FuturOrga numéro 26

Cela fait maintenant plus de 4 ans que je dessine ces formes organiques et futuristes sans m’en lasser. Je dessine certes par intermittence et il se passe parfois plusieurs mois entre deux dessins, mais je ne perds pas l’envie de dessiner ces formes. J’ai d’ailleurs commencé à dessiner le numéro 27 de la série, toujours dans le même esprit et avec la même manière de procéder. Je ne cherche plus vraiment à comprendre les raisons qui me poussent à dessiner ce type de formes similaires, sans vraiment renouveler ou faire évoluer le style. Je pense qu’il y a une forme de fascination pour ces formes et d’apaisement à les dessiner. Je suis par contre parfois tenté par une exécution en noir et blanc en jouant avec les dégradés. J’essaierais peut être pour un des prochains dessins.

FuturOrga numéro 25

En fait, je me rends compte que je ne peux m’empêcher de dessiner ces formes de ma série futurOrga, bien que je pensais l’avoir terminée. Du coup, j’ai acheté un nouveau classeur format A3 pour y classer ces nouveaux dessins, ici ci-dessus le numéro 25 et le numéro 26 est en cours.

en terminer avec les dragons organiques futuristes

Avec le présent billet et les trois dessins montrés ci-dessus, je pense terminer cette série de formes organiques futuristes, commencée il y a tout juste 3 ans en septembre 2014. J’ai toujours cette envie de dessiner, il s’agit même d’un besoin que j’ai depuis mon enfance. Je vais bien sûr continuer à dessiner mais d’autres formes ou d’autres styles, très certainement. J’aime dessiner lorsque je traverse des périodes stressantes. Le dessin en quelques sortes permet de faire abstraction de ce stress et je suis assez convaincu que ces formes compliquées et entremêlées que je dessine sont des représentations, des émanations de cela. Je regroupe tous ces dessins au format A3 scannés sur la page dédiée FuturOrga, que l’on trouve en lien ci-dessus.

竜conversation

Des dragons naissent de mes formes organiques futuristes, comme une sorte d’évolution naturelle. Je donne suite à ma série d’illustrations que je regroupe dans sa totalité et avec sous-titres mystérieux sur la page dédiée FuturOrga. Je suis assez fier de cette série qui évolue lentement et surement depuis le précédent billet en Juillet 2016. J’essaie de mettre des formes reconnaissables sur ce qui me passe à travers le cerveau et ces formes se concrétisent en des créatures à mi-chemin entre serpent et dragon. J’ai certainement une attirance inconsciente pour les formes du dragon car il s’agit de mon signe zodiacal chinois. Je pense continuer à mélanger formes de créatures et formes plus abstraites dans mes dessins. Je suis assez confortable avec le format A3 qui me convient bien. J’ai quand même envie de créer plus grand (A2 par exemple) mais se pose la question de conserver le tout quelque part dans l’appartement.

Cet interlude est fait de deux photographies sans liens directs avec les illustrations ci-dessus mais qui est destiné à faire une coupure avec le sujet suivant. Cet interlude est une courte zone d’attente (à Shibuya ou à Marunouchi). L’interlude permet également à l’auteur de ce blog d’y placer des photographies qu’il ne savait pas vraiment où montrer. Elles semblent être le prémisse d’une série sur l’attente, mais on a eu beau attendre, les mots bien choisis qui auraient dû accompagner ces images ne se sont jamais présentés. On se contentera donc de rattacher ces photographies à un interlude, orphelines de toute idée de série ambitieuse.

Sa-Yuu 左右 est un groupe japonais venant de Yokohama et composé de Hiroki Hanaike 花池洋輝 (Voix, Basse, Batterie) et Miho Kuwabara 桑原美穂 (Voix, Guitare). A deux, ils font une musique très atypique et obsessionnelle, en se partageant les voix et les accroches de guitares. Le disque était en écoute au Disk Union de Shin-Ochanomizu et je suis resté accroché à cette expérimentation alternative. Le chant est souvent répétitif (le côté obsessionnel) et percutant, comme le son de la guitare (par Miho Kuwabara) et de la batterie au pieds seulement car Hiroki Hanaike joue également de la basse en même temps. Les morceaux sont dans l’ensemble très minimalistes, dû au fait qu’ils ne sont que deux pour tout faire en live dans le morceau. J’aime beaucoup cette rythmique percutante et le parlé froid du dialogue des deux artistes. Le mini-album ci-dessus à la couverture jaune intitulé CONVERSATION est sorti le 25 Janvier 2017. Il est composé de 8 titres dont le morceau du même nom que l’album カンバセイション (conversation). J’aime beaucoup ce morceau mais mon préféré est certainement 神経摩耗節 (friction) avec ses accents punks. Sur Youtube, on peut écouter d’autres morceaux de l’album précédent comme イエローヘイト (Yellow Hate), やめてくれ (No) ou encore なくならない (Taste). J’aime faire ces découvertes impromptues.

deux dragons | futurorga

Je continue de manière assez régulière mes créations de formes futuristes et organiques, toujours en vue de créer un book, peut être mélangeant ces créations avec des photographies ou des montages photographiques. Je prends mon temps à vrai dire, mais je commence à réfléchir aux titrages de chacune des créations. Pour l’instant, ces dessins, environ une trentaine, sont tous entassés dans un gros classeurs A3. J’ai un avis assez partagé sur Instagram, mais j’aime quand même y montrer mes créations, histoire d’avoir un retour ou des avis, et avant de pouvoir les scanner proprement, chose que je ne pas faire chez moi vu la taille des dessins. Comme pour un dessin précédent, mon inspiration du moment va vers les formes de dragons. J’en ai un autre en cours en ce moment.

Formes futuristes organiques (suite de la troisième série)

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« A blank page threatens the author with emptiness ». C’est une phrase de Bono extraite d’un magazine musical anglais retraçant 30 années de musique. Je ressens également régulièrement ce symptôme de la page blanche avant de commencer un nouveau dessin sur ma feuille A3. Mes formes organiques et futuristes sont de toute façon abstraites, mais ces derniers temps je me pose la question de la représentation de « formes reconnaissables », comme celles d’un dragon dans un de mes dessins précédents, ou celles d’un oiseau au repos sur le premier dessin de ce billet. Décider de ces « formes reconnaissables » suppose un temps de réflexion devant la feuille blanche. Lorsque je me lance dans des formes plus abstraites, comme les quatre autres dessins de ce billet, je me laisse guider par le crayon de manière spontanée. J’aime ce sentiment de partir de rien et de se laisser guider sur l’instant à construire des ensembles qui s’interconnectent.

Je parlais de densité urbaine dans mon billet photographique précédent, et je pourrais appliquer cette même sensation et approche en ce qui concerne mes dessins. J’aime répéter ces formes et me créer mes propres codes comme certaines associations de formes et de couleurs ou comme ces représentations de structures blanches et grises avec des pointes de couleur qui viennent se détacher de la masse structurelle. Si l’on fait un parallèle encore une fois avec le billet précédent, les structures blanches et grises représentent le bruit urbain des immeubles et des rues qui s’enchevêtrent et se superposent. Je me rends compte qu’à travers ces dessins, c’est une autre représentation de cette ville que j’essaie de créer.