l’été inoubliable (1)

Cela faisait trois ans que nous n’étions pas retournés en France, et comme à chaque fois, c’était un été inoubliable. Le trajet en avion de Tokyo Haneda jusqu’à Paris Charles de Gaulle m’a paru plus rapide que d’habitude. Malgré la longue durée du vol, j’ai vu peu de films et beaucoup dormi, aidé par le fait de partir assez tard le soir pour arriver à Paris très tôt le matin vers 6h. Les retrouvailles familiales sont toujours un moment particulier. Comme il y a trois ans, nous découvrons, ou redécouvrons, la ville du Plessis Robinson, dans les Hauts-de-Seine dans la périphérie Sud-Ouest de Paris, à une trentaine de minutes en voiture du centre de Paris. Pour notre première sortie, nous voulions retourner dans le grand parc de l’Arboretum de la Vallée-aux-Loups situé entre Le Plessis Robinson et Châtenay-Malabry. Nous nous arrêtons en route dans un autre parc, celui de l’Île Verte, dans lequel on se perd volontiers et dont sont tirées les premières photographies du billet. Sur les deux premières, on pourrait pourtant se croire quelque part au Japon, avec cette petite forêt de bambous et une étrange statue logée dans un arbre qui pourrait être sortie des univers imaginaires du Studio Ghibli. Nous entrons ensuite dans l’Arboretum, situé à proximité du parc de la Maison de Chateaubriand, pour revoir un arbre majestueux, le Cèdre Bleu Pleureur de l’Atlas. Il a une hauteur de 14 mètres et un tronc d’une circonférence d’environ 5 mètres. Ce sont ses lourdes branches évoluant comme un labyrinthe au dessus de nos têtes qui impressionnent, se répandant sur une surface de 680m². On dit qu’il s’agit du plus grand cèdre bleu pleureur du monde. On se sent abrité sous cet immense voilage de branches, soutenues par une trentaine de piquets en résine conçus par le sculpteur Francis Ballu. De nombreux arbres de l’Arboretum sont également remarquables mais le cèdre bleu pleureur de l’Atlas leur vole de très haut la vedette. Nous avions visité il y a trois ans la Maison de Chateaubriand, que nous ne reverrons pas cette fois-ci. Il s’était installé dans la Vallée-aux-Loups, en exil loin de Paris, après avoir publié en 1807 un article dans lequel il condamnait le despotisme de Napoléon. C’est un lieu bien agréable pour un exil.

estival ’23 (1)

Nos vacances en France pendant environ deux semaines et demi m’ont presque fait oublier l’existence de ce blog et la nécessité que je trouve à le mettre à jour régulièrement. Ou peut-être était-ce le Covid, qui nous attendait au retour au Japon, qui a détourné mon attention. Il n’a heureusement pas gâché ces vacances estivales, d’autant plus que ça faisait quelques années que nous n’étions pas allés en France. Notre dernier séjour remontait à l’été 2019. Cela faisait donc quatre longues années. C’est un sentiment étrange car j’ai tout de même l’impression que cette période a duré mais longtemps que le nombre des années qui la composent. Je pense que beaucoup entrevoient cette période des années Covid comme un bloc temporel à part, trois années 2020, 2021 et 2022, qu’on aurait du mal à séparer et dissocier. Nous n’étions même pas sûr de pouvoir aller en France cette année. Tout s’est décidé rapidement et sur le tard par rapport aux délais normalement nécessaires pour ce genre de longs voyages. Notre émotion en était d’autant plus grande à notre arrivée à Paris en tout début de matinée un samedi matin. J’avais du mal à retenir l’émotion de retrouver ma famille même si on communique régulièrement par visio-conférences entreposées. Notre passage en France a été bien rempli et je compte montrer ici quelques photos de nos découvertes sur plusieurs billets. On s’éloigne donc du Japon le temps de quelques billets, mais l’architecture, elle, continue à pointer son nez par moment. En fait, plus que l’architecture, récente ou ancienne, ce sont les jardins qui ont été la plupart du temps, l’objet de nos visites, à commencer par celui ci-dessus de l’Arboretum de la Vallée-aux-Loups, situé entre Châtenay-Malabry et Le Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine. Ce parc se trouve à proximité immédiate du parc boisé de la maison de Chateaubriand que nous avons également visité. Chateaubriand y prit refuge, s’exilant en dehors de Paris suite à la publication d’un article écrit en 1807 condamnant le despotisme de Napoléon. Depuis la maison de Chateaubriand, il suffit de traverser une petite route pour entrer gratuitement dans le domaine de 13ha de l’Arboretum. C’est un parc magnifique avec de nombreuses plantes originales, notamment un majestueux Cèdre Bleu Pleureur de l’Atlas, âgé de 150 ans. Il a une hauteur de 14 mètres avec un tronc de 5 mètres et dont les branches couvrent une surface de pratiquement 700m². Des chemins nous mènent dessous où on peut profiter de son aura pendant quelques instants. On pourrait même y rester des heures car un petit banc y est installé. Je me dis que je pourrais en inventer des histoires assis sous cet arbre, mais je n’ai malheureusement pas le temps de rêvasser. Les trois dernières photographies du billet nous amènent dans le centre de Paris pour une première visite rapide. Nous avions besoin de voir les grands monuments.