the beautiful noise

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Je reprends le titre de ce billet d’un sticker affiché parmi tant d’autres dans un mélange des genres sur un poteau électrique de Daikanyama. En recherchant par curiosité ce à quoi peut bien faire référence ce message « the beautiful noise », je découvre avec surprise qu’il s’agit du titre d’un documentaire sur le mouvement musical rock alternatif underground anglais de la fin des années 80 jusqu’au début des années 90, mixant bruits de guitares, pour composer notamment le style shoegazing. Tiens donc, c’est une sacré coincidence car c’est ce mouvement musical qui me (re) fascine en ce moment. Le documentaire nous parle donc de My Bloody Valentine, Ride, Slowdive, Chapterhouse, que j’écoute beaucoup en ce moment, ainsi que d’autres groupes comme Cocteau Twins ou The Jesus and Mary Chain. Il faut que je trouve ce documentaire pour le regarder.

J’aime également ce titre, car ce « beautiful noise » dont on parle ici sur ce blog en photographies, c’est également Tokyo. Dans mon photobook « In shadows« , je parlais déjà de « Shoegazing photography » lorsque j’abordais le style que je donne à mes photographies et à mes compositions photographiques. J’ai encore et toujours ce besoin de montrer le trop plein, les enchevêtrements urbains, les superpositions de surfaces (le thème des photographies de ce billet précisémment), la densité trop forte des lieux par rapport à l’espace disponible. Peut être qu’à travers les photographies agencées à ma manière sur le blog, je m’essaie à une tentative de remettre de l’ordre dans cette ville, de rétablir inconsciemment une logique entre les lieux et les choses. Comme dans un monde de bruit, on essaierait d’y deviner et d’amplifier une harmonie et une beauté cachée. Tokyo est un terrain formidable pour ce jeu de recherche.

Street diving

Alors que j’écoute le EP Morningrise (1991) de Slowdive, il me revient l’envie de faire du « shoegazing photographique ». Dans la lignée du Loveless de My Bloody Valentine, même époque, il y avait 20 ans en 1991, j’aime vraiment beaucoup cette ambiance, qui me donne une fois encore l’envie de voiler mes photos. Ces trois photos sont prises à l’intérieur de Shibuya pour les deux premières et le long d’une petite rue que je connais peu à Ebisu.

One more between buildings

Suite et fin de cette mini-série à Shibuya dans la chaleur des rues, cet été qui se termine. Je ne suis pas mécontent de ce travail de destruction de l’image. A suivre, j’ai envie de continuer dans cette voie… C’est un peu du « shoegazing photographique ». Dans le style musical shoegazing, les voix, les parties chantés sont sombres et effacées sous une nappe musicale de guitares. Sur les photos de cette série à Shibuya et celles d’architecture également en noir et blanc, je joue également avec une nappe (nuage, neige, ombres ou autres surfaces contrastées) perturbatrice qui vient brouiller les contours du sujet (les passants, les buildings). Le sujet des photos est en quelque sorte une transposition de la voix en musique. J’ai cette idée en tête depuis des années de dresser un parallèle entre musique et compositions photographiques. Je renverrais une fois encore vers Loveless de My Bloody Valentine: Loomer, What you want, etc…