キーラ通りで見たもの

Suite et fin (pour l’instant) des découvertes architecturales sur la Killer Street (rue Gaien-Nishi). Cette rue est semée de batiments remarquables: le musée d’Art Contemporain Watari-Um par Mario Botta et ses surfaces planes rayées symétriques, terminées en angles vifs.

En face du Watari-Um, on ne peut pas manquer la couleur jaune vive du jardin d’enfants concu par l’atelier d’architectes Ciel Rouge Création. Ciel Rouge est un partenariat franco-japonais de Henri Gueydan et Fumiko Kaneko, avec des créations en Europe et Asie dans un esprit de fusion des cultures.

Un peu plus haut, dans une rue petite rue perpendiculaire à la rue Gaien-Nishi, on peut apprécier une autre création du Ciel Rouge, l’église protestante Harajuku Church. Les formes arrondies et futuristes surprennent. L’intérieur est épatant, blanc et clinique avec des éléments de couleur vive. On croirait un intérieur de vaisseau spatial tiré d’un film des années 70. Je ne suis pas mécontent de cette découverte.

En continuant la promenade, quelques batiments attirent le regard comme cet immeuble noir en pointes et murs ouverts (en face des apartements publics), ou cette autre architecture en pointe et en courbe de verre à paliers avec une porte et mur de château fort (derrière le Terrazza).

そうだ京都、行こう (8)

Notre troisième journée de visite à Kyôto commence par le Palais Impérial Kyôto Gosho, où résidait la famille impériale jusqu’en 1868, lorsque la capitale fut déplacée de Kyôto vers Tokyo. L’empereur Kanmu installa la capitale du Japon à Kyôto en 794 avec ce palais pour centre de l’empire. A cette époque, la capitale mesurait 5,3kms sur 4,5kms, et on pouvait comparer sa structure à celle d’un damier de jeu de Go.

Le palais fut brûlé plusieurs fois et a été reconstruit jusqu’à sa forme actuelle datant de 1854. Le batiment le plus important est le Shishinden. Il s’agit du hall principal utilisé pour les cérémonies officielles. La structure est imposante et l’architecture impeccable, tout spécialement le toit en bardeaux d’écorce de cyprés japonais (hiwadabuki).

Nous naviguons accompagnés d’un guide à travers les dépendances du palais, les allées et jardins jusqu’au Ogakumon-jo (photo d’en-tête), un batiment du style Shoin, utilisé par l’empereur comme un lieu d’étude ou de lecture de poésie. Il fait face à un jardin magnifique et extrèmement travaillé autour d’un étang. On sent la disposition des éléments du jardin étudiée avec précaution, comme si le jardin racontait une histoire.

La visite de Kyôto Gosho demande une réservation préalable au site suivant.

Un peu plus au Nord du palais impérial se trouve le sanctuaire Shimogamo. On y fête le festival Aoi Matsuri tous les ans au mois de mai pour célébrer la nature. Le sanctuaire Shimogamo et sa forêt préservée ont été classés héritage mondial UNESCO en 1995.

そうだ京都、行こう (7)

Le sanctuaire suivant est beaucoup plus anecdotique mais on y a passé un très agreable moment. Situé à l’Ouest de Kyôto, Umenomiya est un sanctuaire entouré de verdure, un jardin très fleuri autour d’un petit étang. On y voit des couleurs, une allée sous les cérisiers en fleur et quelques fleurs rares comme le hanamizuki. Une fois de plus, c’est un endroit tranquille, un sanctuaire dans un quartier populaire. On aurait l’impression que les touristes n’y viennent pas, mais plutôt les gens du quartier. Un chat blanc mais bien sali par la poussière se tient posé à la billeterie à l’intérieur du sanctuaire. Il ne bouge pas d’un poil à notre arrivée, c’est le maître des lieux, ou peut être un dieu réincarné. Dans un coin du jardin, un peu apercevoir un arbre superbe tout en courbe, comme sorti d’une peinture sur fusuma. C’est peut être la photo que je préfère de tout le voyage à Kyôto.

Un peu plus loin, nous passons plus rapidement car la pluie reprend, au grand sanctuaire de Matsuo. Là encore, nous venons plutôt voir les jardins de Shigemori Mirei. Les ensembles de rochers sont moins agréables que les précédents, beaucoup plus arides. Nous accélérons la visite, pour ensuite retourner à Gion pour le diner, un petit restaurant avec une vue sur la rivière Kamo. On y accède par la rue étroite Kamogawa Odori.

GSH

Il y a un peu plus d’un mois en partant à la recherche de Small House de Kazuyo Sejima, j’avais remarqué ce petit batiment fin qui me rappelle l’immeuble de Toyo Ito Mikimoto Ginza2 mais en version miniature. Les ouvertures ne sont plus de forme aléatoire mais rondes, comme des bulles de savon sortant d’un bain. La position des ouvertures reste aléatoire. Les parois sont extrêmement fines, composé de 13 plaques d’acier pré-assemblées en usine avant installation sur site.

Cet immeuble mince blanc crême s’appelle GSH, concu par aat+Makoto Yokomizo.