un son de tokyo 02

Et dix-neuf années de vie à Tokyo. Que le temps passe vite. Plus les années passent, plus ce blog devient une capsule mémorielle, que j’aime feuilleter de temps en temps pour me souvenir. Ces derniers temps, me vient l’envie de capturer également le son des rues de Tokyo, pour pouvoir les réécouter dans 20 ans comme une autre capsule mémorielle.

revisiter Doraemon

L’exposition Doraemon Tokyo 2017 se déroulait du 1er Novembre 2017 au 8 Janvier 2018 à la Mori Arts Center Gallery au 52ème étage de la tour de Roppongi Hills. Nous ne voulions pas la manquer car Zoa adore les histoires de ce personnage de chat robot bleu, comme beaucoup d’enfants au Japon. En fait, en grand enfant que je peux être parfois, j’aime aussi beaucoup cette série pour son humour et l’ingéniosité des gadgets que Doraemon sort de sa pochette magique pour venir en aide à l’écolier paresseux Nobita. Je n’ai vu que quelques épisodes de la série télévisée et que 3 ou 4 films animés en DVD, mais on se familiarise et on s’attache très vite aux personnages et à l’ambiance de cette série qui se déroule en banlieue de Tokyo. Il existe un musée permanent sur l’univers de Fujiko Fujio, les créateurs de Doraemon, à Kawasaki. Nous l’avions visité avec passion il y a exactement 4 ans. L’exposition que nous avons vu cette fois-ci à Roppongi Hills était très différente car il ne s’agissait pas de créations originales de Fujiko Fujio, mais de réinterpretations de l’univers de Doraemon et de ses personnages par d’autres artistes, plus ou moins renommés. Beaucoup de ces artistes invités évoquent le fait que Doraemon les a accompagné depuis l’enfance. Je pensais que la plupart des artistes invités re-dessineraient complètement les personnages de Doraemon à leur manière mais ce n’était en fait pas vraiment le cas, à part Yoshitomo NARA 奈良 美智 qui représente Doraemon d’une manière similaire aux portraits de petits personnages à la fois mignons mais à l’air cruel, qui sont sa signature d’artiste. L’artiste Tomoyoshi SAKAMOTO 坂本 友由 s’inspire lui aussi très librement des personnages de Doraemon en montrant une Shizuka à l’âge adulte entourée d’étranges objets de science fiction. On a un peu de mal à reconnaître le lien avec Doraemon, si ce n’est la petite tête bleue du personnage qui apparaît en bas de l’œuvre. Ceci étant dit, l’exécution est vraiment superbe. Takashi MURAKAMI 村上 隆 fait également partie des artistes invités, ce qui n’est pas très étonnant car c’est un des habitués de Roppongi Hills. A l’entrée de l’exposition, il nous montre une gigantesque fresque mélangeant les personnages de Doraemon avec les motifs de fleurs ultra colorées, qui sont là encore la signature de l’artiste. La photographe Mika NINAGAWA 蜷川 実花, quant à elle, nous montrait deux séries de photographies personnifiant Doraemon et le mettant en scène dans une promenade amoureuse. Tomoko KONOIKE 鴻池 朋子 nous montrait également une grande fresque avec tous les personnages de la série mais centrée sur le personnage de Shizuka, entouré d’animaux fantastiques. On pense à la représentation d’un rêve ou d’un cauchemar, mais des animaux fantastiques font souvent irruption dans les grandes aventures de Doraemon au cinéma. C’est intéressant de voir qu’après le personnage de Doraemon, c’est celui de Shizuka qui semble avoir le plus inspiré ces artistes. L’exposition était plus dense que je l’imaginais. On y trouvait diverses installations dans des pièces dédiées de l’exposition. J’étais également agréablement surpris par la qualité de ce qui était présenté. On reconnaît une authentique admiration et reconnaissance pour ce personnage et cet univers, certainement parce qu’il remonte à des souvenirs d’enfance pour certains des artistes ou bien parce qu’il a accompagné les enfants de ces artistes. Ce n’est apparemment pas la première exposition de ce type qui a lieu sur l’univers de Doraemon. Vu la longévité de la série, l’inspiration semble intarissable et c’est tant mieux.

nej

Beaucoup de neige est tombée sur Tokyo le lundi de cette semaine, environ une vingtaine de centimètres qui sont venus perturber le trafic routier et ferroviaire. C’était assez compliqué de rentrer chez soi le soir car tous les trains et même le métro subissaient de longs retards, très inhabituels au Japon, il faut bien dire. Les bus fonctionnaient également au ralenti et se trouvaient même bloqués sur les routes en pente. Les bus mettent rapidement les chaînes en cas de neige mais ce n’était pas le cas de toutes les voitures ou camionnettes qui restaient coincées dans les rues en pente, bloquant ainsi toute la circulation. J’ai donc fait une grande partie de mon chemin de retour à la maison à pieds, au plus fort de la tempête de neige en début de soirée. Dans cette situation là, nous étions autorisés à rentrer un peu plus tôt que d’habitude chez soi. Il n’avait pas neigé comme ça depuis 4 ans, mais en 2014 la neige avait tombé le week-end. Ce presque bloquage des transports un soir de semaine me rappelait un petit peu le jour du tremblement de terre de Mars 2011, mais en moins pire tout de même.

avant la fin de l’année (2)

Un dernier billet. Alors que l’année se termine très bientôt. Cette série nous promène à Takadanobaba, Ueno au bord du parc, Harajuku le matin puis Omotesando, et finalement Kichijoji. Rien de plus à ajouter sinon une bonne année 2018 à venir.