n’ont pas subit de découpage en petites parcelles. J’avais remarqué il y a quelques mois la construction d’une grande « villa » par l’architecte Edward Suzuki. Elle est maintenant terminée et on peut la voir sur le site de l’architecte sous le nom A “Villa” in the heart of Tokyo. De l’extérieur, on aperçoit une façade de grands panneaux courbes et non translucides qui vient protéger des regards indiscrets.

Partons ensuite de l’autre côté de Tokyo, vers la baie, sur les terrains gagnées sur la mer. Deux photos montrent les formes futuristes de Miraikan qui semblent extraites d’un navire spatial nous amenant vers les étoiles. On imagine en regardant le ciel, quelle pourrait être notre place dans les étoiles. Le Hall Miraikan nous propose en fait l’inverse, car on peut s’allonger à l’intérieur pour regarder une représentation de la Terre, une sphère en hauteur avec une surface terrestre en impression digitale.

La dernière photographie de cette série revient sur une mega-structure montrée sur ce blog il y a plus de 2 ans. Je l’associe à un cadre dessiné en format A3. Comme sur les deux derniers dessins, je mélange feutres Copic et crayons pour la mise en couleur. Je pense continuer encore un peu dans cette direction en reprenant mes compositions graphiques pour les placer dans un nouvel univers.