





Cela faisait trois ans que nous n’étions pas retournés en France, et comme à chaque fois, c’était un été inoubliable. Le trajet en avion de Tokyo Haneda jusqu’à Paris Charles de Gaulle m’a paru plus rapide que d’habitude. Malgré la longue durée du vol, j’ai vu peu de films et beaucoup dormi, aidé par le fait de partir assez tard le soir pour arriver à Paris très tôt le matin vers 6h. Les retrouvailles familiales sont toujours un moment particulier. Comme il y a trois ans, nous découvrons, ou redécouvrons, la ville du Plessis Robinson, dans les Hauts-de-Seine dans la périphérie Sud-Ouest de Paris, à une trentaine de minutes en voiture du centre de Paris. Pour notre première sortie, nous voulions retourner dans le grand parc de l’Arboretum de la Vallée-aux-Loups situé entre Le Plessis Robinson et Châtenay-Malabry. Nous nous arrêtons en route dans un autre parc, celui de l’Île Verte, dans lequel on se perd volontiers et dont sont tirées les premières photographies du billet. Sur les deux premières, on pourrait pourtant se croire quelque part au Japon, avec cette petite forêt de bambous et une étrange statue logée dans un arbre qui pourrait être sortie des univers imaginaires du Studio Ghibli. Nous entrons ensuite dans l’Arboretum, situé à proximité du parc de la Maison de Chateaubriand, pour revoir un arbre majestueux, le Cèdre Bleu Pleureur de l’Atlas. Il a une hauteur de 14 mètres et un tronc d’une circonférence d’environ 5 mètres. Ce sont ses lourdes branches évoluant comme un labyrinthe au dessus de nos têtes qui impressionnent, se répandant sur une surface de 680m². On dit qu’il s’agit du plus grand cèdre bleu pleureur du monde. On se sent abrité sous cet immense voilage de branches, soutenues par une trentaine de piquets en résine conçus par le sculpteur Francis Ballu. De nombreux arbres de l’Arboretum sont également remarquables mais le cèdre bleu pleureur de l’Atlas leur vole de très haut la vedette. Nous avions visité il y a trois ans la Maison de Chateaubriand, que nous ne reverrons pas cette fois-ci. Il s’était installé dans la Vallée-aux-Loups, en exil loin de Paris, après avoir publié en 1807 un article dans lequel il condamnait le despotisme de Napoléon. C’est un lieu bien agréable pour un exil.
