Les loups regardent vers le ciel

IMG_6746m

IMG_6769m

IMG_6780m

IMG_6740m

IMG_6783m

IMG_6784m

IMG_6749m

Végétation et urbanisme se mélangent en photographies sur ce billet. J’admire ces deux loups blancs regardant vers le ciel en criant. Je les ai trouvé par hazard en marchant tôt le matin dans les rues de Shimo Kitazawa. Je vais très régulièrement à Shimo Kitazawa en ce moment le matin, alors que Zoa est à l’école dans le coin. J’en profite pour marcher et faire des recherches. Je trouve ces deux loups sur un parking longeant l’ancienne voie ferrée. Les autres photographies sont prises à Kichijoji. Le bâtiment verdâtre est un parking à vélo pas très loin de la station.

city from a walk

IMG_6397m

IMG_6399m

IMG_6400m

IMG_6405m

IMG_6406m

IMG_6411m

IMG_6421m

IMG_6424m

En route pour le Museum of Contemporary Art Tokyo à la mi octobre pour voir l’exposition sur Oscar Niemeyer, nous l’avons malheureusement manqué faute de temps. C’est bien dommage. J’en profite tout de même pour faire quelques photos du superbe musée par l’architecte Takahiko Yanagisawa. Dans le hall du musée, on peut voir des objets bizarres comme cet éléphant chevauché par un guerrier post-guerre atomique. J’aime l’espace surélevé couvert de vitrage du musée.

IMG_6708m

IMG_6701m

IMG_6710m

IMG_6717m

Un autre jour, un autre lieu, je marche vers Ginza. Devant l’immeuble de carrés vitrés de Renzo Piano pour la Maison Hermes, on peut apercevoir sans grand étonnement une Rolls Royce noire. Pas très loin de là, on construit un immeuble de verre, une sorte d’iceberg ou de diamant. Ces quelques photos sont prises lors d’une promenade en solitaire alors que j’avais pris un jour de congé. Dans ces cas là, je marche sans arrêt et sans fatigue, car j’ai un but, un but indéfini qui consiste à trouver des objets, des architectures remarquables au hazard des rues. Cette recherche rend ma marche infatigable. Il ne s’agit pas de faire un inventaire en photographie de l’architecture de Tokyo, mais plutôt de faire des découvertes architecturales inattendues. Elles ne sont pas toujours au rendez vous, ce qui les rend précieuses, comme un joyaux. A Tokyo, ces joyaux sont souvent difficiles à trouver et sont cachés des regards. C’est certainement ce qui me donne tant envie de les trouver. Et quand la découverte se fait immerger en musique, c’est encore mieux, par exemple « City Lights from a Train » par Vector Lovers ou en beaucoup plus radical « Dead Format » par Blanck Mass, selon l’humeur, comme cette ville entre pointes lumineuses et masse oppressante en quelque sorte.

キャアアア

IMG_1778m

IMG_1775m

IMG_1774m

IMG_1776m

IMG_1638m

IMG_1782m

IMG_1783m

IMG_1798m

IMG_1799m

IMG_1800m

IMG_1834m

IMG_1836m

Une suite de photographies mélangées d’effroi. Les deux sculptures noires en cours de désintégration sont de Tomohiro Inaba, vues au Department Store Shibuya Seibu. En parlant de désintégration, j’écoute en ce moment avec passion le nouvel album de Oneohtrix Point Never (le nom de code du musicien expérimental Daniel Lopatin), intitulé « Garden of Delete », sur Warp. L’album est passionnant, parfois effrayant et tout en deconstruction et reconstruction. La « mise en oreille » peut prendre plusieurs écoutes si on n’est pas accoutumé à ce type de musique. J’aime le fait qu’à aucun moment on ne puisse prévoir la direction que vont pendre les morceaux, car il se reconstruisent et mutent sans arrêt à la recherche de nouveaux sons. Comme beaucoup, j’attends le nouvel épisode de Star Wars. On peut trouver des produits dérivés en vente un peu partout dans Tokyo. Sur la dernière photo, une maquette tirée de cet univers. en attendant, je me replonge dans les épisodes 4, 5 et 6.

Je tente de simplifier le site Made in Tokyo en ce moment, plus particulièrement les galeries de photographies. J’utilisais auparavant le software Indexhibit pour certaines galeries de photographies, notamment pour les versions web de mes photobooks In Shadows et Made in Tokyo Series. J’utilise maintenant la galerie de photographies intégrée dans WordPress (Carrousel) comme on peut le remarquer dans les billets précédents (Tokyo Motor Show 2015, les formes futuristes et organiques, …). Je commence aussi à migrer les galeries d’anciennes photographies (sous le Software Gallery), c’est un travail de longue haleine. J’avais aussi expérimenté l’utilisation du site de la communauté créative Behance, mais je l’ai supprimé car ça ne m’a rien apporté. Je cherche maintenant plutôt à consolider mon travail sur ce site.

Les 500 Arhats de Takashi Murakami

IMG_1705m

IMG_6442m

IMG_6469m

Je ne suis pas réellement admiratif du travail de Takashi Murakami ni vraiment compris son intrusion au Palais de Versailles, mais j’ai tout de même été attiré par la proposition qu’il nous fait en ce moment au Mori Art Museum (MAM) de Roppongi Hills. Murakami et Roppongi Hills sont liés depuis le début du complexe car il avait contribué à certaines imageries pour le lancement de Roppongi Hills, des petites fleurs gentillettes et sans grand intérêt, il faut bien l’avouer. L’exposition au MAM est beaucoup plus intéressante et ne passe pas du tout sur cette période fleurie. Le point central est organisé autour de quatre longues fresques de plusieurs dizaines de mètres représentants 500 « Arhats » (je n’ai pas compté cependant), des représentations de sages méritants et toute une faune et flore imaginaire et fantastique les entourant. La taille des fresques est impressionnante ainsi que les couleurs et la dynamique des dessins. Ces sont des versions modernes et colorés à l’excès de représentations mythologiques chinoises, de personnages mythiques comme les petits démons rouges et bleues, des monstres à quatre yeux à l’air nonchalant, des phénix étincelants, des dragons survolant les mers houleuses, des montagnes de paysages chinois montant jusqu’aux cieux… Bref tout un bestiaire magnifique à voir. On nous donne aussi de nombreuses explications de certains personnages des quatre fresques, ainsi que des vidéos sur la préparation. Takashi Murakami ne travaille pas seul et s’entoure dans son atelier de jeunes étudiants en Art. Il est très transparent sur ses méthodes de création, et il nous dit aussi très librement (dans une suite de vidéos rétrospectives) qu’il se considère à la fois comme un artiste et comme un marchand. Le côté marchand peut être un peu gênant quand on passe par la boutique en fin d’exposition, pleine à raz bord de produits dérivés sur l’exposition. Cependant, l’exposition nous montre les nombreuses recherches faites avant la création de ces fresques des 500 Arhats, qui m’amène à respecter ce travail jusqu’à l’apprécier énormément. On est à mi chemin entre Art et Manga, et l’incapacité de Murakami à dessiner des personnages de Manga semble être un des ses complexes. Il l’avoue aussi assez naturellement. Autour des fresques, Murakami nous montre d’autres oeuvres très souvent centrées sur son personnage fétiche Mr DOB. Il ressemble à une tête de Mickey, mais aux dents longues et aiguisées. Des fleuves de petites têtes de mort inondent aussi souvent les grands tableaux de Murakami. C’est un motif récurrent. De nombreux personnages fantastiques se répètent d’oeuvre en oeuvre. L’exposition se termine sur un court texte où il revient en accéléré sur 20 ans de carrière en nous donnant son point de vue critique sur l’état de la scène artistique japonaise. C’est finalement une exposition que je conseille.



Gehry has an idea

IMG_1677m

IMG_1678m

IMG_1679m

IMG_1680m

IMG_1681m

IMG_1682m

IMG_1684m

IMG_1685m

Ce mardi 3 novembre était férié au Japon et c’était le jour de la Culture. J’en profite pour aller voir quelques expositions, notamment celle au 21_21 Design Sight (le bâtiment de Tadao Ando) à Tokyo Mid Town, consacrée en ce moment à l’architecte Frank Gehry. La Fondation Louis Vuitton à Paris, qu’on a pu admirer cet été pendant nos vacances en France, est peut être une des plus belles oeuvres architecturales que j’ai pu voir (quelques photos sur mon compte Instagram ici et ici), un mélange d’Art et d’Architecture. L’exposition au 21_21 Design Sight ne montre pas beaucoup la Fondation LV, mais nous explique le processus créatif de Gehry à travers diverses maquettes d’oeuvres architecturales à plusieurs étapes de la conception, en commençant par sa résidence personnelle (3ème photo), et son manifeste (2ème photo). Une video nous donne également un aperçu des outils de modélisation 3D conçu par Gehry, qui permettent de concevoir et réaliser ces formes si complexes. L’espace d’exposition du 21_21 Design Sight n’est pas très vaste malheureusement, mais vaut le détour. La dernière photo de ce billet nous montre des superbes photos de façades par Andrew Prokos. On retrouve ces photos et d’autres photographies d’architecture sur son site web (avec en plus des photos des oeuvres d’Oscar Niemeyer à Brasilia ou Niterói au Brésil).