Tryptique Sakura

C’est un secret pour personne, les cerisiers « sakura » sont en fleurs sur Tokyo, la pleine floraison « mankai » a même été déclarée vendredi, c’est donc le branle-bas de combat pour aller voir les cerisiers. Nous n’y échappons pas, accompagnés samedi par Fuku-Chan et Nao-Chan. Le sakura en fleur est le symbole du début d’année, de l’année scolaire, commencant en avril au Japon. On trouve par conséquent des cerisiers dans toutes les écoles, mais egalement un peut partout ailleurs (sanctuaire, parcs, grandes avenues, …). C’est un moment important que personne ne manque.

Nous partons de Ichigaya et notre première étape est le sanctuaire Yasukuni. Les lieux sont très animées, impossible de s’asseoir sous les cerisiers, toutes les places disponibles aux pieds des cerisiers sont déjà occupées depuis longtemps. C’est un sport matinal que de réserver sa place sous les sakura. Nous préfèrons la marche de toute facon, parfois sous une pluie de pétales du plus bel effet. Yasukuni nous réserve une surprise plutôt désagréable tout au bout de la grande allée, un étrange concert s’y tient. Une chorale de femmes chantent des chants militaires de la marine, devant quelques nostalgiques du grand Japon déguisés en militaire et une foule de passants. Nous sommes pris dans la foule en essayant de sortir de ce mauvais pas, ces chants sont oppressants. Partons au plus vite (tout en jetant un coup d’oeil à cette NSX GTR customisée au passage).

Notre deuxième étape est Kudanshita, à proximité du palais impérial dans le centre de Tokyo, passage obligé pour la densité des cerisiers. L’endroit est tellement bondé que l’on ne s’aventure pas jusqu’au Budokan, mais plutôt autour des douves. Les cerisiers entourent cet espace d’eau. Pour accompagner le billet, le Triptyque de Sakura ci-dessus en entête. Autant que les fleurs, j’aimais cette surface de l’eau légèrement agitée par le vent.

Pour terminer notre promenade, nous revenons à pieds vers la station de Iidabashi, un endroit que je connais assez peu finalement. Détail amusant à l’entrée de la station, une baleine énorme dessinée en rouge sur un des murs. Elle est tellement grosse qu’on la remarquerait presque pas.

Dimanche est annoncée comme une journée de mauvais temps, la pluie va tomber, c’est annoncé. Ce week end est peut être le dernier de l’année pour admirer les cerisiers, on se doit de faire un effort. Nous nous rendons vers le parc Inokashira, comme la semaine dernière, en espérant arriver avant la pluie. Malgré la grisaille, les cerisiers sont en pleine forme. Comme toujours à Inokashira, les activités dans le parc battent leur plein, sur l’eau en voguant sur les barques de location, ou sur terre avec pique-nique et boissons alcoolisées pour un hanami plus traditionnel.

Tendu

Une tour en vue de l’esprit sur fond de Yokohama. La tour immeuble imaginaire tout en rondeurs est construite d’images de Shibuya, que j’avais prises dernièrement.

Le guide « Design et Pop culture à Tokyo » de Jean Snow est toujours bourré de liens graphiques intéressants. Aujourd’hui, c’est l’artiste japonais Hisashi Tenmyouya que je découvre. Cet avion militaire déguisé en moto de bosozoku n’est t’il pas excellent? l’art de Tenmyouya me rappelle un peu celui de Yamaguchi Akira pour le mélange des genres, autour d’imageries traditionnelles détournées.

Suspendu

Samedi, de retour de la cérémonie de remise de diplômes de cuisine de Mari, je profite d’une marche à pied pour diriger mon appareil photo sur ce tigre féroce, gardant l’entrée d’un pavillon de Daikanyama. Il est forcément féroce mais sait également garder son sang froid. Il n’a pas bronché d’un poil face à mon insistance à pointer le canon de mon appareil photo devant son museau.

Un peu plus loin, je me perds évidemment en route sur le chemin du retour, les rues résidentielles se ressemblent beaucoup mais j’aime de toute facon me perdre. J’ai choisis cette règle de me perdre volontairement depuis que je conduis à moto, c’est un très bon moyen de connaître une ville et d’en découvrir ses trésors. Les petites rues inconnues me ramènent toujours vers un lieu que je connais, ici, je tombe sur club Milk de Ebisu, un endroit que j’ai fréquenté quelques fois dans le passé à l’occasion de concerts électroniques.

La composition ci-dessus représente un moyen de transport suspendu, une vision concept à base d’éléments urbains comme d’habitude. Je m’amuse.

Les cerisiers en fleur sont en avance cette année, nous allons constaté par nous-même l’avancement de la floraison au parc Inokashira, près de Kichijoji. C’était un peu tôt, pas beaucoup de sakura à admirer pour le moment, certainement à partir du week end prochain. Cela n’empêche pas les foules étudiantes de se réunir autour des cerisiers. Nous flairons cette bonne humeur ambiante en marchant autour du lac, on ne se lassera jamais des formes bisgornues et distordantes des arbres autour du lac, les branches pointant vers l’eau.