Made In Tokyo

Chemin vers la lumière

Chemin vers la lumière

Une composition de 2 photos prises le week end dernier dans la forêt de Kamigo, à deux-trois pas de Kamakura (mais on s’était déplacé en voiture). Des petites plantes d’eau délicates vivent autour d’un chemin de bois.

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Extrait de Campagne 4

Kamigo Mori no ie

La photo ci-dessus est un extrait de campagne japonaise cette fois (les extraits précédents venaient de ma campagne natale). Après un mois de Tokyo, un bref séjour au Vert fait le plus grand bien. Tellement vert qu’on se demande un peu où on est. En fait nous étions en promenade près de Kamakura, à Kamigo Mori no Ie, un parc forestier qui présente la particularité d’être pratiquement une forêt brute de vert interminable, avec très peu de panneaux indicateurs gênant le passage et la vision, et une concentration touristique pratiquement inexistante.

La forêt est tout de même légèrement aménagée et habitée, un escalier intriguant par ici et une fabrique de Sumi (mais désertée) par là. On admire les rochers décorés de mousse tout en evitant de se prendre des branches dans la figure. Un paysage dépaysant.

Pour terminer les photos, un 4×4 d’expédition tout terrain brillant à souhait garée à l’entrée du parc, une plante verte de maison et un Insecte d’été.

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Kiss

Kiss

Egalement dans la galerie prévue à cet effet.

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Vague et Labyrinthe

Nami-NagayaMeiro Deux très beaux livres de photographies m’ont été offert par Mari la semaine dernière à l’occasion de mon anniversaire. Le premier se nomme NAMI (vague), aux éditions LittleMore. Comme son nom l’indique, l’auteur Syoin KAJII nous propose des gros plans panoramiques de vagues. Il est originaire de l’île de Sado au large de Niigata, donc j’imagine ses photos prises dans la région. Il joue beaucoup avec la lumière et la dynamique, ca donne des photos presque irréelles, c’est presque un concept. Ce livre de photos a recu un prix récemment, le grand prix du 1st FOIL AWARD.

Le deuxième ouvrage est Nagaya Meiro (Labyrinthe de longues baraques) aux éditions Pie Books. L’auteur, Kazuhito NAKAZATO, se perd volontairement dans les rues de la banlieue pratiquement rurale Mukojima, au nord de Asakusa, Tokyo. Des baraques qui vivent et vieillissent, faites de bois et de tolles, se font manger par les plantes grimpantes et les fleurs.

La mise en page de Masami TAKAHASHI est également assez intéressante, les photos chevauchent plusieurs pages pour donner un effet de continuité et accuentuer la perte de repère. C’est l’un des points clé de cet oeuvre, se perdre dans les rues sinueuses et faire des découvertes.

Voila quelques nouvelles sources d’idées photos à (essayer) d’appliquer pendant mes futures promenades du week end.

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Kabuki à Ginza

Higashi-Ginza Kabukiza

C’est la première fois que j’assiste à un spectacle Kabuki. Cela se passe dans le célèbre théatre Kabuki-Za situé au pied de la gare de Higashi-Ginza. Nous assistons aujourd’hui à une des trois sessions de la journée, celle de 2h40. Une petite heure d’attente est le passage obligé pour obtenir les quelques places non réservées dans le fond du théâtre, places se monneyant à environ 1500Yens par personne. C’est relativement bon marché contrairement à l’image que je m’en faisais. Nous sommes au troisième étage loin de la scène, mais l’acoustique est bonne et le panorama intéressant. Nous nous sommes tous munis de traducteurs similutanés (anglais ou japonais) nous aidant grandement à suivre l’intrigue, le japonais parlé ici est ancien et tout en distortion.

Le spectacle du jour est composé de 3 actes: « Ise Ondo Koi No Nataba », une histoire d’amour et de trahison entre un jeune apprenti du temple saint de Ise, à la recherche d’une épée sacrée, et une belle courtisane d’un établissement du quartier des plaisirs. La pièce mélange sens de l’honneur et du devoir sur fond de comédie. Un sens de la comédie ecore plus marqué dans un autre des actes: « Kyo Ningyo », l’histoire de l’artiste Hidari Jingoro, créateur du chat endormi sur un des arches des grandes portes de Nikko. Il donne vie à une de ses statues dans son plus grand étonnement. Ces deux actes étaient entrecoupés d’une danse « Cho No Michiyuki », représentant la danse mortuaire de Tsukekuni et Komaki réincarnésen papillon. La danse est éphémère mais laisse le temps aux deux amoureux de se remémorer leur première rencontre et leur amour mutuel.

Le spectacle était très attrayant et parfois poignant. Les habitués du Kabuki ajoutent un goût d’authenticité au spectacle en scandant les noms des principaux acteurs, comme des supporters, à certains moments clé. Il faut être spécialiste pour déterminer le moment adapté pour crier le nom des figures emblématiques du spectacle. Il faut également avoir le parlé adapté pour cet exercice, pour une bonne intégration au spectacle.

A la sortie du théâtre, pris dans le flot des sorties de la scéance d’après-midi et dans celui des entrées pour le spectacle du soir, un visage s’échappe le temps de quelques secondes avant de replonger dans le bain de foule. Après un acalmi, les dames en yukata se pressent devant les portes du théâtre pour prendre quelques photos souvenirs dans des poses que je m’imagine tirées du kabuki. Les yukata sont nombreux au Kabuki, les spectacteurs semblent prendre plaisir à se remettre en situation d’époque (mais sans oublier le téléphone portable) pour un spectacle qui se transmet intact de générations en générations.

Les photos étant interdites dans l’enceinte du théâtre, je me suis contenté de l’extérieur. Le personnel intérieur ne laisse apparemment aucun déclic passer. Tant pis.

Mais le spectacle ne s’arrête pas là pour moi, un rebondissement de type mécanique vient s’imisser dans cette journée dominicale qui avait pourtant bien commencé. L’intensité électrique de la batterie de la moto est inversement proportionnel à celle de mes nerfs, en clair, la moto est en panne, plus de batterie. C’est une scène que je connais bien pour l’avoir déjà joué plusieurs fois auparavant, sauf que cette fois-ci, j’en suis pleinement responsable.

Souvenons nous de mon arrivée à Kabuki-Za, je me gare en urgence pour ne pas perdre une seule minute et rejoindre la file d’attente des entrées. C’est là que le paramètre « étourdi » codé en dur dans scénario interne rentre en jeu (comme un peu près une fois par an), j’oublie les clés sur la moto. Je ne m’en rend compte seulement à la sortie du théâtre et, Japon oblige, la moto n’a pas bougé d’un poil. Merci mais soulagement de courte durée quand je réalise que le contact est enclenché et que le démarreur ne génère aucun démarrage de la machine. La batterie est sêche, je m’en tire les cheveux (juste un peu) pendant quelques minutes tout en réflêchissant à la meilleure solution. C’est tragique. Le dénouement typique de ce genre de situation se résume à un appel vers mon concessionnaire qui me dépannera le jour suivant moyennant des frais de déplacements astronomiques.

C’était sans compter la Carte JAF et son tout nouveau service dépannage moto. Cette carte initiallement souscrite par les parents de Mari nous permettra un dépannage sans frais et sur place. 30 minutes après appel et résumé du problème, le dépanneur était déjà là à plancher sur une solution. J’observe le théâtre des opérations attentivement, le garagiste semble bien s’y connaître, c’est rassurant. Il s’excuse de son retard dans les manipulations en cours pendant que je peine à contrôler ma joie. La moto ne dormira pas toute seule ce soir offerte au premier brigand de passage.

C’est finalement une fin heureuse tout comme dans le premier acte du Kabuki d’aujourd’hui. Parfois c’est beau le Japon, quand on sait comment déclencher la machine.

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Homeogryllus Japonicus Orchectra

homeogryllus japonicus orchestra Vol.2

C’est la deuxième fois que nous allons au Hara Museum dans les quartiers de Shinagawa, après une visite l’année dernière de l’exposition de Patricia Piccinini. Nous allons cette fois-ci assister à un concert un peu particulier, Homeogryllus Japonicus Orchectra Vol. 2 – Garden of Resonance, une combinaison de chants d’insectes (suzumushi) et de voix et instrumentation humaines.

On commence d’abord par un petit tour de l’expo de Miwa Yanagi: « The Incredible Tale of the Innocent Old Lady and the Hertlass Youg Girl », une série de photos, videos et installations inquiétantes et fantastiques basées sur les comtes d’antant, pour continuer vers le parc du musée où se déroulera le concert.

Assis dans l’herbe et sans bière à la main pour cause d’excès le jour d’avant, on est prêt pour la première partie de Fuyuki Yamanaka. Il va superposé son chant Khoomei (de style mongole) à celui des insectes qui assurent le fond sonore. Cette combinaison est complétée d’experimentations sonores à base de guitare, et de lampes éclairant la scène verte au rythme des battements de coeur de l’artiste. C’était assez fascinant, j’aime l’interprétation moderne de musiques et chants ancestraux asiatiques.

La deuxième partie et collaboration se passe avec Akio Suzuki, un inventeur pionnier de son et d’instrument. Il joue avec trois de ces créations en utilisant l’espace. On peut en connaître beucoup plus sur cette artiste sur une page en francais de son site Internet.

La prochaine collaboration sonore de la série aura certainement lieu l’année prochaine pendant l’été.

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