Osaka Expo 2025 (5)

EXPO National Day Hall par Akihisa Hirata.
EXPO National Day Hall par Akihisa Hirata.
Pavillon du Portugal par Kengo Kuma.
Vue d’ensemble depuis l’Est du grand anneau.
EXPO Hall par Toyo Ito.
Pavillon du Canada par Rayside Labossière & Guillaume Pelletier.
Pavillon du Qatar par Kengo Kuma.
Pavillon de la France par Thomas Coldefy & Carlo Ratti.
Pavillon des United States of America par Trey Trahan.
Electric Power Pavillon – Eggs of Possibilities par Dentsu Live & Nikken Sekkei.

J’évolue ensuite dans la zone Empowering Lives, qui est certainement la plus grande section de l’Expo, et dont la bordure Est comprend l’entrée principale. Cette zone est la plus dense en visiteurs mais, comme la foule se concentre dans les files d’attente devant certains pavillons, on peut tout de même trouver des espaces où circuler librement. On y trouve des bâtiments à l’architecture très intéressante comme l’EXPO National Day Hall conçu par Akihisa Hirata. La structure de l’édifice est légère, placée au-dessus d’un bâtiment plus traditionnel ressemblant à un petit sanctuaire. Ce bâtiment très élégant est situé en bordure du parc, près de l’océan. On imagine assez bien que sa structure fragile n’est pas faite pour durer. Elle paraît en tout point éphémère, et c’est même ce qui fait sa beauté et son intérêt. Un peu plus loin, on trouve le fameux EXPO Hall, surnommé Shining Hat, conçu par Toyo Ito. Ce bâtiment, qui accueillait la cérémonie d’ouverture et certainement celle de fermeture, se compose d’un disque doré posé sur une base cylindrique. Cet édifice immédiatement remarquable représente une sorte d’antenne parabolique transmettant et recevant des informations. Ce pavillon est accessible uniquement sur réservation préalable et il est donc très difficile de le visiter. Un collègue ayant visité l’Expo à la fin du mois d’avril (le mois d’ouverture) m’a fait part du fait que le pavillon était bien sous réservation la journée à cette époque, mais devenait ouvert au public le soir. Il y avait beaucoup moins de monde au début de l’Expo, ce qui me fait un peu regretter de ne pas nous être décidés à y aller plus tôt. J’ai pu au moins profiter de son extérieur, comme pour un grand nombre de pavillons, celui-ci ayant la particularité visuelle de ressembler à un trou dans le ciel. Il semble tout droit sorti de l’imagination du manga Doraemon. Ce rapprochement me revient soudainement en tête car il y a un épisode où Doraemon fait transiter des robots dans un monde parallèle grâce à un trou dans le ciel. Mes photographies ne rendent pas vraiment cette impression, mais ce bâtiment n’en reste pas moins poétique et élégant, comme un bel objet d’art.

Le pavillon français est de grande taille et est très bien placé sur le site de l’Expo. Je dirais qu’il occupe, avec le pavillon américain, un espace privilégié au niveau de l’entrée principale (l’entrée Est), après avoir traversé le grand anneau. On disait qu’il fallait au moins quatre heures d’attente pour y entrer, car il était accessible sans réservation. Plusieurs bâtiments de pays étrangers ont été conçus par Kengo Kuma, ce qui m’a étonné. Le pavillon malaisien, construit de lamelles de bois, est typique de l’architecture de Kuma, mais les pavillons du Qatar et du Portugal ont une apparence bien différente et très intéressante. Dans la chaleur de l’après-midi, les bassins d’eau devant certains pavillons, comme celui du Qatar, apportaient une certaine fraîcheur. Le pavillon du Canada en forme d’iceberg sur une banquise pouvait également donner une impression de fraîcheur, mais il fallait tout de même un peu d’imagination. Nous sommes près de l’océan et le vent marin parvenait jusqu’à nous. Il y a assez peu d’endroits où se protéger du soleil, mais on pouvait tout de même prendre refuge sous le grand anneau.

Tous ces pavillons, tous plus originaux les uns que les autres, m’ont presque fait oublier celui que l’on avait aperçu sur l’île de Maishima, alors que nous nous déplacions le matin du centre d’Osaka jusqu’à l’entrée Ouest de l’Expo. Il ne s’agissait bien sûr pas d’un pavillon en dehors de l’Expo mais de l’usine d’incinération de Maishima (舞洲工場). Elle est remarquable pour son architecture unique et spectaculaire conçue par l’architecte autrichien Friedensreich Hundertwasser, connu pour son style coloré et organique. Les façades ornées de motifs colorés et de mosaïques témoignent d’une fantaisie qui contraste fortement avec la fonction de l’usine. Elle a été conçue en 2001, à distance par Hundertwasser, qui n’a jamais mis les pieds au Japon pour ce projet. L’architecte est décédé en février 2000 et n’a donc pas connu cette œuvre architecturale terminée. L’usine d’incinération de Maishima (舞洲工場) est le seul projet architectural de Hundertwasser au Japon. Ce complexe comprend en fait également un bâtiment voisin qui joue le rôle de station de traitement des boues. À noter, en détail, que la deuxième épouse de Hundertwasser était une artiste japonaise nommée Yuko Ikewada (池和田優子). Ils se sont mariés en 1962. Cette union explique en partie les liens personnels de Hundertwasser avec le Japon dès les années 1960, bien avant ce projet à Osaka.

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