les porcelaines du musée Kurita

Le musée Kurita est consacré à la porcelaine japonaise Imari et Nabeshima de l’époque d’Edo. Il a été fondé en 1975 par Hideo Kurita, collectionneur et homme d’affaires japonais passionné par ses porcelaines. Le musée est situé à Ashikaga dans la préfecture de Tochigi, juste à côté du grand parc floral d’Ashikaga. Avec plus de plus de 10 000 œuvres, il s’agit en fait du plus grand musée dédié aux porcelaines Imari et Nabeshima, qui sont toutes deux liées à la région d’Arita dans le Kyūshū, mais ayant des styles et usages assez différents. La porcelaine d’Imari tire son nom du port d’Imari, d’où les pièces étaient exportées vers le reste du Japon et vers l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle se reconnaît souvent à ses couleurs éclatantes ainsi qu’à ses motifs très décoratifs. La porcelaine de Nabeshima, elle, était fabriquée pour le clan Nabeshima, seigneurs du domaine de Saga. Elle est plus raffinée et rare, et n’était pas destinée au commerce mais offerte à la cour du shogun ou à de hauts dignitaires. Son style est généralement plus épuré, avec des couleurs restant sobres et élégantes, donnant une impression de calme et d’équilibre. Lorsque nous faisons des visites, je me procure souvent une ou deux cartes postales, comme celles ci-dessous que je collectionne ensuite dans un petit classeur. Depuis plus de vingt ans, je conserve également dans des classeurs les flyers et livrets des expositions que j’ai pu voir.

Le musée Kurita s’étend sur une vaste colline boisée qui mêle jardins, bâtiments historiques et espaces d’exposition. L’atmosphère des lieux est particulièrement calme, ce qui convient tout à fait à la délicatesse des porcelaines que l’on a pu voir. Nous sommes en fin de journée, une heure environ avant la fermeture. Certains bâtiments du musée m’interpellent, en particulier le Historic Hall et le Ceramic Hall pour leur architecture sombre, massive et presque théâtrale, avec leurs façades noires et leurs volumes géométriques. J’y trouve un aspect cinématographique et j’aurais envie d’y imaginer des histoires. Après vérification, ces lieux n’ont apparemment pas été utilisés pour des films ou drama, ce qui me surprend un peu. Cette journée au milieu de la Golden Week s’achève avec la recherche d’un restaurant pour le soir avant de reprendre la route pour Tokyo. Nous sommes près de Sano et les Sano ramen s’imposent à nous. Je n’avais pas idée qu’ils étaient si populaire car les files d’attente étaient étaient longues.

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