Les deux poissons

carpe

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Une carpe japonaise est délicatement posée sur une boîte postale à Daikanyama. Elle n’est pas vraiment dans son élément ni à son aise en pleine rue sous les regards surpris des passants. Il n’est pas à son aise non plus ce gros poisson attrapé par le dieu Ebisu dans la gare du même nom.

Petits moments d’architecture (3)

daikanyama

Il est clair que ces derniers temps, je n’ai plus beaucoup le temps de me promener tranquillement dans les rues à la recherche de photos à prendre, mais entre deux courses au pas de course, je parviens tout de même à trouver quelques opportunitées cachées dans des quartiers que je connais pourtant assez bien. Les quelques photos du jour m’inspirent ces petits moments d’architecture, volet 3.

Cette vieille baraque perchée m’avait auparavant inspirée une composition, prémisse d’un assaut urbain moderne. Elle résite admirablement aux assauts urbains venant de toutes parts, cette maison, pourtant encerclée par des immeubles poussant dans cette zone dense de Daikanyama. Elle résiste cette maison, elle en deviendrait presque un symbole. Elle s’envolera peut être un jour en forme urbano-végétale pour laisser place a un immeuble moderne.

daikanyama

Je suis souvent passé devant ce dôme de verre cerclé de jaune, près de la gare de Daikanyama, sans jamais m’apercevoir qu’il se nommait ROOB 2. Qu’y a t’il de spécial dans ce nom d’immeuble? Il s’agit en fait d’une série de petits immeubles qu’on trouve éparpillé dans les quartiers de Ebisu, Daikanyama. J’ai déjà trouvé le ROOB 7 et ROOB 5 à Ebisu. ROOB 6 se trouve à Daikanyama avec l’école de cuisine francaise Le Cordon Bleu à l’intérieur.

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En me promenant un peu plus à l’intérieur de Daikanyama, je retrouve la petite boutique Alexandre Herchcovitch par l’architecte Arthur Casas. L’architecte promettait que le décor extérieur changerait en fonction des collections de la marque, et c’est bien le cas. Des logos de lames de rasoir, on passe a une surface verte à motifs jaune.

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Sur l’avenue Kyu Yamate à Daikanyama, on ne peut pas manquer le grand complexe Hills Terrace. Contrairement à ce que pourrait suggérer le nom, il ne s’agit pas d’un projet de Mori Building, mais de Fumihiko Maki. Hills Terrace s’est développé en plusieurs phases au cours du temps, de 1969 à 1992. La photo ci-dessus doit correspondre à la Phase 2, le Hillside Terrace Complex C.

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Dans une petite rue un peu à l’écart, le petit batiment boutique United Bamboo est assez atypique. C’est un vieil immeuble ré-habillé par l’architecte new yorkais Vito Acconci en 2003. Il est comme recouvert d’une seconde peau, posée sur le vieil immeuble original et lui donnant une nouvelle forme. Ce filet métallique agit pratiquement comme un camouflage, on ne le remarque pas beaucoup si ce ne sont les lumières extérieures. Suivant un système de James Clar, la surface incurvée extérieure peut retransmettre des photos prises à l’intérieur devant le miroir d’essayage, si le client veut bien. J’ai quelques doutes sur l’utilisation réelle de ce procédé.

空亜くん、雪だよ!

neige

neige

neige

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Il a neigé samedi.
Je n’ai pas eu beaucoup le temps de profiter des joies habituelles de la neige (roulades dans les parcs, luges sur les trottoirs, bataille de boules de neige avec les policiers du koban, faire tomber la neige des arbres sur les passants, traverser les passages piétons à ski), mais ai tout de même pris ces quelques photos.
Dommage, Zoa est beaucoup trop petit pour jouer avec moi.

En naviguant dans la foule

shibuya

shibuya

shibuya

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Visages tokyoites saisis en mouvement et en naviguant dans la foule de Shibuya, depuis la gare en passant par la rame de métro posée sur la place de Hachiko et en remontant en apnée une des artères jusqu’aux collines.

Et on écoute le formidable Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven des canadiens avant-garde de Godspeed You! Black Emperor qui nous plonge dans une cohabitation d’instruments classiques et électriques, de l’isolation sonore au chaos organisé.