{"id":48512,"date":"2026-06-20T23:10:55","date_gmt":"2026-06-20T14:10:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/?p=48512"},"modified":"2026-06-20T23:10:55","modified_gmt":"2026-06-20T14:10:55","slug":"pensees-recursives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2026\/06\/20\/pensees-recursives\/","title":{"rendered":"pens\u00e9es r\u00e9cursives"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"48528\" data-permalink=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2026\/06\/20\/pensees-recursives\/275e41b8-0c42-4d5a-97df-a549bdc76811\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811.png\" data-orig-size=\"1024,1536\" data-comments-opened=\"1\" data-image-title=\"275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811-700x1050.png\" src=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1536\" class=\"aligncenter size-full wp-image-48528\" srcset=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811.png 1024w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811-200x300.png 200w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811-700x1050.png 700w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/275E41B8-0C42-4D5A-97DF-A549BDC76811-800x1200.png 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 ChatGPT d\u2019\u00e9crire une revue sans concession sur le blog Made in Tokyo, en incluant ses aspects positifs et ses faiblesses avec des conseils pour la suite. Le r\u00e9sultat, que je retranscris sans alt\u00e9ration ci-dessous, est quand m\u00eame assez troublant de v\u00e9rit\u00e9. Troublant car ChatGPT ne se base pas sur un condens\u00e9 d\u2019avis ext\u00e9rieurs car ceux-ci n\u2019existent pas mais semble bien faire lui-m\u00eame une analyse et donner un avis qui a tout d\u2019une vue personnelle. Je reconnais bien les points qu\u2019il mentionne tant en positif qu\u2019en n\u00e9gatif, et certains des points n\u00e9gatifs dont il parle sont des choix volontaires de ma part, par exemple de ne parler que des choses que j\u2019appr\u00e9cie. Je ne sais pas si cette petite analyse me fera changer mon approche sur certains points mais elle permet en tout cas de faire un ou deux pas en arri\u00e8re pour prendre un peu de recul. Je ne re\u00e7ois en g\u00e9n\u00e9ral pas ce genre de commentaires des visiteurs, ce qui est tout \u00e0 fait compr\u00e9hensible. J\u2019ai toujours pens\u00e9 l\u2019intelligence artificielle comme une aide de recherche au sujet de certains sujets qui m\u2019int\u00e9resse mais on peut aussi l\u2019utiliser pour se questionner soi-m\u00eame dans une certaine mesure et d\u2019une mani\u00e8re prudente.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Made in Tokyo: entre passion, transmission et exigence critique<\/strong><\/p>\n<p>Depuis plusieurs ann\u00e9es, Made in Tokyo occupe une place singuli\u00e8re dans le paysage francophone consacr\u00e9 au Japon. Ni guide touristique, ni m\u00e9dia d\u2019actualit\u00e9 g\u00e9n\u00e9raliste, ni simple carnet de voyage, le blog s\u2019est progressivement impos\u00e9 comme un espace de d\u00e9couverte culturelle o\u00f9 se croisent musique, architecture, art contemporain, photographie, quartiers urbains et exp\u00e9riences de terrain. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 le Japon est souvent r\u00e9duit \u00e0 quelques images convenues (anime, gastronomie, technologie ou attractions touristiques), Made in Tokyo propose un regard plus personnel et plus nuanc\u00e9 sur la cr\u00e9ation contemporaine japonaise. Cette singularit\u00e9 constitue sa force principale. Elle explique \u00e9galement certaines de ses limites.<\/p>\n<p><strong>Une pr\u00e9sence authentique sur le terrain<\/strong><\/p>\n<p>Ce qui frappe d\u2019abord \u00e0 la lecture du blog est le caract\u00e8re v\u00e9cu des r\u00e9cits. Les articles donnent rarement l\u2019impression d\u2019\u00eatre le produit d\u2019une simple veille num\u00e9rique ou de la reprise de communiqu\u00e9s promotionnels. Ils sont ancr\u00e9s dans l\u2019exp\u00e9rience directe. Concerts dans des salles de taille modeste, expositions confidentielles, caf\u00e9s atypiques, quartiers en mutation ou festivals locaux: le lecteur accompagne l\u2019auteur dans ses d\u00e9couvertes. Cette immersion cr\u00e9e un sentiment de proximit\u00e9 et de cr\u00e9dibilit\u00e9 que beaucoup de publications plus institutionnelles peinent \u00e0 reproduire. Dans un environnement m\u00e9diatique satur\u00e9 de contenus standardis\u00e9s, cette authenticit\u00e9 constitue une valeur rare.<\/p>\n<p><strong>Un r\u00f4le de passeur culturel<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019une des grandes r\u00e9ussites de Made in Tokyo r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 faire d\u00e9couvrir des artistes, des lieux et des initiatives largement absents du radar francophone. La musique occupe ici une place particuli\u00e8re. Au fil des ann\u00e9es, le blog a mis en lumi\u00e8re aussi bien des figures reconnues que des groupes confidentiels issus des sc\u00e8nes ind\u00e9pendantes japonaises. Cette curiosit\u00e9 permanente permet au lecteur d\u2019\u00e9largir ses horizons et d\u2019acc\u00e9der \u00e0 des univers qui resteraient autrement invisibles. Le blog agit ainsi comme un passeur culturel. Il ne se contente pas d\u2019informer, il suscite l\u2019envie d\u2019explorer davantage. Nombre de lecteurs ont probablement d\u00e9couvert un artiste, une salle de concert, un quartier ou un mus\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 cette m\u00e9diation patiente et passionn\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Une expertise musicale pr\u00e9cieuse<\/strong><\/p>\n<p>Parmi les diff\u00e9rentes th\u00e9matiques abord\u00e9es, la musique appara\u00eet comme l\u2019un des domaines o\u00f9 Made in Tokyo excelle le plus. Les chroniques t\u00e9moignent d\u2019une connaissance approfondie de la sc\u00e8ne japonaise contemporaine, qu\u2019il s\u2019agisse de rock ind\u00e9pendant, de jazz, d\u2019\u00e9lectro, de folk, de pop alternative ou de musiques exp\u00e9rimentales. Cette expertise est particuli\u00e8rement pr\u00e9cieuse dans un contexte o\u00f9 les m\u00e9dias occidentaux accordent encore peu de place \u00e0 la diversit\u00e9 musicale japonaise. Loin de se limiter aux artistes d\u00e9j\u00e0 export\u00e9s \u00e0 l\u2019international, le blog s\u2019int\u00e9resse aux trajectoires moins visibles, contribuant ainsi \u00e0 documenter une richesse culturelle souvent m\u00e9connue.<\/p>\n<p><strong>Une \u00e9criture incarn\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Made in Tokyo assume pleinement la subjectivit\u00e9 de son regard. Les articles sont nourris de sensations, de souvenirs, de rencontres et d\u2019\u00e9motions. Cette approche personnelle constitue l\u2019une des signatures du blog. Elle permet au lecteur de ressentir l\u2019atmosph\u00e8re d\u2019un lieu ou l\u2019\u00e9nergie d\u2019un concert au-del\u00e0 des simples faits. Cette \u00e9criture sensible favorise l\u2019immersion et distingue le site d\u2019une couverture purement journalistique. Cependant, cette m\u00eame proximit\u00e9 avec le sujet soul\u00e8ve parfois une question essentielle: quelle place reste-t-il pour la critique ?<\/p>\n<p><strong>Les limites d\u2019un regard passionn\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>La principale r\u00e9serve que l\u2019on peut formuler \u00e0 propos de Made in Tokyo tient pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 ce qui fait son charme: son enthousiasme. Le blog privil\u00e9gie souvent la d\u00e9couverte, l\u2019\u00e9merveillement et le partage d\u2019exp\u00e9riences positives. Cette orientation cr\u00e9e une lecture agr\u00e9able et g\u00e9n\u00e9reuse, mais elle peut \u00e9galement r\u00e9duire la distance critique. Les concerts sont fr\u00e9quemment racont\u00e9s avec pr\u00e9cision, mais rarement diss\u00e9qu\u00e9s en profondeur. Les albums sont pr\u00e9sent\u00e9s avec conviction, mais leurs faiblesses \u00e9ventuelles sont peu discut\u00e9es. Les expositions et les lieux visit\u00e9s sont majoritairement valoris\u00e9s plut\u00f4t qu\u2019interrog\u00e9s. Le lecteur comprend ce qui a s\u00e9duit l\u2019auteur. Il d\u00e9couvre plus rarement ce qui a pu le d\u00e9cevoir. Or la critique culturelle ne consiste pas seulement \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer. Elle consiste \u00e9galement \u00e0 analyser, comparer, questionner et parfois contredire.<\/p>\n<p><strong>Le risque de la romantisation<\/strong><\/p>\n<p>Une autre limite r\u00e9side dans la repr\u00e9sentation du Japon lui-m\u00eame. \u00c0 travers les articles, le Japon appara\u00eet souvent comme un territoire d\u2019inspiration, de cr\u00e9ativit\u00e9 et de raffinement. Cette vision poss\u00e8de une part \u00e9vidente de v\u00e9rit\u00e9, mais elle peut parfois tendre vers une forme de romantisation. Le Japon contemporain est \u00e9galement travers\u00e9 par des tensions: transformation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de certains quartiers, disparition de lieux alternatifs, standardisation commerciale, difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par les artistes ind\u00e9pendants, vieillissement de certains publics culturels ou encore effets du tourisme de masse. Ces r\u00e9alit\u00e9s apparaissent relativement peu dans les r\u00e9cits. Aborder davantage ces contradictions permettrait d\u2019enrichir encore le regard port\u00e9 sur le pays et de d\u00e9passer une vision principalement contemplative.<\/p>\n<p><strong>Ce qui pourrait faire \u00e9voluer le blog<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019enjeu n\u2019est certainement pas de transformer Made in Tokyo en m\u00e9dia pol\u00e9mique ou en plateforme de critiques syst\u00e9matiques. Sa personnalit\u00e9 repose justement sur sa curiosit\u00e9, sa bienveillance et sa capacit\u00e9 \u00e0 transmettre des d\u00e9couvertes. En revanche, plusieurs \u00e9volutions pourraient renforcer encore sa pertinence.<\/p>\n<p><strong><em>Assumer davantage la critique<\/em><\/strong>: Le blog dispose aujourd\u2019hui de suffisamment de cr\u00e9dibilit\u00e9 pour exprimer des jugements plus tranch\u00e9s lorsque cela s\u2019impose. Les lecteurs gagneraient \u00e0 d\u00e9couvrir aussi les limites d\u2019un concert, les faiblesses d\u2019un album ou les ambigu\u00eft\u00e9s d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne culturel.<\/p>\n<p><strong><em>D\u00e9velopper les analyses de fond<\/em><\/strong>: Les meilleurs articles sont souvent ceux qui replacent un lieu, un artiste ou un \u00e9v\u00e9nement dans une perspective plus large. Renforcer les dimensions historiques, sociales ou urbaines permettrait d\u2019ajouter une profondeur suppl\u00e9mentaire aux r\u00e9cits.<\/p>\n<p><strong><em>Explorer davantage les zones grises<\/em><\/strong>: Le Japon fascinant pr\u00e9sent\u00e9 par le blog n\u2019exclut pas un Japon plus complexe. Les sujets li\u00e9s aux mutations culturelles, aux difficult\u00e9s du secteur artistique ou aux transformations urbaines pourraient trouver davantage leur place.<\/p>\n<p><strong><em>Multiplier les regards<\/em><\/strong>: Des collaborations ponctuelles avec d\u2019autres observateurs, artistes ou passionn\u00e9s permettraient d\u2019introduire des perspectives nouvelles tout en pr\u00e9servant l\u2019identit\u00e9 du projet.<\/p>\n<p><strong><em>Valoriser le patrimoine \u00e9ditorial<\/em><\/strong>: Apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es d\u2019existence, Made in Tokyo poss\u00e8de une v\u00e9ritable richesse documentaire. Organiser davantage les archives sous forme de dossiers th\u00e9matiques, de parcours musicaux ou de s\u00e9ries consacr\u00e9es \u00e0 certains quartiers pourrait transformer le site en ressource de r\u00e9f\u00e9rence pour les passionn\u00e9s de culture japonaise.<\/p>\n<p><strong><em>Une identit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9server<\/em><\/strong>: Malgr\u00e9 ces pistes d\u2019am\u00e9lioration, il serait injuste d\u2019\u00e9valuer Made in Tokyo uniquement \u00e0 travers ce qui lui manque. Sa v\u00e9ritable r\u00e9ussite r\u00e9side ailleurs. Le blog donne envie de sortir, d\u2019\u00e9couter, de marcher, d\u2019observer et de d\u00e9couvrir. Il transmet une curiosit\u00e9 contagieuse pour la cr\u00e9ation japonaise contemporaine. Il construit patiemment des passerelles entre des univers souvent \u00e9loign\u00e9s du public francophone.<\/p>\n<p>Dans un paysage num\u00e9rique domin\u00e9 par la vitesse, les algorithmes et les contenus jetables, Made in Tokyo cultive encore le temps long de la d\u00e9couverte. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison qu\u2019il m\u00e9rite aujourd\u2019hui d\u2019aller plus loin. Non pas en abandonnant ce qui fait sa singularit\u00e9, mais en ajoutant \u00e0 son enthousiasme d\u00e9j\u00e0 communicatif une dose suppl\u00e9mentaire d\u2019analyse, de contradiction et d\u2019esprit critique. Car le Japon r\u00e9el n\u2019est pas seulement fascinant. Il est complexe, changeant, parfois d\u00e9cevant, souvent contradictoire. Et c\u2019est dans cette tension entre \u00e9merveillement et lucidit\u00e9 que Made in Tokyo pourrait trouver son prochain chapitre.<\/p>\n<p>Ce qui ressort finalement de l\u2019ensemble de l\u2019analyse, c\u2019est que les qualit\u00e9s et les d\u00e9fauts de Made in Tokyo sont intimement li\u00e9s. Le blog fonctionne parce qu\u2019il est port\u00e9 par une curiosit\u00e9 authentique, une pr\u00e9sence sur le terrain et une v\u00e9ritable passion pour la culture japonaise contemporaine. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette passion qui lui permet de d\u00e9couvrir des artistes, des lieux et des \u00e9v\u00e9nements que la plupart des m\u00e9dias ignorent. Mais cette m\u00eame passion peut parfois limiter la distance critique. L\u00e0 o\u00f9 un journaliste culturel chercherait \u00e0 \u00e9valuer, comparer ou contester, le blogueur cherche souvent \u00e0 partager, transmettre et faire d\u00e9couvrir. Il ne faut pas oublier non plus qu\u2019un blog n\u2019a pas n\u00e9cessairement vocation \u00e0 devenir une revue critique. Beaucoup de lecteurs viennent justement sur Made in Tokyo pour retrouver un regard personnel, sensible et enthousiaste. Une critique trop syst\u00e9matique pourrait m\u00eame faire perdre une partie de ce qui constitue son identit\u00e9. La question n\u2019est donc peut-\u00eatre pas: \u00ab<em>Comment rendre le blog plus s\u00e9v\u00e8re ?<\/em>\u00bb mais plut\u00f4t: \u00ab<em>Comment conserver sa capacit\u00e9 d\u2019\u00e9merveillement tout en gagnant en profondeur analytique ?<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Par exemple:<br \/>\n&#8211; D\u00e9velopper davantage le contexte historique et social autour des sujets abordes;<br \/>\n&#8211; Comparer les artistes ou les \u0153uvres plut\u00f4t que de les d\u00e9crire unique ment;<br \/>\n&#8211; Revenir sur certaines d\u00e9ceptions ou limites lorsque c\u2019est pertinent;<br \/>\n&#8211; Explorer les contradictions de la soci\u00e9t\u00e9 japonaise contemporaine;<br \/>\n&#8211; Produire ponctuellement des articles de fond ou des essais plus personnels.<\/p>\n<p>L\u2019autre point qui me semble important est la valeur documentaire accumul\u00e9e au fil des ann\u00e9es. \u00c0 force de chroniquer concerts, expositions, quartiers et artistes, Made in Tokyo est devenu bien plus qu\u2019un simple blog: c\u2019est une archive vivante de la culture japonaise contemporaine vue depuis le terrain. Cette richesse est rare et m\u00e9rite probablement d\u2019\u00eatre davantage mise en avant. En d\u00e9finitive, si je devais r\u00e9sumer le blog en une formule:<br \/>\n<em>Made in Tokyo est excellent lorsqu\u2019il fait d\u00e9couvrir; il pourrait devenir remarquable lorsqu\u2019il commencera davantage \u00e0 interpr\u00e9ter.<\/em> Les deux dimensions ne sont pas incompatibles. Au contraire, elles pourraient se renforcer mutuellement.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"48529\" data-permalink=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2026\/06\/20\/pensees-recursives\/c429b40c-1604-42e5-b2d1-0a643f563083\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083.png\" data-orig-size=\"1024,1536\" data-comments-opened=\"1\" data-image-title=\"C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083-700x1050.png\" src=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"1536\" class=\"aligncenter size-full wp-image-48529\" srcset=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083.png 1024w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083-200x300.png 200w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083-700x1050.png 700w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/C429B40C-1604-42E5-B2D1-0A643F563083-800x1200.png 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Mako Takatsuki (\u9ad8\u69fb \u771f\u5149) et Yuka Kuroyama (\u9ed2\u5c71 \u512a\u6b4c) qui accompagnent respectivement ce billet sont toutes les deux n\u00e9es d\u2019un croisement de l\u2019imagination humaine et de l\u2019intelligence artificielle. Elles repr\u00e9sentent certaines des singularit\u00e9s par lesquelles j\u2019aimerais qu\u2019on per\u00e7oive ce blog, comme un point vert qui d\u00e9note sur un ensemble uniforme ou une couleur bleut\u00e9e inattendue qui se d\u00e9gage \u00e0 travers le prisme des mots. J\u2019ai cr\u00e9\u00e9 ces images photographiques sur une version de Grok lorsque celle-ci \u00e9tait gratuite (ce qui n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui) mais avec un remaniement ensuite sous ChatGPT car je pr\u00e9f\u00e8re la chaleur du rendu pas compl\u00e8tement r\u00e9aliste de ce dernier. Je ne pr\u00e9tendrais pas utiliser des prompts compliqu\u00e9s mais il y avait par contre plusieurs it\u00e9rations pour obtenir le r\u00e9sultat souhait\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"48562\" data-permalink=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/archives\/2026\/06\/20\/pensees-recursives\/tomkawada-debug-001\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/tomkawada-debug-001.jpg\" data-orig-size=\"1280,709\" data-comments-opened=\"1\" data-image-title=\"tomkawada-debug-001\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/tomkawada-debug-001-700x388.jpg\" src=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/\/tomkawada-debug-001.jpg\" alt=\"\" width=\"1280\" height=\"709\" class=\"aligncenter size-full wp-image-48562\" srcset=\"https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/tomkawada-debug-001.jpg 1280w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/tomkawada-debug-001-300x166.jpg 300w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/tomkawada-debug-001-700x388.jpg 700w, https:\/\/www.fgautron.com\/weblog\/wp-content\/tomkawada-debug-001-800x443.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px\" \/><\/p>\n<p>Je m\u2019int\u00e9resse maintenant \u00e0 la musique de Tom Kawada (\u5ddd\u7530\u5341\u5922) que je d\u00e9couvre par hasard en \u00e9coutant l\u2019\u00e9mission Creator\u2019s Note du 13 Juin 2026 sur la radio J-Wave dans laquelle il \u00e9tait invit\u00e9. Tom Kawada est n\u00e9 en 1976 dans la pr\u00e9fecture de Kumamoto dans le Kyushu. Il est avant tout connu comme d\u00e9veloppeur et inventeur, et comme l\u2019un des pionniers de la r\u00e9alit\u00e9 augment\u00e9e (AR) au Japon au sein d\u2019un collectif nomm\u00e9 AR San Ky\u014ddai (AR\u4e09\u5144\u5f1f). Ce collectif cr\u00e9atif fond\u00e9 autour de la r\u00e9alit\u00e9 augment\u00e9e m\u00eale technologie, humour, art contemporain, musique, t\u00e9l\u00e9vision et performances interactives. Depuis 2025, Tom Kawada publie r\u00e9guli\u00e8rement ses propres morceaux de musique, dans un projet m\u00ealant musique, po\u00e9sie, vid\u00e9o et \u2026 intelligence artificielle. Il \u00e9crit tous les textes de ses morceaux, les compose et r\u00e9alise les vid\u00e9os. Les voix sont par contre souvent g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par intelligence artificielle, tandis que certaines parties instrumentales, notamment de guitare, proviennent de ses propres enregistrements. Il s\u2019agit donc d\u2019un projet hybride exp\u00e9rimental dont la r\u00e9partition entre humain et IA reste variable entre les morceaux. Bien qu\u2019il assure la conception artistique, les th\u00e8mes et la structure des morceaux, la direction cr\u00e9ative des vid\u00e9o qu\u2019il cr\u00e9e, il ne masque pas son utilisation fr\u00e9quente de l\u2019IA pour les voix chant\u00e9es, pour certaines parties instrumentales ou arrangements et pour les visuels et animations accompagnant les morceaux. Les morceaux reposent sur des voix de synth\u00e8se, mais son \u00e9criture est tr\u00e8s personnelle et pas d\u00e9nou\u00e9e d\u2019humour comme sur le morceau <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=Ed8HEYS5Mrc\">Vein<\/a> (\u9271\u8108) qui s\u2019inspire des nouvelles amendes impos\u00e9es \u00e0 la conduite \u00e0 v\u00e9lo lorsque l\u2019on fait quelque chose de travers (comme conduire avec des \u00e9couteurs dans les oreilles ou en regardant son smartphone). Le morceau Vein, comme les trois autres que j\u2019\u00e9coute \u00e0 savoir <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=wBAq8wRY3TI\">Vein of Water<\/a> (\u6c34\u8108), <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=zxy6d0SjSQ8\">Debug to the Future<\/a> (\u30c7\u30d0\u30c3\u30b0\u30fb\u30c8\u30a5\u30fb\u30b6\u30fb\u30d5\u30e5\u30fc\u30c1\u30e3\u30fc), <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=x3PgX4gH6a4\">I\u2019ll turn it into a song<\/a> (\u6b4c\u306b\u3057\u3061\u3083\u3046\u305e), ont une forte empreinte hip-hop avec une rythmique tr\u00e8s marqu\u00e9e et une voix tr\u00e8s rapide un peu m\u00e9canique, mais qui est pourtant nourrie d\u2019une sensibilit\u00e9 et d\u2019une po\u00e9sie tr\u00e8s contemporaine. Le trouble nous saisit tout de m\u00eame car on n\u2019est pas certain de savoir s\u2019il s\u2019agit de la voix de Tom Kawada ou d\u2019une voix de synth\u00e8se cr\u00e9\u00e9e de toute pi\u00e8ce par le software SUNO AI, dont il mentionne parfois le nom dans les cr\u00e9dits de certains morceaux. On remarque \u00e9galement certaines constantes entre les morceaux qui nous font penser qu\u2019une machine se cache derri\u00e8re ce chant parfaitement men\u00e9. Il n\u2019emp\u00eache que ces morceaux sont tr\u00e8s bons et int\u00e9ressants \u00e0 l\u2019\u00e9coute, car ils touchent \u00e0 un style qui n\u2019est pas d\u00e9nu\u00e9 d\u2019originalit\u00e9. Je pensais l\u2019utilisation de l\u2019intelligence artificielle en musique comme une pratique inacceptable mais il se trouve que certains artistes parviennent \u00e0 l\u2019utiliser pour une musique qui n\u2019est pas copi\u00e9e sur le reste et qui ouvre m\u00eame des voies diff\u00e9rentes. Je me souviens que le musicien \u00e9lectronique Tofu beats avait \u00e9galement exp\u00e9riment\u00e9 cette association humaine et artificielle. C\u2019est troublant, et en m\u00eame temps on peut se dire que l\u2019intelligence artificielle peut \u00eatre utilis\u00e9e d\u2019une mani\u00e8re\u2026 intelligente.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 ChatGPT d\u2019\u00e9crire une revue sans concession sur le blog Made in Tokyo, en incluant ses aspects positifs et ses faiblesses avec des conseils pour la suite. Le r\u00e9sultat, que je retranscris sans alt\u00e9ration ci-dessous, est quand m\u00eame assez troublant de v\u00e9rit\u00e9. 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