真夏.4

(タ) Shibuya (渋谷): Laisser les enfants grimper sur des sommets imaginaires dans le parc de Miyashita déjà hautement situé. (チ) Shibuya (渋谷): Laisser les lignes de trains découper l’espace urbain comme des lames fines et tranchantes. (ツ) Ginza (銀座): Laisser les tallons hauts et les jambes fines passer sur les passages piétons alors que l’ensemble de l’avenue est laissée libre à la circulation des passants. (テ) Shibuya (渋谷): Laisser le temps à la reconstruction lorsque le soleil tape trop fort pour commencer quoique ce soit. (ト) Shibuya (渋谷): Laisser Atomu voler sous les tunnels du centre de Shibuya entre les piliers et sous les trains qui foncent à vive allure. (+) Accompagnement musical: deux morceaux de EMPiRE, Dope et SO i YA de leur EP EMPiRE originals sorti en Août 2018.

真夏.3

(サ) Ebisu Minami (恵比寿南): Visage souriant et accueillant à l’entrée d’une petite boutique de vêtements sur la pente menant jusqu’à Yebisu Garden Place. (シ) Jingūmae (神宮前): Design symétrique d’un bâtiment servant d’entrepôt de livraison pour les chats noirs de Yamato. (ス) Togoshi (戸越): Train coupant la très longue rue commerçante Togoshi Ginza avant son arrivée en gare. (セ) Harumi (晴海): Structure CLT Park Harumi accompagnée d’une dépendance également signée par Kengo Kuma dont on reconnaît immédiatement la signature par son utilisation de plaquettes de bois posées les unes au dessus des autres. (ソ) Jingūmae (神宮前): Série d’autocollants méticuleusement collés sur la porte vitrée d’un magasin de vélos BMX et Fixie bike, entre autres. (+) Accompagnement musical: deux morceaux de Zombie-Chang, Snooze et Take Me away from Tokyo de son album du même nom sorti en Août 2020.

真夏.2

(カ) Shibuya (渋谷): Illustration de couverture du nouvel album de Yonezu Kenshi dessiné par lui-même et affiché en grand format sur la devanture vitrée du Tsutaya de Shibuya. (キ) Togoshi (戸越): Train arrêté en gare de Togoshi aux intéressantes formes architecturales en bois. (ク) Kichijōji (吉祥寺): Temple Inokashira Benzaiten posé sur une île, aperçu à travers les feuillages du parc. (ケ) Shibuya (渋谷): Replica de petits restaurants de quartier sous le nouveau parc surélevé de Miyashita. (コ) Gaien (外苑): Entrée d’une élégante patinoire temporairement fermée au public, située juste en face du nouveau stade olympique. (+) Accompagnement musical: deux morceaux de Yonezu Kenshi, カムパネルラ et 感電 de son album STRAY SHEEP sorti en Août 2020.

真夏.1

(ア) Harumi (晴海): Structure temporaire CLT Park Harumi, par Kengo Kuma, composée de grandes plaques de bois faites de couches collées orthogonalement entre elles, appelées CLT pour ‘Cross-Laminated Timber’, et dont l’intérieur est utilisé comme espace de jeux pour enfants. (イ) Kichijōji (吉祥寺): Nature débordante le long de la voie ferrée de la ligne Inokashira près du parc du même nom. (ウ) Ginza (銀座): Grande avenue au centre de Ginza ouverte aux piétons le dimanche. (エ) Jingūmae (神宮前): Ruelle peu fréquentée à Jingumae, parallèle à l’avenue Meiji et donnant une vue intermittente sur la ligne de train Yamanote. (オ) Jingūmae (神宮前): Glaçon dessiné par Creative Designers International pointant vers le ciel comme un iceberg qui tenterait de nous rafraichir des 36 degrés quasi-permanents. (+) Accompagnement musical: deux morceaux de King Gnu, 白日 et どろん de leur album CEREMONY sorti en Janvier 2020.

Hiroshi Senju Museum Karuizawa

Il me restait des photographies de Karuizawa datant d’il y a plusieurs mois déjà, que je n’avais pas encore montré sur ce blog, celle du musée Hiroshi Senju. L’exposition permanente d’œuvres de cet artiste spécialisé dans les cascades aux couleurs bleutées ne nous intéressait pas spécialement car toutes ses peintures se ressemblent assez et on en a déjà vu certaines de ses œuvres dans des lieux publics comme à l’aéroport de Haneda. Je voulais surtout voir le musée en lui-même, tout en courbes, conçu par Ryue Nishizawa. Il est entouré de plantes et une allée nous permet de facilement faire le tour pour apprécier les parois de verre arrondies. Des rideaux empêchent bien sûr de voir l’intérieur du musée et donc les œuvres. La porte d’entrée du musée est opaque et nous fait tout de suite découvrir la quasi-totalité de l’immense espace intérieur lorsqu’elle s’ouvre. Une petite pancarte bien en évidence nous indique tout de suite qu’il est interdit de prendre des photos à l’intérieur. Un petit garde rondouillard nous regarde de suite dès que la porte s’ouvre comme pour me signifier que mon appareil photo en bandoulière ne me serra d’aucune utilité en ce lieu. Pendant ce bref instant, j’ouvre grand les yeux pour admirer l’intérieur tout en réfléchissant à l’intérêt de visiter une exposition qui ne nous intéresse que moyennement dans un musée où on n’a pas le droit de prendre des photos. La porte automatique se referme avant la fin de ma réflexion et il ne me reste de ces lieux que ma mémoire photographique, et les photos de l’intérieur que j’ai déjà pu voir dans des magazines d’architecture (comme celles ci-dessous empruntées au site arch2o). On passera notre tour cette fois-ci.

A l’entrée du parking du musée, se trouve un autre bâtiment, de petite taille, ressemblant à un avion de chasse militaire furtif. Pour être précis, il me rappelle fortement le Lockheed Martin F-117 Nighthawk qu’on apercevait parfois dans des films/séries d’action américains ou des jeux vidéos dans les années 90. Je pensais que l’ensemble du musée était dessiné par Ryue Nishizawa, donc les formes de ce petit bâtiment annexe, qui sert de café, m’a d’abord beaucoup étonné, car il est très éloigné de l’épure que l’on trouve chez Nishizawa. Ce café furtif construit de formes géométriques est en fait la création de l’Atelier Yasui Hideo et date de 2011. Le contraste qu’apporte ces formes aiguës et sombres par rapport à la blancheur et l’arrondi des formes du musée est en fait bien vu. Faire un bâtiment en contraste, plutôt que dans le style de, était certainement la meilleure manière d’exister à côté de la beauté intrinsèque de ce que conçoit Ryue Nishizawa.