Timberize Tokyo (en +)

En complément bref au billet présentant l’exposition Timberize Tokyo au Spiral, cette autre structure très intéressante en bois avec des charpentes qu’on imagine en carton renforcé à la manière de Shigeru Ban (je ne suis pas certain de la composition).

Au mois d’août de l’année dernière pour la série Made in Tokyo 8, j’avais découvert un peu par hasard à Aoyama ce bâtiment de verre et de plaquettes de bois verticales que j’avais trouvé dans le style de Kengo Kuma. En fait, je ne m’étais pas trompé (je suis assez content de moi, je l’avoue) car il s’agit bien d’une création de Kengo Kuma. Il s’agit de wood/berg, une maison individuelle de 1422m2, vraiment impressionnante. On voit quelques photos de l’intérieur sur le site de l’architecte (et deux ci-dessus).

Je suis d’un peu loin le blog BLDGBLOG en ce moment, mais j’ai été attiré par cette utopie aquatique Flooded London 2030, en imaginant ce que cela donnerait à Tokyo. Il s’agit d’un travail d’étudiant de Anthony Lau, imaginant une ville flottante sur la Tamise en 2030, en aménageant en habitations hybrides des anciennes plateformes pétrolières ou des anciens paquebots. Les éléments d’habitation s’interconnectent pour former un réseau au dessus de l’eau. Anthony Lau estime que l’expansion de l’urbanisation et les effets du réchauffement climatique sur la montée des eaux contraindra l’Homme à investir les espaces au dessus de l’eau. Il indique que cette stratégie serait également adaptée à des îles nations comme les Maldives menacés de disparition. Les photos des maquettes présentées sur le compte Flickr de Bldgblog sont particulièrement intéressantes et détaillées. Ce travail de recyclage extrême est à voir en format large, en imaginant un déplacement sur la baie de Tokyo… pourquoi pas.

Gold pyramids

En photo, une vieille maison des années 50 période Showa repeinte en blanc et ornée à l’extérieur et à l’intérieur par des grilles de petites pyramides. Celles dorées sur la façade se reflètent sur le mur blanc. Il s’agit d’une boutique et showroom du designer Koichiro Kimura à Aoyama. Je n’ai vu que l’intérieur qu’à travers la vitrine, car il était tôt le matin et ce n’était pas encore ouvert.

Je découvre les magnifiques photos de Masaki Hosaka sur son site Square Tokyo. En plus de la beauté de l’image, j’apprécie beaucoup la composition notamment sur les photos de grands ensembles (les autoroutes en suspension), le minimalisme à la Michael Kenna des photos naturelles (Parfois Sugimoto pour l’océan), les surfaces pour les photos d’architecture. Les nombreuses réflexions et les jeux avec les arbres et les branches donnent vraiment des photos intéressantes et très réfléchies. Les séquences des photos sur le blog sont également bien vues comme ces branches et buildings. Je suis d’autant plus épaté que ces thèmes et rapprochements me sont chers.

Concrete separated by greenery

C’est marrant comme l’argentique peut donner une chaleur à la froideur du béton. Peut être reconnaîtrez vous le premier bâtiment déjà montré en mai 2007. Désolé, je passe mon temps à faire des flash-back vers des billets et photos prises il y a plusieurs années. Le premier bâtiment à base cylindrique est donc le POSH Hyojito, par Shigeru Uchida / Studio 80 à Minami-Aoyama. Si vous comparez les photos de 2007 et celle ci-dessus prise il y a quelques semaines, vous constaterez certainement qu’on lui a donné une seconde jeunesse. Peu après la verdure de la deuxième photo, toujours à Minami Aoyama, on peut trouver dans une petite rue pas très loin du Spiral un beau bâtiment de béton et de bois (façade avant) au toit oblique. Cette petite série se termine par un scooter bleu, qui me donne une sensation d’été avant l’heure.

Les 40 lames d’acier de Metroça

Continuons un peu plus dans l’abstrait avec une façade du bâtiment Metroça à Jingumae. Quitte à perdre tout intérêt du public dans ce blog, autant montrer des belles choses dans le détail. Je plaisante mais à force de passer aux mêmes endroits, plusieurs possibilités s’ouvrent à moi: soit je refais une photo déjà faite dans le passé, avec peut être un décalement d’angle ou un nouveau cadrage, soit j’aiguise mon oeil sur les détails. Dans le cas présent, c’est un cas particulier car il s’agit du détail d’un bâtiment que je n’ai jamais pris en photo auparavant. Je suis pourtant passé très souvent devant cette résidence particulière sans savoir avec précision où elle se trouve. Je ne l’ai jamais prise en photo, pensant que tout l’intérêt du bâtiment se trouvait à l’intérieur. Les parois extérieures en béton sont en fait assez peu photogéniques (par rapport à celles du Hillside Terrace Annex A de Fumihiko Maki par exemple). De l’extérieur, pourtant, la façade en forme de clôture métallique se révèle sous une journée lumineuse et je regarde de ce fait d’un peu plus près les 40 lames d’acier qui la composent, ainsi que les points de liaisons. Depuis la clôture, on devine un peu mais difficilement l’intérieur en sous-sol. Metroça date de 1989 mais est très bien conservé. Atsushi Kitagawara en est l’architecte. En consultant le site web de l’architecte, je constate d’ailleurs que je connais déjà quelques unes de ses oeuvres: le cinéma Rise à Shibuya, la tour Scala à Nishi Azabu, le Ars Gallery à Jingumae. Il me restera à trouver le 395 à Minami-Aoyama.

J’aime cette photo pour la luminosité qui s’en dégage et cette architecture pour son approche artistique.