Réflexions sur Intercity

Revenons à l’architecture, à l’urbain, au Tokyo des immeubles, ceux d’Intercity à Shinagawa. Derrière la gare, c’est un espace vide entouré d’une couronne d’immeubles. Ils se ressemblent tous, sans grand caractère, à part celui ovale à l’entrée du parc urbain. En cette journée dégagée et lumineuse d’hiver, les tours dialoguent entre elles à travers les réflexions sur leurs parois de verre.

Ascenseurs

Après les portes opposées, les escaliers de toutes formes et couleurs, voici un ascenseur très particulier aperçu à Ginza.

Après nos quelques heures à l’italienne en haut de la tour Dentsu, nous sommes passés en coup de vent à Ginza, devant la tour de 14 étages Nicolas G. Hayek Center du groupe Swatch. Je voulais voir depuis un petit moment cet immeuble de Shigeru Ban pour comprendre ce qu’il a de si particulier. Tout d’abord, les grandes devantures avant et arrière s’ouvrent sur quatres étages pour ouvrir complètement le building sur la rue des deux côtés. Cela donne une grande place intérieure ouverte dont un des murs est couvert de végétation, de plantes posées sur la paroi murale.

Les ascenseurs sont vraiment intéressants, plus que des ascenseurs, ce sont plutôt des élévateurs sur vérins. Chacun des 7 élévateurs, sous forme d’une mini salle d’exposition, dessert un des 7 magasins de montres positionnés sur quatres étages. Chaque ascenseur dessert seulement un seul étage et est dédié au magasin de l’étage. Par ces ascenseurs, on ne peut accéder qu’aux magasins, le reste de la tour se compose d’espaces bureaux.

Up in the sky, through the windows

Nous sommes ici au 47ème étage de la tour Dentsu. Dentsu, grande agence publicitaire, a fait appel à Jean Nouvel pour sa maison mère à Shiodome. La tour dans les tons gris est gigantesque et superbe. On peut en dire autant de la vue depuis son sommet, tout spécialement en cette journée de samedi extrêmement dégagée. C’est une journée idéale pour admirer la vue depuis les gratte-ciels. Depuis la tour Dentsu et confortablement installés à une bonne table du restaurant italien Bice Tokyo, nous savourons la bonne cuisine et la vue sur la baie de Tokyo, le Rainbow Bridge au loin et Odaiba, et à nos pieds Hama-Rikyu et Tsukiji. La vue nous éblouit et c’est accentué par le design intérieur clair de Klein Dytham. Nous sommes en bonne compagnie avec Hajime, Ema et le petit Jude qui s’amuse avec Zoa. Ils sont amis avec le chef Andrea qui nous prépare un menu spécial. On aurait pu se croire en Italie mais la vue nous ramène immédiatement à Tokyo. Pendant le temps d’un déjeuner, on a pu s’évader en haut dans le ciel, à travers les fenêtres.

Blocs lumineux du Shin Maru

architokyo

J’aime beaucoup le Shin Maru car il est assez atypique par son aspect rétro futuriste brut dans le paysage en re-développement de Marunouchi. Après les prises de vue de jour il y a plus d’un an, une photo pleine de petits blocs lumineux prise le soir.

Au dessus de la photo du Shin Maru et comme pour le billet précédent, je m’essaie à des jeux de lettres et de mots qui se lient entre eux pour former un ensemble en équilibre. La page sommaire de mon photobook est d’ailleurs construite de cette façon. J’aime beaucoup m’amuser à ces jeux de construction.

En bas des buildings, regardons vers le ciel

Autour du texte, 2 photos prises au EOS10, argentiques donc mais découpées au carré. Les photos n’ont rien d’exceptionnelles mais j’aime les regarder, peut être le charme discret de l’argentique. La première photo montre le superbe Octagon à Ebisu par Shin Takamatsu et le deuxième immeuble, blanc aux ouvertures aléatoires, est de Jun Aoki. En fait, j’aime la subtile ouverture entre les tubes muraux de l’Octagon et le délavage du ciel autour des buildings.

En bas des buildings, regardons vers le ciel. Pour essayer de retrouver l’inspiration.