Un miroir

… à travers la vitre d’une vieille maison de bois un peu bancale à Hiroo.

Vue sur la rue Meiji

… la nuit au niveau de Shibuyabashi sur une passerelle piétonne vibrant au rythme des pas et donnant à la photographie une allure tournoyante. Notice de lecture, la nuit est blanche. Une autre photo prise en 2004 au pied de la passerelle.

No Man’s Land

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En novembre 2009, l’Ambassade de France a déménagé dans de nouveaux locaux juste à côté des anciens, pris d’assaut volontaire par 70 artistes français et japonais le temps de quelques semaines avant destruction. Cette exposition s’intitule No Man’s Land et se déroulait jusqu’au 18 Février. Nous y sommes allés le dernier dimanche avec une grande curiosité, celle de voir de quelle façon un bâtiment que j’y pu visiter maintes fois pour des procédures consulaires (refaire son passeport et certificat de mariage entre autres) a pu être trituré. Les artistes invités, confirmés ou universitaires, ont envahis chaque espace: des façades à l’extérieur, aux bureaux en passant par les couloirs, halls, voiture de fonction… C’est d’ailleurs assez amusant de découvrir l’ambassade de cette façon, repeinte, sans dessus-dessous parfois. Certains artistes revoient le thème du bureau à leur façon (peinture intégrale gris-argent, bureau vide et mobiliers passés par la fenêtre, …), d’autres s’amusent de clichés culturels japonais ou français: des personnages de manga et de jeux video (Mario), des figures convenues de la culture japonaise ou française (sumo, geisha, cycliste …). La série de photos No Man’s Land se trouvent ci-dessous.



Comme en rotations

Le Yasuyo Building, par Nobumichi Akashi, immeuble datant de 1969, à quelques pas de la sortie Est de la gare de Shinjuku. C’est un bâtiment très beau pour son étrangeté, sa noirceur et la violence de ces arêtes. On a cette impression que chaque étage est indépendant et peut entrer en rotation.

Made in Tokyo Series Vol.13

Continuons tranquillement avec l’épisode 13 de ma série Made in Tokyo. Cet episode est assez graphique sur certaines des photos images. Le temps d’une matinée, j’ai retrouvé l’excitation de la promenade et recherche architecturale à Shinjuku. Je suis entré dans Kabukichō à la recherche de deux immeubles de Minoru Takeyama, l’architecte de la Tour 109 à Shibuya, aperçus en photos seulement dans des guides et livres d’architecture. Il s’agit, en photos ci-dessous, du Ichiban-Kan et du Niban-Kan. Les bâtiments datent de 1970 et sont perdus dans les petites rues du quartier. Les formes sont futuristes et l’apparence graphique (lignes, bandes, cercles de couleur). Les bâtiments ont malheureusement bien souffert en 40 ans, les façades sont délavées et bien endommagées dans l’ensemble.

Sur d’autres photos, on trouvera de la neige à Ebisu (une journée de neige sur Tokyo récemment) et une escapade involontaire à Numazu. La grand mère de Mari repose maintenant tout près de l’océan à Numazu.

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Côté musique, ça faisait longtemps. Ca fait maintenant quelques mois que je suis en recherche active de nouvelles musiques, un petit peu tous les jours, ça devient une vraie addiction: l’électro de Four Tet sur Love Cry et Sing, celle précise et abstraite de Pantha du Prince sur Stick to My Side avec Noah Lennox à la voix, toujours le même Lennox échappé en solo en Panda Bear sur le morceau à rallonge Good Girl/Carrots, un autre prince ou plutôt une princesse française Le Prince Miiaou sur Our Tale, le pop-rock désorientant des norvégiens de Serena-Maneesh sur I jut want to see Your Face, l’électro-pop poussive de Basement Jaxx sur Scars et Raindrops, celle encore plus poussive de Capsule et la voix robotisante de Toshiko Koshijima sur Jumper, celle plus fine et légère de Jonsi échappé lui de Sigur Ros sur Go Do, le rock quasi moyenâgeux et étrange de These New Puritans sur We Want War… Entre autres.

MP et moi nous sommes rendus à l’exposition groupée de Toshiya Watanabe, Thomas Orand, Dairou Koga et Jon Ellis. J’avais rencontré les 4 en Septembre 2008 à Ueno lors d’une réunion Flickr (que je n’utilisais pas à l’époque et plus maintenant d’ailleurs). Leur première exposition s’intitule Fragments of Tokyo et se déroulait pendant une semaine jusqu’au 14 février à la galerie Place M près de la station Shinjuku-Gyoen. Comme le titre peut l’indiquer, l’exposition montre 4 points de vue sur Tokyo, assez différents d’un photographe à l’autre d’ailleurs mais, à mon avis, avec l’humain comme point d’accroche: Toshiya Watanabe montre des paysages urbains dans le quartier désert et en construction de Ariake, on est proche de l’humain mais maintenu à distance par le taille des constructions. Thomas Orand propose une approche plus intime, plus proche du lieu du vécu sans pourtant apercevoir l’humain que l’on effleure. Jon Ellis montre le centre de Shibuya, dense en population et activités, mais détourne le regard vers les vitrines et flaques d’eau pour éviter tant que possible la présence frontale. Dairou Koga, lui par contre, montre la présence humaine en situation, d’une manière plus directe, à la découverte de la ville. Il aurait été intéressant à mon avis de construire cette liaison dans l’exposition, peut être dans la disposition des photographes / photographies. Toujours est-il, que c’était vraiment un plaisir de découvrir imprimés et affichés les travaux de photographes que je suis depuis un plus d’un an et demi. Ils ont beaucoup de talent, je leur souhaite une prochaine exposition prochainement et beaucoup de succès.