








Dans cette nouvelle petite série, nous passons par le parc Shinjuku-gyoen pour un pique-nique en famille, par Marunouchi et quelques autres endroits par-ci par-là. Je suis allé à l’exposition à laquelle participait MP à Meguro, d’où la photo de l’hôtel Gajoen en passant et sous la pluie. Très belles photos présentées à l’exposition No Print, No Life à la galerie Cosmos. Ca faisait plaisir de voir celles de MP en version imprimée, dans un assez grand format. Il s’agissait de quelques photos de sa série à Moynaq. Musicalement, je suis plongé en ce moment dans l’electro assez « agressive » de Clark et j’aime beaucoup quelques morceaux comme Future Daniel, Growls Garden et des morceaux plus anciens et plus abstraits comme les magnifiques Herzog et Ted. Sur ma lancée, je pars vers du plus abstrait encore avec Autechre et le très beau morceau Rae sur LP5. Et pour ne pas rester sur de l’electro et revenir un peu sur de la musique rock tendance pop japonaise, je suis content de retrouver Tokyo Jihen sur un bon morceau The Reverberation. J’avais un peu délaissé le groupe ces dernières années car ils étaient partis vers une inspiration jazz qui me plaisait moyennement. Sur ce morceau, Shiina Ringo revient un peu vers ses premiers amours entendus sur ses albums solo et sur le premier de Tokyo Jihen. Au passage, un autre groupe japonais que je découvre au hasard de Ping, le réseau musical sur iTunes, Heavenstamp avec le morceau Hype. Mon profil sur Ping est à ce lien à propos.


Deux photographies argentiques, dans le train, dans le noir.

Je suis absorbé par la musique de Jesse Ruins, dont on ne sait pas grand chose à part qu’il/elle vivent à Tokyo. Il y a beaucoup de mystères autour de ce groupe, mais peu importe, cette musique faite de flou et d’ombre, sorte de shoegazing électronique est fascinante sur Sofija. J’aime beaucoup d’autres morceaux comme Dream Analysis. En attendant d’en entendre un peu plus car il n’y a apparemment pas encore d’album de prévu.

Les années passent… déjà 8 ans et j’arrive à peu près à tenir le rythme. Pas toujours facile mais regarder un peu an arrière redonne l’envie. Je fais ça de temps en temps, je me mets à relire et revoir des billets et photos d’il y a 4 ans, 5 ans, 6 ans… Peut être que dans 20 ans, je me relirais avec amusement, ou peut être que Made in Tokyo sera perdu dans l’oubli.
Et pendant ce temps là, après In Shadows, l’idée me revient une nouvelle fois en tête de démarrer un nouveau photobook, en version horizontale cette fois-ci et sans composition pour alterner avec le photobook précédent. A suivre et ça prendra des mois.









Sur les deux dernières photos, mon nouveau vélo. J’avais assez envie de remplacer mon vieux petit vélo et j’ai assez vite trouver un modèle qui me plaisait chez F.I.G. Bike à Daikanyama. En se promenant dans les rues de Tokyo, j’avais remarqué, en regardant bien et surtout dernièrement, qu’un « assez grand » nombre de vélos sont à simple vitesse, mais je ne soupçonnais pas qu’ils étaient à pignon fixe. A vrai dire, je ne connaissais pas vraiment ce concept de pignon fixe, ou fixed gear, ou fixie, dérivé des vélos de piste. C’est à dire que la roue arrière est en lien constant avec le pédalier. On ne se repose jamais, car on n’a pas l’option de la roue libre. Même en descente, il faut pédaler. Théoriquement on peut faire une marche arrière ou freiner sans freins. Quitte à changer de vélo, autant essayer quelque chose de nouveau. Mon nouveau vélo de marque danoise Vivo, modèle Bellissimo modifié et distribué par Diatech est donc single speed fixed gear. C’est assez bizarre au début mais après une semaine je commence à prendre la machine en mains. Je commence à prendre le coup pour décélérer sans les freins mais il faut beaucoup anticiper. Enfin bon, j’utilise beaucoup les freins évidemment, mais le pignon fixe fait que l’on essaie de gérer son rythme en évitant d’accélérer comme un fou pour freiner brutalement. On anticipe beaucoup plus et c’est marrant comme ça ressemble beaucoup plus à de la conduite, c’est très plaisant.
Sinon, sur les autres photos, on reconnaîtra le 21_21 Design Sight, par Tadao Ando à Tokyo Mid-Town. C’était une journée très agréable le week end dernier. Zoa allait de sauts en sauts à Mid-Town et ensuite Roppongi Hills.










Ce deuxième billet est jumeau du premier, comme les deux petites filles sur l’avant dernière photo du premier billet. On revient en photos à Kamakurayama en partant d’une voie vide, celle de la rivière bétonnée de Shibuya. A Kamakurayama, juste à côté de Kamakura no ie, on trouve Wood Deck House par Tezuka Architects, une des premières maisons individuelles de ces deux architectes (si on en croit le website). Elle date de 1999. Masahiro Ikeda signe également cette maison mais je ne sais pas exactement quelle partie (la structure peut être). Pour Masahiro Ikeda, souvenez vous des formes du Natural Ellipse à Shibuya. Cette maison en bois est bien différente. C’est quand même amusant de faire des recherches sur internet, à partir d’une photo et d’un nom de lieu, on trouve toute sorte de liens avec des choses connues, des morceaux de puzzle qui se raccordent.
J’apprécie de plus en plus la vue horizontale. C’est en plus un exercice intéressant de se forcer à n’utiliser que ce format alors que mes automatismes vont plutôt vers le format vertical. Ca permet de voir un petit peu autrement, de repenser le cadre quand un sujet se prendrait plus naturellement à la verticale.










Au démarrage d’une rue presque vide à Ebisu au début de la Golden Week, nous partons en quelques photos vers Kamakurayama. Au passage, un peu d’architecture, le Studio EBIS par Jun Suzuki à Ebisu et une maison en équilibre à Kamakurayama: Kamakurayama no ie, par Kimitsugu Sugihara. La maison suspendue a une belle vue sur la forêt des collines de Kamakurayama. Juste à coté, il y a Rai Tei, un restaurant de soba dans un parc naturel et autour une forêt de bambou.












Je continue mes séries d’une dizaine de photos prises ces dernières semaines. Je me suis décidé à fonctionner de cette façon pour quelques temps, c’est à dire faire dans un billet un mélange de thèmes, sans forcément essayer de créer des traits d’union. C’est peut être une manière plus spontanée de montrer des photos dont je n’ai pas spécialement l’habitude. J’y ajoute quelques moments architecturaux, perdus dans d’autres photos parfois plus personnelles. J’ai en tête Takashi Homma et son livre Tokyo and my daughter qui fait ce style de mélange: Tokyo et son architecture, des photos de sa fille. Et on essaie de deviner tout ce qui se passe autour de ces deux sujets très distants. Je pense que sera mon prochain achat de bouquin.