{"id":44906,"date":"2025-01-25T07:34:12","date_gmt":"2025-01-24T22:34:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/?p=44906"},"modified":"2025-01-25T07:34:12","modified_gmt":"2025-01-24T22:34:12","slug":"dans-un-eternel-recommencement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2025\/01\/25\/dans-un-eternel-recommencement\/","title":{"rendered":"dans un \u00e9ternel recommencement"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"44909\" data-permalink=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2025\/01\/25\/dans-un-eternel-recommencement\/img_9842\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9842.jpg\" data-orig-size=\"2000,1500\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG_9842\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9842-700x525.jpg\" src=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9842.jpg\" alt=\"\" width=\"2000\" height=\"1500\" class=\"aligncenter size-full wp-image-44909\" srcset=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9842.jpg 2000w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9842-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9842-700x525.jpg 700w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9842-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9842-800x600.jpg 800w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9842-80x60.jpg 80w\" sizes=\"auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px\" \/><\/p>\n<p><strong>H\u00f4tel Palacio, Ginza<\/strong>, les Mercredi 22 et Jeudi 23 Mai 1991.<\/p>\n<p>Tout a commenc\u00e9 par une proposition qu\u2019il n\u2019a pu refuser, attir\u00e9 par la beaut\u00e9 myst\u00e9rieuse de Tomie Kurokawa (\u9ed2\u5ddd\u5bcc\u6c5f) qui l\u2019a attir\u00e9 dans les eaux sombres qui l\u2019entourent. Shigeru Murakami (\u6751\u4e0a\u8302) a rencontr\u00e9 Tomie au bar feutr\u00e9 de l\u2019h\u00f4tel Palacio \u00e0 Ginza dans lequel elle semble avoir ses habitudes. Il l\u2019a aper\u00e7u assise sur une chaise haute du bar, son regard semblant perdu dans les eaux troubl\u00e9es de son whisky japonais. Shigeru est lui enfonc\u00e9 dans un des gros fauteuils Chesterfield en cuir noir, un verre de whisky Suntori \u00e0 la main, le journal du jour ouvert sur la table basse devant lui. Il ne pr\u00eate gu\u00e8re attention \u00e0 ce qui y est \u00e9crit, car la fatigue d\u2019une journ\u00e9e \u00e0 tenter de convaincre des investisseurs \u00e9trangers l\u2019a \u00e9reint\u00e9. Sa d\u00e9ontologie professionnelle est plus que discutable mais il s\u2019en moque. On ne lui en a d\u2019ailleurs jamais tenu rigueur. Mais son regard est sans cesse attir\u00e9 par cette belle femme habill\u00e9e de noir, se tenant devant ce comptoir. Elle est seule, r\u00e9pondant au personnel du bar par de simples mouvements de t\u00eate ou d\u2019une voix quasiment inaudible. Le bar est silencieux malgr\u00e9 le fond musical jazz, qu\u2019il avait ignor\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 maintenant. Il regarde discr\u00e8tement l\u2019heure \u00e0 la montre de son poignet. Il est 22h30. Elle attend peut-\u00eatre quelqu\u2019un, un rendez-vous nocturne. Elle accapare d\u00e9sormais toute son attention et ses fantasmes naissants. D\u2019un geste un peu brusque, elle se l\u00e8ve finalement de la chaise en remerciant d\u2019un l\u00e9ger mouvement de t\u00eate le barman derri\u00e8re le comptoir. Un petit signe de main semble lui dire \u00e0 bient\u00f4t. Shigeru regarde la sc\u00e8ne et parvient \u00e0 capter une partie de son visage aux traits fins lorsqu\u2019elle passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son fauteuil pour sortir du bar. Il crut m\u00eame d\u00e9celer dans son regard un l\u00e9ger mouvement de paupi\u00e8re qui signifierait qu\u2019elle a pris connaissance de sa pr\u00e9sence. Elle s\u2019\u00e9loigne doucement du bar en marchant lentement \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du grand hall de l\u2019h\u00f4tel, chauss\u00e9e de petites bottines noires. Elle ressemble \u00e0 une jeune veuve venant juste d\u2019enterrer son mari, c\u00e9l\u00e9brant l\u2019\u00e9v\u00e9nement seule dans le bar d\u2019un grand h\u00f4tel de la capitale. Mais il ne d\u00e9tecte pourtant aucune joie dans le visage de cette femme. Il per\u00e7oit plut\u00f4t une d\u00e9termination triste. Un \u00e9v\u00e9nement terrible vient peut-\u00eatre de lui arriver. Son teint est p\u00e2le mais ses pommettes sont relev\u00e9es d\u2019un brin de maquillage noir. Une vague d\u2019un parfum ent\u00eatant suit son passage mais il dispara\u00eet tr\u00e8s vite. Il ne reconna\u00eet pas cette fragrance qui le saisit d\u2019une mani\u00e8re soudaine puis s\u2019estompe aussi vite, laissant place \u00e0 une infime odeur d\u2019encens. Elle est presqu\u2019ind\u00e9celable mais accapare maintenant toute son attention. Shigeru cherche maintenant la femme en noir du regard dans le grand hall mais elle s\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00e9vapor\u00e9e. L\u2019image qui lui reste en m\u00e9moire de cette beaut\u00e9 myst\u00e9rieuse le fascine maintenant au plus haut point.<\/p>\n<p>Sur le tatami de sa chambre d\u2019h\u00f4tel de style traditionnel, le futon a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pos\u00e9. Shigeru s\u2019\u00e9croule sur le tatami et n\u2019a m\u00eame pas le courage de se changer. Le parfum de cette femme en noir l\u2019ent\u00eate toujours. Il ne trouve pas le sommeil, repassant sans cesse dans sa t\u00eate le moment pr\u00e9cis o\u00f9 elle a crois\u00e9 son regard. Dans sa m\u00e9moire qui se fait maintenant trouble, elle lui a souri. Elle lui a m\u00eame susurr\u00e9 quelques mots, mais quels sont ils? Il se concentre sur ses l\u00e8vres et fait le vide dans sa t\u00eate pour obtenir un silence parfait. La musique jazz s\u2019est tue. Le barman retient ses mouvements, le monde tout autour de Shigeru s\u2019arr\u00eate pour lui permettre d\u2019entendre les mots qu\u2019elle a prononc\u00e9 \u00e0 son passage. \u00ab\u00a0Je viendrais un peu plus tard\u00a0\u00bb, se souvient-il. \u00ab\u00a0Elle va venir un peu plus tard\u00a0\u00bb se r\u00e9p\u00e8te il sur le bout des l\u00e8vres pour s\u2019en convaincre avant de s\u2019assoupir profond\u00e9ment. Il l\u2019a voit maintenant \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, assise sur le tatami sous une lumi\u00e8re tamis\u00e9e. Elle porte une longue robe noire un peu diff\u00e9rente de son souvenir mais dans un style qui lui ressemble fortement. Elle est assise immobile, les jambes perdues dans sa longue robe noire, regardant devant elle, comme si elle fixait du regard une troisi\u00e8me personne qui serait pr\u00e9sente dans la chambre d\u2019h\u00f4tel. Il ne voit pourtant personne, mais sa vision devient de plus en plus floue. \u00ab\u00a0Tomie, que regardes tu si fixement ?\u00a0\u00bb demande Shigeru. \u00ab\u00a0Ils nous regardent\u00a0\u00bb r\u00e9pond t\u2019elle d\u2019une voix si faible que lui seul peut l\u2019entendre. \u00ab\u00a0Est ce que tu m\u2019aimes?\u00a0\u00bb lui demande t\u2019elle maintenant \u00ab\u00a0Est ce que tu m\u2019aimes \u00e0 en mourir ?\u00a0\u00bb. Une longue lame est pos\u00e9e sur le tatami. Shigeru ne l\u2019avait pas remarqu\u00e9 en entrant dans sa chambre, mais elle est bien l\u00e0, brillante comme un \u00e9clat de cristal. Il pourrait la saisir et se la pointer dans le c\u0153ur pour prouver son amour. Il pourrait le faire lentement tout en regardant passionn\u00e9ment Tomie qui lui rendrait du regard tout l\u2019amour qu\u2019il attendait. Cet amour deviendrait \u00e9ternel et inalt\u00e9rable. Il le garderait avec lui pour toujours, au del\u00e0 m\u00eame du grand fleuve noir de la mort. Elle serait si douce cette mort, d\u00e9licieuse et d\u00e9licate dans les bras de Tomie. Shigeru s\u2019effondre sur le tatami de tout son poids, ayant laisser s\u2019\u00e9chapper un dernier souffle de vie en direction de sa bien aim\u00e9e qui regarde de nouveau devant elle, fixant cette pr\u00e9sence dans la pi\u00e8ce. Du corps de Shigeru \u00e9manent une dense fum\u00e9e noire aux odeurs d\u2019encens. Elle envahit petit \u00e0 petit la pi\u00e8ce, mais ne perturbe en aucun cas Tomie qui reste fig\u00e9e. Des cendres de Shigeru, il va \u00e9maner un autre \u00eatre rempli de noirceur. Cet \u00eatre guette depuis longtemps au fond de la pi\u00e8ce et n\u2019attendait qu\u2019un appel de Tomie pour se r\u00e9v\u00e9ler. L\u2019apparence de cet \u00eatre se fait de plus en plus distincte au fur et \u00e0 mesure que le corps de Shigeru dispara\u00eet dans la fum\u00e9e \u00e9paisse. Cet \u00eatre est une femme v\u00eatue de noir ressemblant \u00e9trangement \u00e0 Tomie. Une s\u0153ur jumelle peut-\u00eatre, mais semblant provenir de l\u2019au-del\u00e0 tant son teint est blafard. Tomie se l\u00e8ve doucement en s\u2019aidant d\u2019une main. Elle ne pr\u00eate aucune attention \u00e0 cet \u00eatre qui lui ressemble comme deux gouttes d\u2019eau. Elle chausse ses bottines noires en refermant d\u00e9licatement la fermeture \u00e9clair et sort de la chambre d\u2019h\u00f4tel sans faire un seul bruit, dans un silence si profond qu\u2019il nous ferait douter de notre propre pr\u00e9sence. Les fum\u00e9es noires qui remplissaient la pi\u00e8ce font maintenant place \u00e0 une l\u00e9g\u00e8re brume blanch\u00e2tre \u00e0 l\u2019odeur forte d\u2019encens. \u00ab\u00a0Je suis Tomie Kurokawa\u00a0\u00bb, se r\u00e9p\u00e8te plusieurs fois \u00e0 elle-m\u00eame cette personne ressemblant \u00e9trangement \u00e0 Tomie. Son teint p\u00e2le s\u2019estompe progressivement comme si son corps s\u2019\u00e9tait progressivement adapt\u00e9 \u00e0 la chaleur ambiante de la chambre mais ses yeux restent fantomatiques. Shigeru a lui disparu dans un vent de poussi\u00e8re.<\/p>\n<p>Shigeru se r\u00e9veille vers 7h du matin. La profondeur de son sommeil lui donne l\u2019impression d\u2019\u00eatre revenu du monde des morts. Il se rend compte \u00e0 son r\u00e9veil qu\u2019il ne s\u2019est m\u00eame pas chang\u00e9 avant de s\u2019endormir et qu\u2019il a m\u00eame dormi \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son futon, celui-ci restant intact, comme il l\u2019avait trouv\u00e9 en entrant dans sa chambre hier soir. Apr\u00e8s une toilette rapide, il se pr\u00e9pare \u00e0 la va-vite car le temps lui manque pour son premier rendez-vous de travail dans une vingtaine de minutes. Il ne prend m\u00eame pas de petit d\u00e9jeuner au lounge du rez-de-chauss\u00e9e de l\u2019h\u00f4tel et file d\u2019un pas rapide \u00e0 travers le hall jusqu\u2019aux portes automatiques donnant sur la rue. Il cherche un taxi libre en levant la main et s\u2019engouffre dans le premier qu\u2019il aper\u00e7oit. Assis \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du taxi, il pousse un grand soupir et porte enfin attention au monde qu\u2019il entoure. Le taxi avance de quelques m\u00e8tres mais la circulation est dense ce matin. Shigeru soupire de nouveau d\u2019agacement et se dit qu\u2019il avancerait peut-\u00eatre plus vite \u00e0 pieds. Les passants sur le trottoirs semblent en effet marcher d\u2019un pas plus rapide que son taxi. Parmi la foule de marcheurs en costumes noirs, il reconna\u00eet une femme habill\u00e9e en noir. Il reconna\u00eet sa d\u00e9marche et sa longue chevelure noire. Il ouvre la fen\u00eatre. \u00ab\u00a0Tomie!\u00a0\u00bb Crie t\u2019il d\u2019une voix puissante. Ce nom semble venir d\u2019un lointain souvenir. La spontan\u00e9it\u00e9 par laquelle ce nom lui est venu en t\u00eate l\u2019\u00e9tonne lui-m\u00eame, mais il ne se formalise pas plus que cela. L\u2019important, se dit il, est de rejoindre Tomie qui dispara\u00eet rapidement dans la foule sans entendre son appel. Il voit le haut de sa t\u00eate \u00e9merger un peu plus loin au niveau du carrefour. \u00ab\u00a0Arr\u00eatez-vous, je descends\u00a0\u00bb pr\u00e9viens Shigeru en tendant au chauffeur de taxi un billet de 1000 Yens, largement suffisant pour la petite distance qu\u2019ils ont parcouru. La fragrance forte de Tomie lui revient en m\u00e9moire et il fonce dans le foule en s\u2019excusant sans conviction. Il ne voit pas Tomie qui a d\u00e9j\u00e0 disparu au loin. Il marche pourtant d\u2019un pas rapide, court m\u00eame lorsque c\u2019est possible, mais elle n\u2019est d\u00e9j\u00e0 plus l\u00e0. Une panique soudaine le saisit car il ne l\u2019a retrouve plus. Il ne voudrait pas la perdre pour toujours. Il avance d\u2019un pas rapide en ignorant ceux qui l\u2019entourent, en stoppant les voitures \u00e0 son passage. Il l\u2019a voit enfin devant lui de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du carrefour. Elle s\u2019est retourn\u00e9e et regarde Shigeru d\u2019un regard profond qui le transperce jusqu\u2019au plus profond de lui-m\u00eame. Il ne peut r\u00e9sister \u00e0 ce regard et au parfum fort qui lui remplit les poumons. Il avance comme sous hypnose pour traverser la rue en fixant obstin\u00e9ment Tomie de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Un bus de ville le percute alors qu\u2019il s\u2019engage sur la voie. Son corps se projette \u00e0 plusieurs m\u00e8tres sous le regard affol\u00e9 de la foule tout autour. Il est mort sur le coup, sans douleur vu la soudainet\u00e9 de l\u2019accident. Tomie regarde la sc\u00e8ne d\u2019un regard froid puis se retourne et continue son chemin. Shigeru avait d\u00e9j\u00e0 rendu l\u2019\u00e2me la nuit derni\u00e8re.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"44912\" data-permalink=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2025\/01\/25\/dans-un-eternel-recommencement\/img_9890\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9890.jpg\" data-orig-size=\"2000,1500\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG_9890\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9890-700x525.jpg\" src=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9890.jpg\" alt=\"\" width=\"2000\" height=\"1500\" class=\"aligncenter size-full wp-image-44912\" srcset=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9890.jpg 2000w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9890-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9890-700x525.jpg 700w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9890-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9890-800x600.jpg 800w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9890-80x60.jpg 80w\" sizes=\"auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px\" \/><\/p>\n<p>Nao Kawakami (\u5ddd\u4e0a\u5c1a) est assis avec son Sempai et ami Hamada (\u6d5c\u7530) dans un coin sombre du bar de l\u2019h\u00f4tel Palacio \u00e0 Ginza. L\u2019ambiance est festive car Nao c\u00e9l\u00e8bre sa promotion qui vient juste d\u2019\u00eatre annonc\u00e9e en grande pompe par le directeur de l\u2019agence. Hamada a grandement contribu\u00e9 \u00e0 son avancement rapide dans les \u00e9chelons de l\u2019agence, et il comptait bien le remercier. Nao est un jeune loup, certains diraient un requin, qui ne consid\u00e8re que son propre int\u00e9r\u00eat mais sait rester fid\u00e8le \u00e0 ceux qui le soutiennent. Hamada est de ceux l\u00e0. Ils se connaissent de longue date, depuis le coll\u00e8ge m\u00eame si Hamada a un an de plus que lui. Ils ont \u00e9tudi\u00e9 dans le m\u00eame lyc\u00e9e avant d\u2019int\u00e9grer l\u2019Universit\u00e9 de Tokyo. Le parfum de la r\u00e9ussite lui monte vite \u00e0 la t\u00eate comme l\u2019alcool des cinq bouteilles de bi\u00e8re successives qu\u2019ils viennent d\u2019enfiler en un peu moins d\u2019une heure. Nao est au bord de l\u2019ivresse et ses \u00e9clats de rire deviennent m\u00eame incontr\u00f4l\u00e9s. Mais il se tue soudainement sous le regard interrogateur de son coll\u00e8gue. Son attitude enjou\u00e9e change du tout au tout lorsqu\u2019il aper\u00e7oit une femme toute habill\u00e9e de noir s\u2019approcher du comptoir du bar de l\u2019h\u00f4tel. Hamada suit le regard de Nao et comprend tr\u00e8s vite qu\u2019il est tomb\u00e9 sous le charme myst\u00e9rieux de cette jeune fille qui doit avoir environ 25 ans. Sa tenue noire ne convient pas vraiment \u00e0 son \u00e2ge apparent, se dit-il. Hamada taquine gentiment son ami mais Nao reste impassible. \u00ab\u00a0Elle est magnifique\u00a0\u00bb, se dit il \u00e0 voix basse, comme hypnotis\u00e9. Apr\u00e8s quelques dizaines de secondes d\u2019immobilit\u00e9 totale, il redevient lui-m\u00eame, comme si le charme avait \u00e9t\u00e9 soudainement rompu. Hamada comprend que quelque chose d\u2019\u00e9trange vient de se passer mais il pr\u00e9f\u00e8re changer de sujet pour \u00e9viter une g\u00eane entre eux. Nao n\u2019est cependant plus tout \u00e0 fait le m\u00eame car l\u2019exaltation qu\u2019il montrait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent a presque totalement disparu. La discussion entre les deux hommes s\u2019interrompt m\u00eame plusieurs fois par les regards insistants que Nao porte pour cette femme, comme s\u2019il guettait ses moindres mouvements, un regard dans sa direction peut-\u00eatre ou un l\u00e9ger mouvement de visage. Mais elle reste quasiment immobile, buvant quelques gorg\u00e9es de son whisky japonais \u00e0 intervalles irr\u00e9guliers. Il se fait d\u00e9j\u00e0 tard et Hamada s\u2019impatiente de rentrer. Au moment de se lever pour quitter les lieux, Nao peine \u00e0 se tenir correctement debout, certainement sous l\u2019emprise d\u2019une ivresse trop forte. Il perd l\u2019\u00e9quilibre mais se rattrape de justesse d\u2019un mouvement de main brusque se fracassant sur une des tables voisines. Le fracas de sa main surprend le barman et la femme en noir qui se retourne finalement en laissant filer ses cheveux noirs et un parfum enivrant parvenant jusqu\u2019\u00e0 Nao. La femme tourne ses yeux dans sa direction. Son regard lui para\u00eet vide et le fascine car le vide qui s\u2019en d\u00e9gage fait \u00e9cho au vide qui remplit son c\u0153ur depuis de nombreuses ann\u00e9es. Elle serait peut-\u00eatre \u00e0 m\u00eame de remplir ce vide, se dit-il avec une conviction proche de l\u2019obsession soudaine. Nao quitte Hamada dans le grand hall du Palacio, en pr\u00e9textant vouloir passer la nuit dans cet h\u00f4tel, n\u2019\u00e9tant pas vraiment en \u00e9tat de rentrer chez lui. Apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 Hamada, Nao revient vite vers le bar avec la ferme intention d\u2019engager la discussion avec cette femme. Mais elle n\u2019est d\u00e9j\u00e0 plus l\u00e0. \u00ab\u00a0Il y a un mot pour vous\u00a0\u00bb, lui dit le barman tout en nettoyant le verre de whisky qu\u2019elle avait utilis\u00e9. \u00ab\u00a0Pour moi?\u00a0\u00bb interroge Nao, en constatant avec surprise la pr\u00e9sence d\u2019un petit morceau de papier pos\u00e9 sur le comptoir. Il d\u00e9plie le papier qui a une l\u00e9g\u00e8re odeur d\u2019encens. Le chiffre 444 est \u00e9crit \u00e0 la main sans aucun autre mot. Nao examine le papier, le retourne mais seul ce chiffre est \u00e9crit. Il s\u2019agit peut-\u00eatre d\u2019un num\u00e9ro de chambre d\u2019h\u00f4tel. Ce message lui est apparemment directement adress\u00e9, il faut donc qu\u2019il en ait le c\u0153ur net. Le visage d\u00e9licat, un peu sombre, de la fille en noir lui revient en t\u00eate \u00e0 ce moment l\u00e0 et il essaie de se l\u2019imaginer prononcer ce num\u00e9ro de chambre devant lui. Elle aurait forc\u00e9ment une voix douce et fragile, qu\u2019on aurait d\u00fb mal \u00e0 entendre dans le bar o\u00f9 la musique jazz occupe tout l\u2019espace. Il ne l\u2019a probablement pas entendu mais il est tr\u00e8s probable qu\u2019elle l\u2019ait invit\u00e9 \u00e0 le rejoindre dans la chambre 444 de l\u2019h\u00f4tel. Nao est maintenant pouss\u00e9 par cette \u00e9vidence qui le fait avancer d\u2019un pas rapide vers les batteries d\u2019ascenseurs du grand hall. Le couloir du quatri\u00e8me \u00e9tage est sombre. Il le parcourt d\u2019un pas d\u00e9cid\u00e9. La porte de la chambre 444 est devant lui. Il sonne une premi\u00e8re fois sans r\u00e9ponse. Un deuxi\u00e8me essai n\u2019apporte toujours pas de r\u00e9action et il d\u00e9cide donc de frapper et d\u2019entrer en s\u2019excusant poliment de son intrusion. Les effets de l\u2019alcool ing\u00e9r\u00e9 un peu plus t\u00f4t ont compl\u00e8tement disparu et il a d\u00e9j\u00e0 tout oubli\u00e9 de la soir\u00e9e pass\u00e9e avec son ami Hamada. Toute sa concentration se porte d\u00e9sormais sur cette chambre et sur la femme myst\u00e9rieuse en noir qui l\u2019attire d\u2019une mani\u00e8re irrationnelle. Elle est l\u00e0, assise sur le tatami, les jambes perdues dans sa longue robe noire. \u00ab\u00a0Je suis Tomie Kurokawa\u00a0\u00bb, r\u00e9p\u00e8te elle plusieurs fois en chuchotant. Ce pr\u00e9nom et ce nom qu\u2019il entend \u00e0 peine r\u00e9veillent en lui un souvenir. Il s\u2019assoit sur le tatami pr\u00e8s de Tomie et lui demande avec un peu d\u2019h\u00e9sitation: \u00ab\u00a0On se conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 ?\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Oui, bien s\u00fbr.\u00a0\u00bb lui r\u00e9pond elle. \u00ab\u00a0Tu m\u2019avais invit\u00e9 la derni\u00e8re fois \u00e0 venir ici dans cette chambre\u2026 Je suis l\u00e0 maintenant.\u00a0\u00bb continue Tomie en regardant droit devant comme si Nao se trouvait en face elle. \u00ab\u00a0Les r\u00eaves ont parfois plus de sens que le r\u00e9el.\u00a0\u00bb ajoute elle sans chercher de r\u00e9ponse. Nao se sent tout d\u2019un coup perdu. Oui, il conna\u00eet Tomie car il l\u2019a d\u00e9j\u00e0 souvent rencontr\u00e9 dans ses r\u00eaves. Le souvenir de Tomie l\u2019a toujours quitt\u00e9 \u00e0 son r\u00e9veil mais elle est bien l\u00e0 en ce moment, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, celle qu\u2019il imagine \u00eatre son amour \u00e9ternel, celle pour qui il pourrait tout donner, m\u00eame son \u00e2me. \u00ab\u00a0Tu ferais cela ?\u00a0\u00bb lui demande Tomie. \u00ab\u00a0Oui, bien s\u00fbr.\u00a0\u00bb lui r\u00e9pond il. Le parfum enivrant de Tomie qui envahit la pi\u00e8ce le remplit d\u2019une douceur inattendue qui lui fait perdre toute force. Il s\u2019affaisse doucement sur le tatami, la t\u00eate la premi\u00e8re. Son visage semble souriant. Il tient \u00e0 la main une longue lame que Tomie lui avait donn\u00e9 lors de leur derni\u00e8re rencontre. Il pourrait mourir pour elle, lui avait il dit. Elle avait souri du bout des l\u00e8vres. Alors que les derniers souffles de vie s\u2019\u00e9chappent de ses poumons, Tomie ouvre son petit flacon de verre qui \u00e9tait pos\u00e9 sur la table basse. Elle veut conserver une partie de son \u00e2me avant qu\u2019elle ne se consume compl\u00e8tement dans les fum\u00e9es noires qui envahissent maintenant une bonne partie de la chambre d\u2019h\u00f4tel. Nao dispara\u00eet petit \u00e0 petit et une autre Tomie appara\u00eet des t\u00e9n\u00e8bres au fond de la pi\u00e8ce. Tomie referme le petit r\u00e9ceptacle de verre. Un chiffre et un nom sont not\u00e9s dessus: \u00ab\u00a0444\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Kawakami Nao\u00a0\u00bb. Elle se l\u00e8ve ensuite doucement et se dirige vers la porte d\u2019entr\u00e9e de la chambre d\u2019h\u00f4tel. Elle se baisse d\u00e9licatement pour refermer ses bottines en cuir noir puis quitte la pi\u00e8ce sans un seul bruit. Au fond de la chambre, l\u2019autre Tomie est assise en tailleur dans une noirceur t\u00e9n\u00e9breuse, se r\u00e9p\u00e9tant plusieurs fois les mots suivants: \u00ab\u00a0Je suis Tomie Kurokawa\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Vers 11h du matin, Hamada d\u00e9barque en sueur dans le hall de l\u2019h\u00f4tel Palacio. Il court jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9ception car on l\u2019avait appel\u00e9 une trentaine de minutes auparavant \u00e0 propos d\u2019un sujet grave. Nao Kawakami a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 sans vie dans la cage de l\u2019ascenseur de secours ce matin. D\u2019apr\u00e8s les dires du personnel d\u2019entretien, on l\u2019aurait vu se jeter depuis le quatri\u00e8me \u00e9tage o\u00f9 se trouve sa chambre. Une des femmes de m\u00e9nage l\u2019avait vu sortir affol\u00e9 de sa chambre alors qu\u2019elle frappait \u00e0 la porte pour entamer le m\u00e9nage. Il marchait en zigzaguant dans le couloir en clamant plusieurs fois d\u2019un air d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 un pr\u00e9nom \u00ab\u00a0Tomie!\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Attends moi! Ne m\u2019abandonnes pas\u00a0\u00bb disait il en sanglotant. Apr\u00e8s avoir ouvert la porte de secours de la cage d\u2019escalier, il \u00e9tait tomb\u00e9 \u00e0 la renverse, emport\u00e9 dans son \u00e9lan. La police et une ambulance sont d\u00e9j\u00e0 sur place, mais il est d\u00e9j\u00e0 trop tard. Au m\u00eame moment, dans son petit appartement au sixi\u00e8me \u00e9tage d\u2019un vieil immeuble de briques de Kyobashi, Tomie est imperturbable malgr\u00e9 les \u00e9v\u00e9nements tragiques qu\u2019elle engendre. Elle ne les d\u00e9clenche pas mais les attire inexorablement malgr\u00e9 elle. Son regard sombre et sa tenue noire traduisent le deuil in\u00e9vitable qu\u2019elle entra\u00eene dans chacun de ses d\u00e9placements. Ces \u00eatres disparaissent \u00e0 sa rencontre mais elle prend \u00e0 chaque fois le soin de conserver une partie de leurs \u00e2mes dans des petits flacons de verre qu\u2019elle entasse les uns \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres sur des \u00e9tag\u00e8res plac\u00e9es pr\u00e8s d\u2019un miroir. Elle d\u00e9pose aujourd\u2019hui un nouveau flacon sur l\u2019\u00e9tag\u00e8re annot\u00e9 du chiffre 444 et du nom \u00ab\u00a0Kawakami Nao\u00a0\u00bb. Elle le d\u00e9pose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres et les parcourt du regard comme elle avait l\u2019habitude de le faire. \u00ab\u00a0345 Kawakami Shigeru\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0604 Tokunaga Yuma\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0243 Imai Hiroshi\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0402 Miura Kenta\u00a0\u00bb\u2026 Autant d\u2019amours profonds et platoniques qui se sont conclus de mani\u00e8re tragique, sans qu\u2019elle ne le souhaite. Apr\u00e8s avoir poser le flacon, Tomie regarde ensuite son visage dans le reflet du miroir pour v\u00e9rifier si chaque nouvelle \u00e2me qu\u2019elle conserve pr\u00e9cieusement n\u2019a pas affect\u00e9 son apparence. Dans une pi\u00e8ce sombre de son petit appartement, les autres Tomie sont l\u00e0, assises, attendant sagement sans rien dire. Difficile de les compter car la pi\u00e8ce est sombre. Elles se ressemblent toutes tellement, mais elles ont des visages l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rents traduisant la multitude des rencontres qu\u2019elle a pu faire. Elles r\u00e9pondent toutes au m\u00eame nom et pr\u00e9nom. Une seule d\u2019entre elles sortira dans la nuit, au bar d\u2019un des nombreux h\u00f4tel de Tokyo, dans un \u00e9ternel recommencement.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"44913\" data-permalink=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2025\/01\/25\/dans-un-eternel-recommencement\/img_9901\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9901.jpg\" data-orig-size=\"2000,1500\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG_9901\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9901-700x525.jpg\" src=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/IMG_9901.jpg\" alt=\"\" width=\"2000\" height=\"1500\" class=\"aligncenter size-full wp-image-44913\" srcset=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9901.jpg 2000w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9901-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9901-700x525.jpg 700w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9901-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9901-800x600.jpg 800w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/IMG_9901-80x60.jpg 80w\" sizes=\"auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p><em>Cette courte histoire de fiction m\u2019a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s librement inspir\u00e9e par l\u2019histoire de Tomie (\u5bcc\u6c5f) dans le manga de Junji Ito (\u4f0a\u85e4\u6f64\u4e8c), car Tomie m\u2019est revenue en t\u00eate lors de l\u2019\u00e9criture d\u2019un <a href=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2025\/01\/12\/les-deux-jours-qui-suivent-le-premier\/\">billet r\u00e9cent<\/a> \u00e9voquant la derni\u00e8re compagne du romancier Osamu Dazai (\u592a\u5bb0\u6cbb). Les lieux et les noms de personnages cit\u00e9s dans l\u2019histoire ci-dessus sont bien s\u00fbr tous fictionnels. Les images ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues par Intelligence Artificielle \u00e0 partir des id\u00e9es et de certains d\u00e9tails de mon histoire. Pour \u00eatre clair, les images sont artificielles mais mon histoire ne l\u2019est pas. Je me suis rendu compte lors de l\u2019\u00e9criture du billet intitu<a href=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2025\/01\/13\/dans-une-realite-parallele-proche-du-chaos\/\">l\u00e9 \u00ab\u00a0dans une r\u00e9alit\u00e9 parall\u00e8le proche du chaos<\/a>\u00a0\u00bb que les images que je cr\u00e9ais virtuellement pouvaient devenir une formidable source d\u2019inspiration. Mon impression sur ces images cr\u00e9\u00e9es par Intelligence Artificielle est en train d\u2019\u00e9voluer progressivement au fur et \u00e0 mesure que j\u2019exp\u00e9rimente. Je n\u2019ai bien s\u00fbr strictement aucune envie de m\u2019en servir pour remplacer mes photographies r\u00e9elles. <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>H\u00f4tel Palacio, Ginza, les Mercredi 22 et Jeudi 23 Mai 1991. Tout a commenc\u00e9 par une proposition qu\u2019il n\u2019a pu refuser, attir\u00e9 par la beaut\u00e9 myst\u00e9rieuse de Tomie Kurokawa (\u9ed2\u5ddd\u5bcc\u6c5f) qui l\u2019a attir\u00e9 dans les eaux sombres qui l\u2019entourent. Shigeru Murakami (\u6751\u4e0a\u8302) a rencontr\u00e9 Tomie au bar feutr\u00e9 de l\u2019h\u00f4tel Palacio \u00e0 Ginza dans lequel&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"dans un \u00e9ternel recommencement","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[4080,1102],"tags":[4097],"class_list":["post-44906","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ai","category-textestokyo","tag-tomie"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44906","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=44906"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44906\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":44936,"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44906\/revisions\/44936"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44906"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=44906"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=44906"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}