Osaka Expo 2025 (4)

Pavillon de la Grande Bretagne et de l’Irlande du Nord par WOO Architects.
Pavillon de la Grande Bretagne et de l’Irlande du Nord par WOO Architects.
Place décorée aux couleurs de Myaku-Myaku devant le Pavillon Commons-D.
Pavillon de la Polande par Interplay architects.
Pavillon de la Polande par Interplay architects derrière le INTER-WORLD/Cocooner: Apparent motion of celestial bodies, par Akihito Okunaka.
Live Earth Journey par Shogo Onodera, produit par Shoji Kawamori.
Pavillon de la Chine par China Academy of Building Research.
Pavillon de l’Autriche par BWM Designers & Architects.
Pavillon de l’Autriche par BWM Designers & Architects.
Pavillon de la Suisse par Manuel Herz.

J’avais prévenu au début de cette série que j’avais beaucoup de photographies à montrer des nombreux pavillons de l’Expo 2025 d’Osaka. L’île artificielle de Yumeshima est remplie à ras bord de constructions toutes plus intéressantes les unes que les autres. La densité pourrait même devenir écrasante. La foule rend parfois le cadrage des photographies difficile, mais je m’applique du mieux possible pour donner une représentation d’ensemble de chaque pavillon. Je marche beaucoup, me perds parfois et reviens souvent sur mes pas. Les pavillons sont regroupés par blocs et il faut parfois effectuer de longs détours pour atteindre celui que l’on souhaite voir. On aimerait parfois devenir un drone pour se projeter dans les airs et avoir une vue d’ensemble du site. Lorsque ce besoin de prendre de la hauteur se fait sentir, je monte sur le grand anneau. J’y suis monté trois ou quatre fois.

Il arrive que, pour certains pavillons sans file d’attente précise, les portes s’ouvrent soudainement à notre passage, devenant une sorte d’invitation à découvrir l’intérieur. C’était le cas du pavillon Commons-A, commun à plusieurs pays. Les portes se sont ouvertes à mon passage et je m’y suis engouffré en suivant le flot de la foule, sans résister. Une fois à l’intérieur, on ne se bouscule plus. Je passe en revue les différents stands, mais je m’attarde un peu plus sur celui de la Macédoine du Nord, non pas parce que la responsable du stand était charmante, mais parce qu’on y présentait une maquette de la capitale Skopje conçue par Kenzo Tange.

Kenzo Tange a joué un rôle central dans la reconstruction de Skopje après le tremblement de terre de 1963, qui détruisit une grande partie de la ville. Avec son équipe, il remporta en 1965 un concours organisé par les Nations Unies pour le plan directeur de reconstruction. Le plan proposé, que l’on pouvait voir en maquette, était moderniste avec des éléments métabolistes, pensant la ville comme un ensemble ouvert organisé autour d’un grand ensemble résidentiel linéaire appelé City Wall. Au final, certaines parties du plan ont été construites, mais beaucoup d’éléments sont restés sur le papier. Cette partie de la visite était particulièrement intéressante, mais j’ai eu, dans l’ensemble, plutôt l’impression que les pays présentaient leurs pavillons de manière attractive, voire commerciale, plutôt que de présenter des innovations ou spécialités qui nous auraient amené à une réflexion. J’ai également ressenti cela sur les quelques autres pavillons que nous avons visités plus tard.