Made in Tokyo Series Vol.13

Continuons tranquillement avec l’épisode 13 de ma série Made in Tokyo. Cet episode est assez graphique sur certaines des photos images. Le temps d’une matinée, j’ai retrouvé l’excitation de la promenade et recherche architecturale à Shinjuku. Je suis entré dans Kabukichō à la recherche de deux immeubles de Minoru Takeyama, l’architecte de la Tour 109 à Shibuya, aperçus en photos seulement dans des guides et livres d’architecture. Il s’agit, en photos ci-dessous, du Ichiban-Kan et du Niban-Kan. Les bâtiments datent de 1970 et sont perdus dans les petites rues du quartier. Les formes sont futuristes et l’apparence graphique (lignes, bandes, cercles de couleur). Les bâtiments ont malheureusement bien souffert en 40 ans, les façades sont délavées et bien endommagées dans l’ensemble.
Sur d’autres photos, on trouvera de la neige à Ebisu (une journée de neige sur Tokyo récemment) et une escapade involontaire à Numazu. La grand mère de Mari repose maintenant tout près de l’océan à Numazu.


Côté musique, ça faisait longtemps. Ca fait maintenant quelques mois que je suis en recherche active de nouvelles musiques, un petit peu tous les jours, ça devient une vraie addiction: l’électro de Four Tet sur Love Cry et Sing, celle précise et abstraite de Pantha du Prince sur Stick to My Side avec Noah Lennox à la voix, toujours le même Lennox échappé en solo en Panda Bear sur le morceau à rallonge Good Girl/Carrots, un autre prince ou plutôt une princesse française Le Prince Miiaou sur Our Tale, le pop-rock désorientant des norvégiens de Serena-Maneesh sur I jut want to see Your Face, l’électro-pop poussive de Basement Jaxx sur Scars et Raindrops, celle encore plus poussive de Capsule et la voix robotisante de Toshiko Koshijima sur Jumper, celle plus fine et légère de Jonsi échappé lui de Sigur Ros sur Go Do, le rock quasi moyenâgeux et étrange de These New Puritans sur We Want War… Entre autres.

MP et moi nous sommes rendus à l’exposition groupée de Toshiya Watanabe, Thomas Orand, Dairou Koga et Jon Ellis. J’avais rencontré les 4 en Septembre 2008 à Ueno lors d’une réunion Flickr (que je n’utilisais pas à l’époque et plus maintenant d’ailleurs). Leur première exposition s’intitule Fragments of Tokyo et se déroulait pendant une semaine jusqu’au 14 février à la galerie Place M près de la station Shinjuku-Gyoen. Comme le titre peut l’indiquer, l’exposition montre 4 points de vue sur Tokyo, assez différents d’un photographe à l’autre d’ailleurs mais, à mon avis, avec l’humain comme point d’accroche: Toshiya Watanabe montre des paysages urbains dans le quartier désert et en construction de Ariake, on est proche de l’humain mais maintenu à distance par le taille des constructions. Thomas Orand propose une approche plus intime, plus proche du lieu du vécu sans pourtant apercevoir l’humain que l’on effleure. Jon Ellis montre le centre de Shibuya, dense en population et activités, mais détourne le regard vers les vitrines et flaques d’eau pour éviter tant que possible la présence frontale. Dairou Koga, lui par contre, montre la présence humaine en situation, d’une manière plus directe, à la découverte de la ville. Il aurait été intéressant à mon avis de construire cette liaison dans l’exposition, peut être dans la disposition des photographes / photographies. Toujours est-il, que c’était vraiment un plaisir de découvrir imprimés et affichés les travaux de photographes que je suis depuis un plus d’un an et demi. Ils ont beaucoup de talent, je leur souhaite une prochaine exposition prochainement et beaucoup de succès.
Made in Tokyo Series Vol.12

Et le volume 12. Je suis enfin arrivé au terme de mon objectif de faire une série de 12 épisodes, série commencée en avril 2009. Je pense quand même continuer tranquillement avec un 13ème volet etc … tout en mettant en avant quelques photos de la série sur le blog. Par contre, le nouveau photobook Blurb que je voulais faire avec cette série (les 10 premiers volumes) traîne un peu. Je ne désespère pas de le finir bientôt.
Made in Tokyo Series Vol.11

Enfin l’épisode 11 de la série Made in Tokyo commencée en Mars et qui a pris un peu de retard ces 2 derniers mois. Ici, je reprends les dernières photos montrées avec quelques autres en addition comme celle du dessus.
Made in Tokyo Series vol.10

Le rythme de publication des épisodes de la série Made in Tokyo se régularise à 1 par mois et voici donc le volume 10. Dans ce volume, on pourra y voir des scènes de Matsuri (Photos 4, 5 et 6), celui d’automne autour du temple Hikawa à Higashi (entre Shibuya et Ebisu), quelques scènes de rue à Shibuya sous le soleil de midi (photos 13, 14) ou à Daikanyama. Cette série s’entrecoupe de scène à la mer à Hayama (photo 12), proche de Zushi et un retour en 2 photos sur Atami: une assiette de sashimi (photo 9) et une façade extérieure du musée MOA (photo 10). Il y a quelques éléments d’architecture également: une avancée sous le soleil couchant du Museum of Modern Art à Hayama par Axs Satow (photo 16), une façade de Hillside Terrace par Fumihiko Maki à Daikanyama (photo 10), un autre projet de Maki en cours de finalisation pour une institution juive (photo 3) et le bâtiment Laforet Harajuku datant de 1978 par Irie Miyake Architect Office qui participe d’ailleurs au design d’une grande partie des projets Mori. En regardant le site web, je remarque d’ailleurs que Irie Miyake a conçu l’ambassade de France à Tokyo en 1980. Cet épisode est très varié. Encore 2 volumes, et j’aurais terminé mon projet de réaliser 12 volumes à ce format (16 pages). Je vais ensuite penser assez vite à construire un photobook et le présenter sur Blurb.

Parler musique sur ce blog devient chose récurrente ces derniers temps. Il faut dire que j’aime me promener sur Internet de liens en liens à la recherche de belles choses et j’ai envie d’en parler ici. Et j’en trouve beaucoup de belles choses, des morceaux originaux et inventifs comme 100000 thoughts par Tap Tap, un morceau à la dynamique contagieuse. Comme pour le groupe précédent, grâce au blog Word and Sounds, je découvre Andrew Bird avec ce morceau Heretics. Comme pour toutes promenades musicales, je fais toujours un détour vers Animal Collective avec un morceau plus ancien et comme toujours décalé par les distorsions vocales Leaf House. Je passe également écouter un nouveau morceau de Grizzly Bear, About Face. Je ne suis jamais déçu par la beauté des chansons de Grizzly Bear. Pour changer de style, je découvre la voix aiguë de la norvégienne Sissy Wish sur un morceau de l’album Beauties never die s’intitulant mystérieusement DWTS. J’ai découvert Why? récemment, comme beaucoup de groupes mentionnés ici, et j’apprécie l’humour particulier de morceaux comme The Hollows.

Pour continuer un peu la ballade musicale, Pitchfork nous présente régulièrement des nouveaux morceaux de Atlas Sound, projet solo de Bradford James Cox de Deerhunter (que j’apprécie énormément), comme ce morceau lent et entêtant Shelia. Découvrir Atlas Sound, c’est également l’occasion de bifurquer par Game of Diamonds de Deerhunter. Et de rester encore un petit peu sur du rock indé avec Shaking Hands par Women avant d’atteindre les inspirateurs Sonic Youth. J’hésitais un peu à écouter leur nouvel album The Eternal car je savais à quoi m’en tenir, au son Sonic Youth. Il n’y a pas de doute, Sacred Trixter ne dépareille pas. Rien de vraiment nouveau mais ça fait du bien de temps en temps de ré-entendre la voix à peine juste de Kim Gordon (quoique en amélioration). Dans cette promenade musicale, on pourra pousser un peu plus loin dans le rock noise à guitares omniprésentes de Japandroids avec un morceau météorite I Quit Girls. La liste de mes découvertes musicales est longue cette fois-ci et passe par quelques morceaux remarquables comme Km 43 des français de [Drive in] Static Motion, le flou et répétitif Tunnelvision par Here We Go Magic et le brillant instrumental Kennedy de Ratatat. Je termine mon périple par du Shoegazing. Je ne découvre que maintenant les morceaux de My Bloody Valentine alors que j’aurais du écouter cela il y a plus de 15 ans, mais j’étais certainement trop occupé à écouter intensément Trompe le Monde des Pixies sorti la même année en 1991. Je me rattrape donc maintenant en découvrant les nappes de guitares et la voix en retrain de Only Shadows. Dans le même esprit mais plus récent, terminons avec le morceau Thursday des new yorkais Asobi Seksu, à moitié japonais (Yuki Chikudate au chant) d’où le nom du groupe.
La suite au prochain épisode, j’ai encore beaucoup de musique à mentionner ici. Les liens sur les morceaux dirigent vers iTunes. Les liens sur les groupes proposent parfois les morceaux cités en écoute.
Made in Tokyo Series vol.9

Après une petite pause estivale de quelques semaines, revenons sur les séries Made in Tokyo avec l’épisode numéro 9. Comme d’habitude, la plupart des photos sont prises à Tokyo, à part deux photos dans cette série prises à Atami, sur la péninsule d’Izu. Nous y avons passé quelques jours de vacances fin août. La grande partie des photos sont prises à Shibuya, il n’y a aucune composition graphique (à part le titrage de la couverture) dans cet épisode 9. On y verra de l’architecture, des textures murales et d’étranges pandas hantant les rues de Harajuku…

Depuis l’écoute des morceaux de Phoenix sur leur dernier album Wolfgang Amadeus Phoenix, l’envie m’a repris de partir à la découverte de nouvelles musiques. Je me contentais jusqu’à présent des découvertes faites en écoutant le podcast des inrocks, mais en période estivale, les podcasts se taisent et prennent 2 mois de congés. Je trouve finalement mon inspiration en découvrant toute une série de blogs musicaux français très pointus. On y parle musique avec beaucoup de sérieux et d’érudition. Playlist Society est mon point de départ. J’y découvre un groupe que je connaissais seulement de nom depuis longtemps: Animal Collective. Deux morceaux ouvrent une grande porte vers une musique différente et originale, que je n’avais jamais entendu auparavant: My Girls et Summertime Clothes. J’adore ces deux morceaux de l’album Merriweather Post Pavillon, qu’on nous promet être le tout meilleur de cette année en musique. Je crois facilement cette affirmation. C’est bon de découvrir de nouvelles choses. Ces morceaux m’accompagnent en grande partie pendant la promenade photographique de l’épisode 9 ci-dessus. En écoutant ces morceaux, j’ai eu envie de photographier la faune urbaine et j’ai trouvé ces pandas sur les murs (un des membres de Animal Collective est Panda Bear d’ailleurs). Dans un autre genre, plus rock indé, j’écoute aussi Arctic Monkeys dont le nouvel album Humbug vient de sortir, quelques morceaux comme Crying lightning, Potion Approaching ou le plus ancien Brianstorm. Ils sont jeunes et doués ces Arctic Monkeys. Bien que de style différent, Animal Collective me prépare les oreilles pour un voyage musical avec un autre animal de compagnie: Grizzly Bear. Annoncé également comme un des grands albums de cette année, je découvre sur Veckatim quelques morceaux superbes: Two Weeks, Ready, Able et While you wait for the others. Je découvre également DeerHunter avec le morceau Never Stops étrange et entêtant par la voix du chanteur. J’étais prêt à découvrir d’autres morceaux de DeerHunter, mais le disque a mystérieusement disparu de iTunes Japon (et en fait vient juste de réapparaître).

Les découvertes en amènent d’autres et les webzines musicaux Pitchfork et Mowno sont de vrais mines d’or: Moth’s Wings de Passion Pit, Island IS de Volcano Choir, Deadbeet Summer de Neon Indian, et l’estival et espagnol Seasun de Delorean. Je découvre également un nouveau morceau de HEALTH que j’avais découvert il y a quelques mois avec Die Slow. We are Water est tout aussi décalé et j’attends leur album Get Colors. A vrai dire, je trouve plus de plaisir ces derniers temps dans les découvertes musicales que dans la photographie…
Made in Tokyo Series vol.8

Dans la chaleur du mois d’août à Tokyo, la page de couverture urbano-végétale du huitième épisode des séries Made in Tokyo nous invite à partir dans les airs pour y trouver un peu de fraicheur. Mais nous revenons très vite sur terre dans cette série avec une ambiance industrielle vers l’île de Tennozu pour revenir ensuite vers des terres plus familières, celles de Shibuya. Mon fils Zoa, comme ses petits copains de 1 an et demi adore le chemin de fer et conditionne par la même occasion le thême général de cette série. On aperçoit les trains de ville dans diverses photos: la Yamanote-sen souvent, la Shounan-Shinjuku line parfois, et le « dieu » Shinkansen devant le Tokyo International Forum à Yurakucho. En deuxième partie de cette série, je profite d’un peu de temps libre pour une ballade urbaine à Jingumae. J’adore ces promenades au hazard des rues, en scrutant au loin pour essayer de trouver des architectures remarquables. J’étais tout particulièrement de découvrir en photo 11 ce bâtiment de verre avec en sa base des plaquettes de bois verticales un peu dans le style de Kengo Kuma. Je ne sais pas qui est l’architecte cependant. Pour l’architecture, on trouvera aussi dans les photo, le gymnase de Yoyogi vu au loin, une montée en ascenseur dans l’Iceberg de Harajuku, l’entrée du bâtiment lunaire de Tadao Ando à Harajuku.
Made in Tokyo Series vol.7

Je m’inscris dans la continuité de l’épisode précédent pour la page de couverture et le contenu général de ce nouvel épisode, le numéro 7 en plein mois de juillet. Comme sur la couverture précédente, les inscriptions se balancent sur les fils électriques de la ville mais sont désormais sous un ciel en éclaircies. La saison des pluies se termine doucement et l’on profite des derniers nuages, toujours très photogéniques.
Pour cet épisode, je me promène dans les quartiers de Akasaka jusqu’à Atago, Kichijoji, entre autres … Je m’y amuse notamment avec les panneaux publicitaires vides en y ajoutant des messages. Ce sont les deux seules compositions, sans compter le texte de la page de couverture.
Comme point de liaison avec l’épisode précédent, je m’attache également dans cette série, au décor urbain comme matière vivante. J’aime photographier les façades vieillissantes, en accentuant parfois les rides, les traces du temps. Tout comme j’aime ajouter du végétal à l’urbain à travers des compositions de photos, j’aime faire vieillir les immeubles et les maisons. Finalement, s’il doit y avoir une ligne directrice à mes photos, ça serait peut être un besoin d’afficher une vie dans l’urbain.
Made in Tokyo Series vol.6

Le 6ième épisode des séries Made in Tokyo se déroule en pleine moiteur de la saison des pluies qui a commencé à Tokyo depuis quelques semaines. L’atmosphère est humide et je trouve que ça se ressent assez bien sur les photos de cette série prises pour la plupart le matin. La série se compose de vues contrastées de décor urbain au centre de Tokyo où des types d’habitations très différentes se côtoient, reliées par des câbles aériens, ceux des fils électriques introduisant et concluant l’épisode. Avec ce concept de série en 16 photos, ma façon de prendre des photos a un peu changé. Tout d’abord le format est légèrement moins en longueur et j’en tiens compte dans le cadrage en prenant la photo originale. J’essaie également, plus ou moins, d’apporter une harmonie dans la série et de ce fait les premières photos prises ont une influence sur les suivantes, au niveau du thème et de l’esprit de la photo. C’est un exercice intéressant et motivant (bien qu’il n’y ait rien de plus motivant que les commentaires). Je voulais cette série en 12 épisodes, un épisode par mois pour couvrir une année, mais je suis déjà à la mi-chemin en trois mois. Il n’y a pas à dire, j’ai du mal à contrôler mon envie de montrer des images. Ecrire des messages un peu plus longs sur le blog me manque un peu, mais le temps me manque encore trop et je privilégie dans l’image pour l’instant.
En changeant un peu de sujet, je voulais passer un petit coup de lumière sur un ami photographe Frédéric Georgens, photographe de talent reconnu par la presse spécialisée, qui se lance dans une petite entreprise, celle de faire découvrir le Japon à travers des voyages photographiques qu’il organise, avec beaucoup d’enthousiasme le connaissant. Vous pouvez consulter son offre sur son site VoyagePassionPhoto. En lui souhaitant bon courage.