
Un escalier au dessus d’un sofa et de son dormeur associé. Affalé, il doit être fatigué de la foule qui circule sans arrêt dans le hall et les couloirs du tout nouveau Shin-Maru Biru à Marunouchi.
Tokyo en photos

Un escalier au dessus d’un sofa et de son dormeur associé. Affalé, il doit être fatigué de la foule qui circule sans arrêt dans le hall et les couloirs du tout nouveau Shin-Maru Biru à Marunouchi.


Sur la même rue que la maison Tower House, un peu plus bas dans la pente, on ne manquera pas la présence puissante du bloc de béton fragmenté et anguleux du Terrazza (1991). On doit cette architecture post-moderne au japonais Takeyama Kiyoshi Sey (né à Osaka en 1954), fondateur du groupe Amorphe.
Cette forteresse à trois cheminées est une Showroom Jaguar et Rover, situé dans le quartier de Jingumae à Shibuya, et sur l’avenue Gaien-Nishi, également surnommée « Killer Street ». Ce surnom assez officiel car indiqué sur les cartes de Tokyo est assez intriguant. Kaori Shoji sur le International Herald Tribune nous en apprend un peu plus sur cette rue chic et sa légende urbaine, avec quelques réponses possibles quant à l’utilisation de ce surnom:
« Some claim that it’s because the traffic is a killer, or because the speeding sports cars, their drivers intent on showing off, have caused more accidents here than anywhere else. Others say it’s because few women taken on a date to Killer Street could fail to be enthralled by the understated but luxurious little boutiques, the artsy bookshops, the apartments with spacious courtyards à la Paris — hence, « Ladykiller Street. » Another version has the designer Junko Koshino looking out from her Porsche at the dressed-to-kill crowd thronging the strip and declaring the whole thing « killer. »
Cette avenue large et dégagée, en pente, donne en effet envie d’appuyer sur le champignon, comme j’ai pu en faire l’expérience des dizaines de fois à moto. Je comprends assez bien la première proposition de réponse…


Tower House, une maison individuelle conçue par Takamitsu Azuma en 1966. On la trouve à Jingumae, pratiquement en face du Watarium et il s’agit de la maison de l’architecte. La structure est dure, austère, comme une muraille défensive dans un environnement urbain hostile.
Cette architecture violente faite de béton brute tient du Brutalisme, un style architectural des années 50 à 70, issu du modernisme et inspiré des travaux de l’architecte suisse Le Corbusier.
Cette maison est de structure géométrique et anguleuse, brute de décoffrage et proche du matériau béton, massive bien que la taille soit extrêmement réduite, de surface et finition volontairement grossière. Le concept prime sur la beauté sur ce style d’architecture, ou est ce la beauté des imperfections.


Ouverture il y un peu plus d’une semaine du Shin Maru Biru à grand renfort de publicité (mais moins que pour Tokyo Mid-Town tout de même).
Avec Maru Biru, Tokia, Oazo, Shin Maru Building fait partie du grand planning de redéveloppement du quartier Marunouchi commencé par Mitsubishi Estate en 1998. Mitsubishi Estate opére 30 buildings dans cette zone d’affaire stratégique près de la gare de Tokyo. Toshio Nagashima, l’homme à la tête de la compagnie était également derrière le projet de développement de Yokohama Minato Mirai 21, il y de cela quelques années.
La tour noire de 38 étages et de 198m de haut a été concu par l’architecte anglais Sir Michael Hopkins. Elle contient bureaux et espaces commerciaux, comme d’habitude dans ce quartier. Le design diffère légèrement du modèle de la tour Marunouchi, une tour moderne posé sur un socle de quelques étages respectant l’esprit intial des batiments historiques. Le socle en dessous de l’encoche est ici du même style que celui de la tour.

On ne devine pas au premier coup d’oeil quelle peut être l’utilisation de ce mystérieux objet bleu, en exposition dans la galerie de Mr Takagi à Azabu-Juban. On dirait un petit monstre animé avec des yeux multiples sur la tête. Les yeux sont plutôt des cheminés et cet objet coloré est un brûleur d’encens. On soulève le couvercle bleu pour y déposer l’encens.