silence du béton et murmure du bambou

Un hasard bienvenu nous amène jusqu’à la petite ville de Nagareyama (流山市), dans la préfecture de Chiba. Nous nous dirigeons vers un petit musée de béton aux formes et lignes simples, nommé Mori no Bijutsukan (森の美術館). Il est situé sur un espace vert en lisière d’une forêt, qui comprend une bambouseraie, créant un contraste intéressant avec le musée. J’ai toujours trouvé que la rudesse du béton brut s’accordait bien avec la douceur organique d’un environnement végétal. L’emplacement du musée en bord de forêt explique en partie son nom. Son fondateur et directeur se nomme Tadayuki Mori (森 忠行), ce qui peut également éclairer le choix du nom. Sa collection d’œuvres d’art, accumulée à titre privé sur des décennies, l’a conduit à créer ce musée afin de pouvoir partager et exposer sa collection personnelle. Le musée a ouvert ses portes en 2016 et accueille des expositions d’artistes locaux encore méconnus.

On fait assez rapidement le tour du musée, qui s’apparente plutôt à une galerie d’art composée d’une seule grande salle. Le prix d’entrée est raisonnable, et le musée a la bonne idée d’offrir une boisson après la visite. On peut s’asseoir dans une petite salle à l’entrée, devant une grande baie vitrée donnant sur le jardin orné de quelques statues. Ce moment de calme est agréable, mais on nous demande gentiment, après une trentaine de minutes, de laisser notre place aux visiteurs suivants. Cette journée était apparemment celle du vernissage de l’exposition en cours, ce qui explique certainement que le parking était plein. J’ai tout de même eu le temps de prendre un autoportrait, que je mettrai peut-être en en-tête de ma page À propos.

De l’exposition, je retiens notamment une peinture à l’huile intitulée Vers demain (明日へ), de l’artiste Yoshie Narita (成田淑恵), représentant avec finesse un envol d’oiseaux. J’en montre une partie en photo ci-dessus. Avant de repartir, nous parcourons le jardin et empruntons le chemin dans les bambous. Un vent léger fait naître un son discret, celui du froissement feutré des feuilles de bambous et du cliquetis creux des tiges qui s’entrechoquent doucement. Nous reprenons ensuite la route vers d’autres découvertes à Nagareyama. La journée n’est pas trop chaude pour un mois de Juillet, ce qui rend notre visite agréable.