ストリート・アート (1)

Un élément de Street Art vu sur un mur dans une rue cachée de Udagawa-Cho, un des quartiers de Shibuya. Comme on peut s’en douter par le titre, il s’agit d’une série de quelques photos prises à Shibuya sur le thême du graffiti organisé ou pratiquement aléatoire.

La plus grande fresque de graffiti que je connaisse au Japon se trouve à Yokohama, il s’agit en fait d’une suite de scènes sur un long mur recouvert longeant la voie ferrée. Sur le site de Art Tower Mito, on peut voir un peu plus de graphisme mural japonais, présenté lors d’une exposition X-COLOR/Graffiti in Japan Exhibition. Parmi les exposants, il y a un certain QP. Tout habitant tokyoite aura certainement déjà vu et revu ce petit logo mystèrieux sur les murs au feutre ou en autocollants.

zys

Bon, ça ne resout pas mon mystère du symbole à consonnance arabique affiché un peu partout dans Tokyo… En fait si, je viens de trouver ma réponse sur CBCNET:TANK, un photo blog dédié au design principalement mural, l’auteur du symbole se surnomme ZYS.

Ouvertures

Une ouverture murale sur une maison particulière à Yanaka, Ueno. Je me suis permis une nouvelle fois d’habiller les surfaces de béton.

dashboard Je remercie Jérôme Deville pour avoir créé ce widget pour l’application Dashboard, réservée aux utilisateurs Mac OSX. Ce widget est un mini-viewer RSS qui vous donnera un apercu et un lien vers les derniers billets de Made in Tokyo. C’est sympa, merci Jérôme.

Un mur ouvert et quadrillé nous laisse entrevoir l’entrée en dôme du Shoto Club. Il s’agit plutôt d’une résidence, réalisée par Kisho Kurokawa sur les hauteurs de Shibuya, derrière le musée-salle-de-spectacle Bunkamura.

Les bandes irrégulières et les différentes couches du Onward Daikanyama Fashion Building m’avait auparavant inspirées une composition de transport suspendu. Ce building avec une coque volontairement dégradée recouvrant un bloc de verre est signé Edward Suzuki et date déjà de plus de 20 ans (1986). On le trouve sur une des rues principales de Daikanyama. Toujours à Daikanyama, le Ms. REIKO TOKYO (1997) par Shoei Yoh est un batiment en courbes de verre à paliers dans un style me rappellant franchement le batiment vu précédemment à Jingumae derrière le Terrazza.

hisaharu-motoda

J’apprécis beaucoup en ce moment le blog américain BLDG Blog dédié à l’architecture et à l’urbanisme, un blog très pro et bien informé sur l’architecture mondiale. C’est une référence. Dans un de ses articles récents, il nous fait une révélation sur Tokyo: une vision chaotique de la ville par le photographe japonais Motoda Hisaharu. Les images sont en fait des lithographies inquiétantes d’un Tokyo post-apocalyptique, après un cataclysme imaginaire. On reconnaît assez facilement les lieux présentés (Shibuya, Ginza, Akihabara, …), ca fait froid dans le dos. Je serais quand même curieux de voir ses oeuvres en exposition, ou sur papier.

(la dernière image provient de site de Motoda Hisaharu)

そうだ京都、行こう (10 finale)

A la fin de la journée, après notre visite au Kennin-ji, nous nous dirigeons vers Higashiyama et le quartier du temple Kiyomizu-dera, un des plus célèbres temples de Kyôto. Pour ce voyage à Kyôto, Mari et moi-même avions décidé d’éviter les lieux très touristiques que nous avions déjà visité dans le passé, et de se concentrer sur les petits temples et sanctuaires à l’écart de la foule. Mais l’envie était trop forte de retourner voir le Kiyomizu-dera, l’atmosphère des petites rues en pente grimpant vers le batiment principal, installé à flanc de colline et soutenu par des centaines de pilliers. Le temps a malheureusment joué contre nous, il est 6h et le temple est sur le point de fermer. On pourra seulement admirer le coucher de soleil sur une des tourelles à l’entrée du temple.

Le lendemain, c’est déjà la dernière journée de notre voyage. On a bien profité des beautés de Kyôto dans les jardins et temples comme dans les petites rues ordinaires. Mais le temps était bien entendu trop court. J’aurais voulu voir les chefs d’oeuvre que sont la Villa impérial Katsura et son jardin, ou encore le pavillon Hiunkaku de style Sukiya dans l’enceinte du Nishi-Hongan-ji. Il faut connaître les jours d’ouverture à l’avance malheureusment (quelques jours dans le mois), ou faire une réservation longtemps avant de visiter. La prochaine fois, on s’y prendra 3 mois à l’avance. Après avoir lu le Pavillon d’or de Yukio Mishima, j’aurais également voulu le revoir.

La grande gare de Kyôto, par l’architecte Hioshi Hara, est la dernière étape du voyage. Elle est gigantesque, quadrillée de verre, faite de longs escaliers et de centres commerciaux. On en fait le tour à la recherche de quelques omiyage, jusqu’à la dernière minute avant de prendre le train rapide Shinkansen pour Tokyo.

C’était le dernier épisode sur Kyôto. Ecrire sur Kyôto en plusieurs épisodes était un exercice très stimulant, et je suis un peu triste de terminer l’histoire. Ou plutôt, je suis pressé de retourner à Kyôto pour reprendre l’histoire…