








Le centre vide de l’Expo d’Osaka 2025 est occupé par un espace naturel aménagé nommé Forêt de la Tranquillité. Ce nom me rappelle chaque fois le titre de la trilogie romanesque La Mer de la fertilité de l’écrivain Yukio Mishima. Cette forêt porte en tout cas assez bien son nom, car elle est beaucoup plus tranquille que le reste de l’Expo. J’ai même réussi à y prendre une photographie sans âme qui vive. La forêt est très bien aménagée, avec un étang en son centre et des allées agrémentées d’installations artistiques. J’aime beaucoup les drôles de nids d’abeilles (c’est ce que cela m’évoque immédiatement) suspendus par l’artiste Tomás Saraceno. Comme je le mentionnais dans un précédent billet de cette longue série de photographies, chaque détail et recoin de l’Expo a été réfléchi et stylisé. C’est également le cas des quelques aires de repos disséminées sur le site, comme celle nommée Resting Area 4, conçue par Daisuke et Saori Hattori & Yudai Niimori. Le terrain et sa toiture grillagée ondulent comme des vagues.
Parmi les nombreux pavillons de l’Expo, je me suis fait la réflexion qu’aucun n’a été signé par Tadao Ando, pourtant originaire d’Osaka. Il intervient par contre sur l’Expo comme conseiller (Senior Advisor). Je me suis en fait dit que l’architecture de béton de Tadao Ando ne s’adaptait pas vraiment à des pavillons éphémères, amenés à disparaître après quelques mois.

Notre petit groupe s’est finalement réuni en deuxième partie d’après-midi et nous avons tenté de visiter quelques pavillons, en commençant par celui de la Colombie. Il n’y avait pas de file d’attente attitrée, mais l’entrée s’est miraculeusement ouverte lors de notre passage, ce qui nous a permis d’y entrer après une petite dizaine de minutes d’attente. Nous avons eu moins de chance pour les pavillons tchèque et maltais, que nous étions curieux de visiter. Cette petite déception a été compensée par une pause boisson au pavillon maltais. J’y ai acheté une bière maltaise, tout en me pinçant en voyant le prix annoncé de 1 400 yens. L’inflation à l’Expo d’Osaka est particulièrement marquée. La bière n’en était heureusement pas moins rafraîchissante, et je n’ai pas boudé mon plaisir, assis sur un des bancs du parc à proximité de l’eau de la Water Plaza. Ces quelques minutes de repos nous ont redonné un peu de force pour terminer notre visite, qui se conclura avec le prochain billet.
