Entrée

Le soir en pleine nuit à vélo, je tourne autour du bloc vert de Hanezawa Garden à la recherche d’un raccourci que je n’ai jamais trouvé. La route m’amène sur une voie sans issue bordée de pierre et finalement sur un chemin de terre entouré d’arbres. Je ne vois pas grand chose, il fait très noir, je rebrousse chemin en vitesse. Cet endroit ne ressemble pas à Tokyo. Le lendemain, je reviens en journée pour découvrir cette vieille baraque prête à tomber, entourée d’arbres et de bambous. Un paysage très loin des séries d’immeubles à deux pas d’ici, nous sommes pourtant à proximité du quartier de Ebisu. On dit souvent que Tokyo est un grand village, on peut en avoir la preuve très souvent.

Au détour d’une rue non loin de la baraque en bois, je trouve une porte bien mystérieuse. Si j’avais l’inspiration de Murakami Haruki, je ferais vivre derrière cette porte d’entrée des mondes imaginaires.

8 commentaires

  1. Geniale la ballade nocturne :) Rarement j’ai vu des photos de nuit aussi reussies en noir et blanc. Bravo!

    (ce n’est pas de l’hebreu par hasard?)

  2. Non, ce n’est pas un kanji. A vrai dire, je ne sais pas ce que c’est, une écriture ou peut être seulement un symbole ou dessin … mystère.

    d-zen> Cette porte a l’air de fonctionner avec une clef, pas de pierre bizarre auquel il faudrait parler pendant des jours …:-)

    mimo> Merci! ce sont des photos numériques prises en Iso1600 donc avec pas mal de bruit numérique, et passées en noir et blanc pour masquer le bruit …

    1. Salut, tu résous un mystère vieux de plus de vingt ans! Ahah. Je n’avais jamais su s’il s’agissait d’un graffiti ou d’autre chose, surtout dans une zone résidentielle où il n’y avait aucun autre graffiti dans les rues. J’apprends donc que l’auteur est MOZYSKEY (モザイスキー), artiste actif depuis les années 1990, basé à Tokyo, développant diverses approches de la culture graffiti. L’autre mystère est de comprendre comment tu as retrouvé ce vieux billet d’il y a 20 ans. Ça m’amuse aussi de voir que déjà à cette époque, j’avais une envie d’imaginer ce qui se passait derrière les portes mystérieuses.

  3. Salut ! En vérité on ne peut pas vraiment dire que j’ai trouvé ce billet par hasard … Loin de moi l’idée de vouloir faire du voyeurisme, mais quand mon appétit de lecture de blog est particulièrement vorace j’ai pour habitude de lire chaque jour trois billets datant d’il y a exactement 10 ans ou 20 ans – comme il m’arrive de relire les miens.

    Je suis tombé sur ce billet, comme les lecteurs de l’époque je me suis demandé ce que pouvait bien être ce signe, et comme nous possédons maintenant sur internet des outils dont nous n’imaginions même pas l’existence à l’époque, en deux minutes le mystère était éclairci. C’en est presque triste en fait … Cela dit, tu pourras toujours t’amuser, lors d’une prochaine promenade, à chercher si la-dite porte existe encore ; )

    Je me suis fait la même remarque à propos de ton ‘obsession’ pour les portes ! Je me demandais : Pour toi, une porte entr’ouverte est-elle plus mystérieuse qu’une porte fermée ?

    Excellente continuation !

    1. Salut, oui, je me suis dit aussi que les moyens actuels, par rapport à ceux d’il y a vingt ans permettent de retrouver des explications beaucoup plus rapidement. Il me semble avoir vu ce sigle à cette époque à différents endroits de Tokyo et de les avoir montré dans d’autres billets mais j’aurais bien du mal à les retrouver, surtout que je n’ajoutais par encore de tag à mes billets à cette époque là. La porte ci-dessus est toujours là mais le sigle a disparu depuis très longtemps. Je suis passé devant de nombreuses fois. Quant à ta question, j’imagine qu’une porte fermée est pour moi plus mystérieuse. Une porte entrouverte est une invitation à entrer mais j’imagine que des mystères visibles par tous ne sont plus des mystères en fin de compte. Je ne sais pas par contre pourquoi certaines portes fermées m’attirent plus que d’autres. Ça doit être lié à l’environnement autour, le fait notamment que la porte soit isolée ou située à un endroit qui ne semble pas naturel.

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