Made In Tokyo

ストリート・アート (4)

street-art

De l’art ou du cochon, on plutôt une série de graffiti désorganisés, placés aléatoirement autour d’une stéréo de machines à air conditionné. Ces empreintes murales, écrites ou collées, se trouvent dans le quartier de Udagawa-Cho à Shibuya, dans les petites rues menant vers les disquaires vinyls underground.

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BRUTコンクリート

posh

posh

tom

En ce promenant dans les quartiers de Shibuya, entre Aoyama, Jingumae et Shoto, on peut voir quelques spécimens architecturaux de béton d’aspect brut et inhospitalier, comme des mini forteresses inaccessibles.

L’architecture post-moderne de la première photo, aux colonnes de béton verticales, renferme une école de bijouterie specialisée fondée en 1966, la Hiko Mizuno College of Jewelry. Le batiment, datant de 1992, est de l’architecte Mitsuru Kiryu (dont j’arrive pas à trouver beaucoup d’infos).
Adresse = 5-29-2 Jingumae, Shibuya-ku.

POSH Hyojito, renfermant la compagnie du même nom, faite d’espaces rectangulaires et cylindriques, est plutôt austère. C’est une architecture de Shigeru Uchida / Studio 80 (1986).
Adresse = 5-12-22 Minami-Aoyama, Minato-Ku.

En remontant le centre de Shibuya jusqu’au quartier de Shoto, on peut remarquer à une intersection de petites rues, un autre petit batiment brut, très peu ouvert sur l’extérieur et aux lignes aggressives. Il renferme une galerie, Gallery TOM, construite en 1984 par l’architecte Hiroshi NAITO, fondateur de Naito Architects and Associates.
Adresse = 2-11-1 Shoto, Shibuya-Ku.

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凸凹 HOUSE & 赤カー

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凸凹 = デコボコ = inégal, se dit d’une surface pleine de trous et de bosses par exemple.
Ce mot japonais en forme d’onomatopée, dont on devine facilement le sens à la lecture des kanji, correspond assez bien à l’architecture cubique accidentée de cette maison particulière. Ce sont des cubes encastrés, posés les uns à côté ou au dessus des autres, de manière improbable. On croierait la construction faite de manière aléatoire. Je ne sais malheureusement pas qui est l’architecte de cet objet bleu-violet bizarre, à deux pas de la résidence The Scape

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Depuis la rue de la maison bleue, on peut apercevoir un peu plus loin un objet rouge brillant. C’est une vieille Mercedes-Benz 280 SL très bien conservée pour son âge (+ de 36 ans), en exposition gratuite sur cette petite rue étroite. Elle ne montre sa beauté dessinée par Paul Bracq (le designer francais) qu’aux quelques visiteurs s’aventurant sur ce chemin.

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ストリート・アート (2)

street-art

Cette figure rigolote et colorée me fait penser aux petites poupées de bois Kokeshi, ou plutôt aux versions moins traditionnelles créées après la 2ème guerre mondiale (Creative Kokeshi). On dit de ces poupées à la tête toujours souriante, qu’elles protègent des incendies ou du mauvais sort. Les cornes et le feu sur la tête dessinée en graffiti laissent penser que cette figure idyllique ne l’est peut être pas. Il se cache une petite furie derrière cette frimousse.

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The Scape

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Derrière ces petits carreaux noirs et dorés, se cache une résidence de luxe dessinée par l’architecte Kengo Kuma. Cachée, car elle est vraiment à l’abri des regards. On la trouve au milieu d’une petite allée étroite à moitié couverte par les touffes d’arbres d’une résidence ou dépendance impériale à proche proximité.

Cette résidence, située à quelques minutes de Ebisu, date du printemps 2005 et semble basée sur le concept de la location mensuelle pour les gens riches de passage. Les apartements sont pré-meublés comme des suites d’hotel par BALS Corporation, une compagnie japonaise établie en 1992 spécialisée dans la vente de meubles et fournitures intérieures. BALS (Basic Artistic Life Style) Corp est en fait derrière quelques marques connues couvrant différents segments de marché, telles que Franc Franc, au design jeune, simple et coloré, ou encore Agito, plus haut de gamme. Les meubles et fournitures de The Scape sont basées sur le concept AGITO.

Ne pouvant admirer l’intérieur, on se contentera d’apprécier la facade extérieure de Kuma.

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ストリート・アート (1)

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Un élément de Street Art vu sur un mur dans une rue cachée de Udagawa-Cho, un des quartiers de Shibuya. Comme on peut s’en douter par le titre, il s’agit d’une série de quelques photos prises à Shibuya sur le thême du graffiti organisé ou pratiquement aléatoire.

La plus grande fresque de graffiti que je connaisse au Japon se trouve à Yokohama, il s’agit en fait d’une suite de scènes sur un long mur recouvert longeant la voie ferrée. Sur le site de Art Tower Mito, on peut voir un peu plus de graphisme mural japonais, présenté lors d’une exposition X-COLOR/Graffiti in Japan Exhibition. Parmi les exposants, il y a un certain QP. Tout habitant tokyoite aura certainement déjà vu et revu ce petit logo mystèrieux sur les murs au feutre ou en autocollants.

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Bon, ca ne resout pas mon mystère du symbole à consonnance arabique affiché un peu partout dans Tokyo… En fait si, je viens de trouver ma réponse sur CBCNET:TANK, un photo blog dédié au design principalement mural, l’auteur du symbole se surnomme ZYS.

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