Les Feux de Edogawa

Il y a certains moments à ne pas manquer au Japon, au printemps ce sont les cerisiers en fleurs, en automne, les feuilles rougissantes et en été les feux d’artfices pointant leur nez aux quatres coins du pays. Cette fois-ci, nous assistons à celui de Edogawa, près de la station de JR Ichikawa au delà de Akihabara. Nous étions accompagnés par You, une des meilleures copines de Mari, de retour pour 1 mois de Londres, à la recherche de tous les éléments japonais qui lui ont manqué pendant plus d’1 an d’absence.

Comme tout événement du genre au Japon, la foule était débordante et très contrôlée par les forces de la loi. Nous la suivons difficilement jusqu’aux berges de la rivière Edogawa. La chance nous sourit, une bonne place se laisse trouver en quelques minutes, le tapis de sol marquera notre territoire. Le feu d’artifice a déjà commencé depuis une vingtaine de minutes, il battera encore son plein jusqu’à 20h30 avec un final éclatant. La foule est émerveillée devant les explosions de lumières dans tous les sens et les couleurs rouges éclatantes. Par moments, le feu d’artifice se transforme en aurore boréale.

C’est ca un des plaisirs de ce genre de moments, être assis avec tout le monde, regarder le spectacle, boire une bière fraîche nous libérant un petit peu de la fournaise tout en dègustant tout ce qu’on a eu la bonne idée d’amener, les classiques petits haricots verts edamame, yakitori ou takoyaki. Seul un petit quelque chose manquait, nous aurions dû venir en yukata comme les défilés devant nous.

Le Tigre se rebiffe

Il y a cela un peu plus d’un mois je mettais à jour mon MAC OSX en passant de la panthère au Tigre. La mise à jour s’était bien passée mais le système me semblait un peu plus lent et certains périphériques telles que l’imprimante et le programme de capture d’images me faisaient quelques caprices en ne démarrant pas de temps en temps. Un crash impromptu pendant un exercice Photoshop a sonné la sonnette d’alarme. Direction Bic Camera pour recupérer les quelques 10 DVDs nécessaires à la sauvegarde de mes données et on re-formate le disque purement et simplement.

Eddie m’avait déjà conseillé de faire une « Fresh Install », je confirme également, l’OS répond beaucoup mieux … C’est finalement une histoire qui se termine bien.

Ce message est posté depuis la Dashboard Widget WordPress Dash, programme intéressant qui cependant ne gère pas l’Upload d’images mais permet l’allocation d’un billet à de multiples Catégories et de sauver un billet en Draft

Pour terminer, une photo prise le week end dernier à Inokashira Koen, près de Kichijoji, un de mes parcs préfèrés pour son animation. De nombreuses boutiques improvisées y prennent place ainsi que des réunions dégustatives sous les arbres. Ici, un groupe près de l’entrée du parc, l’invité est dans l’embarras du choix des boissons.

Atago et de 1000

On continue avec le mélange des genres initiés par le billet précédent, avec les 2 tours Atago que l’on doit à l’architecte Cesar Pelli. Le complexe Atago se compose de deux tours assez semblables: les faces lisses sont réservées aux entreprises et espaces bureaux, les faces arrondies pour les apartements d’habitation. Rien de très inusuelle ici, Mori Building utilise le même modèle pour son Roppongi Hills. Ce qui est plus particulier, c’est le sanctuaire qui vient se planter entre les deux tours, dans un mini jardin aménagé de fontaines. Il daterait originellement de la période Edo. Certains éléments telles que les ailes au fond de la cour semblent avoir été retapées récemment (preuve par la porte).

La première photo du dessus en forme de navette spaciale Columbia (avec un peu d’imagination quand même) est également un clin d’oeil à Noguchi, dans l’espace depuis déjà quelques jours. On en parle beaucoup aux informations avec images de ses activités journalières à l’appui.

Une information d’importance toute aussi importante, la barre fatidique des 1000 commentaires postées vient d’être franchie… Il n’y avait rien de particulier à gagner, mais le 1000ème est de Bikoko de la Saga du même nom. Merci à tous …

Futuro-Médiéval

Un de mes immeubles préférés de Tokyo, le NOA Building de l’architecte japonais SHIRAI Seiichi, date de 1974 et se situe dans le quartier de Azabu-Dai.

Cette étrange tour noire semble imprenable, fortifiée par une base presque médiévale composée de briques rouges. Un matériau qui contraste carrément avec le reste formé d’un bloc futuriste oval et lissé. Ce contraste des matériaux, la presque absence de fenêtres et la présence des forces de la loi dans les environs renforcent le côté mystérieux et inapprochable de l’endroit. Un temple mystique et futuriste?

Quelques recherches sur Internet ont déjouées mon imagination, NOA s’avère plutôt être un immeuble de bureaux et la Police postée dans les environs est chargée de la protection de l’ambassade russe toute proche. Tant pis …

Non loin de la tour NOA, on trouve un autre bâtiment étrange, moderne lui aussi, mais reprenant les lignes d’un vieux temple. Peut être une salle de spectacle… à investiguer.

Après investigation, il s’agit d’un établissement religieux, le Reiyukai Shakaden(1975) concu par Takenaka Corp.