Lumensong


Mon dernier morceau sur SoundCloud date de Juin 2012, ça fait donc 4 mois que je n’ai pas pratiqué mes petite compositions musicales. L’envie de m’y remettre s’est fait sentir il y a deux semaines. J’avais arrêté pendant ces quelques mois, car je ne sentais pas vraiment un écho de l’auditoire sur mes créations musicales (c’est un fait, on commente plus sur les photos que sur cette musique là). Ceci étant dit, l’envie de m’y remettre était trop forte. J’aime beaucoup le travail de construction, pas à pas. Je la pratique cette fois-ci sur le morceau Lumensong (dans ce titre, il y a une idée de lumière dans la pénombre). J’utilise deux nouvelles applications musicales cette fois-ci: iVoxel pour les voix presqu’indéchiffrables et Addictive Synth pour le pattern musical qui entoure le morceau. J’y ajoute également mes instruments favoris comme le KORG iMS20 ou le Animoog.

A oui, je me souviens, j’avais démarré ce morceau à Paris en Juillet 2012 alors que nous étions en vacances d’été. L’été est désormais bien loin mais le morceau est enfin terminé. Côté ambiance, il n’y aura pas beaucoup de surprise par rapport aux morceaux précédents. C’est un style qui deviendra peut être ma marque de fabrique comme pour l’approche photographique. J’ai également repris ces compositions musicales car, l’air de rien au fil des mois, mes morceaux sont écoutés sur SoundCloud: entre 50 et 150 écoutes enregistrées par morceau, sans compter mes propres écoutes. Bonne écoute!

大橋JCT

En se promenant au delà de Naka Meguro en suivant l’avenue Yamate pour rejoindre une autre grande rue, la route 246 qui relie Shibuya et Futago-Tamagawa entre autres, on se laisse intriguer par une imposante paroi ronde de béton. La dite paroi est lisse et sans ouvertures avec des fentes qui rappellent des meurtrières de château moyenâgeux. Au premier abord, on ne sait de quoi il s’agit.

L’immédiate proximité de la paroi est en construction, on ne peut pas s’approcher du mur arrondi. Je décide d’en faire le tour pour trouver l’entrée. Sans succès. S’agit il d’une arène, d’un complexe sportif, d’une résidence fermée sur l’extérieur, d’un centre de recherche secret ?

Lorsque l’on fait un peu plus le tour, on remarque un immeuble d’apparence plus classique relié par une passerelle au niveau du 8 ou 9ème étage à l’ensemble de béton. On trouve enfin une grande entrée pour voitures et camions, par laquelle on peut apercevoir l’intérieur creux de la forteresse, apparemment toujours en construction.

Alors que l’on revient vers la route 246, on devine enfin l’utilisation de cet immense bloc de béton. L’ensemble, du moins les espaces autour ou à l’intérieur de l’ensemble, sont toujours en construction mais les espaces à l’intérieur sont quant à eux déjà en utilisation depuis le 28 mars 2010. Quatre voies suspendues s’approchent du haut de la paroi pour finalement s’y engouffrer.

La dessin de la courbe des voies d’autoroute suspendues qui se rejoignent est très belle. On comprend qu’il s’agit en fait d’un ensemble autoroutier, un échangeur géant en plein Tokyo: la Jonction de Ohashi (Design: Joint venture Kajima, Taisei et Tokyu). J’avais lu dans un petit guide d’architecture de Tokyo que l’autoroute autoroutière suspendue (shuto) est certainement la plus imposante oeuvre architecturale de Tokyo. C’est une architecture complexe par ses raccordements, changements de niveaux et par ce type de jonctions construites en espace réduit.

On ne le voit pas de l’extérieur mais cette forteresse autoroutière ce composent de 4 étages. La jonction Ohashi vient relier la portion d’autoroute suspendue numéro 3 (Shibuya Line) à la boucle métropolitaine sous-terraine C2 (Metropolitan Expressway Central Loop). Pour passer de la portion suspendue de l’autoroute (70m de haut) vers la portion sous-terraine, le conducteur devra faire deux boucles à l’intérieur de la jonction.

Le but de cette jonction est de réduire le trafic et les temps de déplacement en faisant joindre la Route 3 (Shibuya line) et la Route 4 (Shinjuku line) à travers la portion d’autoroute circulaire C2.

Quelques images et photographies trouvées sur internet pour illustrer: (1) Vue google Map de la jonction en construction, à côté de la rivière Meguro, (2) Une partie du plan autoroutier de Tokyo avec la Route 3 – Shibuya Line, la Route 4 – Shinjuku line et l’autoroute circulaire C2, (3) Une vue du ciel et (4) Un schéma des quatre étages et interconnections pour mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur de l’enceinte fermée de la jonction.

Malgré ce côté imposant, cette jonction est censé devenir eco-friendly par l’aménagement d’un parc sur les toits et à l’intérieur de la boucle comme le montre le dessin ci-dessus. Le parc devrait être accessible par deux tours à proximité (par les passerelles mentionnées ci-dessus). Ce n’est pas la première fois que je vois ce système de boucles autoroutières sur un espace réduit pour changer de dénivelé. J’avais vu cela dans un décor tout autre, dans les montagnes de Izu: un route de montagne avec deux boucles surréalistes.