how to repeat Tokyo endlessly (γ)

Je passe un peu de temps tous les week-ends ces dernières semaines à Shinagawa lorsque Zoa a son cours de programmation de robot. Depuis Shinagawa Intercity, je marche vers l’immeuble Sony et celui assez particulier de NTT Docomo (Les deux premières photographies du billet). Un peu plus loin, on peut voir un bâtiment assez intéressant avec une façade oblique de couleur bois. En revenant vers la ligne de chemin de fer qui passe par Shinagawa, je suis content de retrouver une curiosité urbaine, un tunnel de 1.5m de hauteur passant sous la voie ferrée. La taille est très basse mais les voitures peuvent y passer, les taxis notamment qui connaissent ce raccourci. En marchant, il faut se pencher bien entendu mais on peu y passer à pied également. La prochaine fois, j’essaierais à pied. Les photos ci-dessus ne le montrent peut être pas très bien, mais on a du mal à croire qu’une voiture puisse passer à travers ce tunnel. Tokyo est rempli de ce genre de curiosités. Ca me rappelle le petit livre jaune au même nom que ce blog, Made in Tokyo de Junzo Kuroda, Momoyo Kaijima et Yoshiharu Tsukamoto de l’atelier d’architecture Bow Wow, bien que ce tunnel n’y soit pas mentionné.

how to repeat Tokyo endlessly (β)

Constatons ensuite à Ginza les changements urbains qui sont intervenus depuis notre dernier passage. La première photographie de ce billet nous montre le Ginza Place par Klein Dytham Architecture, terminé en septembre 2016 et placé au croisement où se trouvent Wako et Mitsukoshi. Je l’avais déjà photographié il y a quelques semaines sans réaliser qu’il avait été conçu par Klein Dythan. On reconnaît un style similaire à l’ensemble blanc du Tsutaya de Daikanyama. Un peu plus loin dans la même rue de Ginza et sur plusieurs photographies suivantes, on ne peut pas manquer le nouveau et gigantesque Department Store Ginza Six, peut être un des plus luxueux du Japon. On en a beaucoup (trop) parlé à la télévision d’ici au moment de son ouverture. Dans un des espaces internes, des citrouilles à poix rouges de Kusama Yayoi sont accrochées au plafond. On peut monter sur la terrasse du toit pour une vue sur Ginza entre les immeubles et les lumières urbaines.

how to repeat Tokyo endlessly (α)

Sans crier gare, Made in Tokyo a entamé ses quatorze années d’existence depuis fin mai. Je ne m’en rends même plus compte. Le blog quand il montre Tokyo est entré dans une boucle sans fin qui se répète au fur et à mesure des promenades du week-end. C’est comme si je documentais les changements du quartier que je visite, comme cette maison individuelle avec des lamelles obliques ou celle avec des plaques de verre aux couleurs vives. Sur Made in Tokyo, j’essaie encore un nouveau design pour le blog. A vrai dire, je n’ai pas gardé le précédent très longtemps car je n’appréciais guère le rendu sur iPad ou iPhone. Je ne sais pas encore si celui-ci appelé Graphy sera définitif.

consciousnesss

Les photographies de ce billet se perdent en différents lieux à Tokyo ou à ses limites: à l’intérieur du ventre du monstre dans les rues de Ginza, jusqu’à la pointe de ses doigts près des montagnes de Takao où nous sommes attirés par les fleurs.

Je n’avais pas suivi la carrière solo de Thurston Moore, mais j’avais peut être tord vu la qualité de son dernier album intitulé Rock n Roll Consciousness, qui n’est pas sans rappelé le son de Sonic Youth. Ce n’est d’ailleurs pas pour me déplaire. Thurston Moore fait équipe avec Debbie Googe, bassiste de My Bloody Valentine et Steve Shelley, batteur de Sonic Youth, pour cet album ainsi que le précédent The Best Day, que je ne connais pas encore. Il y a un sentiment d’apaisement dans la tonalité de la voix de Thurston Moore, mais la force des guitares est bien présente, que ça soit en bataillon accompagnée de la batterie de Shelley ou comme des cris stridents. Une video est disponible sur youtube pour le morceau Smoke of Dreams. L’écoute de ces morceaux me donne également envie de revenir vers les derniers albums de Sonic Youth, comme The Eternal.

concrete in the sun

Les deux bâtiments ci-dessus sont très différents mais ont en commun une certaine brutalité dans le traitement architectural. Ils sont tous les deux situés dans la même rue à Mita, à quelques mètres l’un de l’autre. Les trois premières photographies montrent l’Ambassade du Koweit par Kenzō Tange. Cet immeuble complexe date de 1970. Sa construction est assez difficile à appréhender au premier abord. Ca fait un moment que je voulais voir ce bâtiment si particulier de Tange, et on le découvre un peu par hasard alors que l’on passe dans cette rue en voiture à la recherche d’un restaurant singapourien. Le deuxième bâtiment est plus petit et toujours en construction. Il s’appelle Arimaston Building. Keisuke Oka a entrepris seul de construire sa propre maison de béton depuis 2005. Je crois qu’il fait une pause depuis quelques temps et on a du mal à imaginer quelle pourrait être la forme de cette résidence familiale une fois terminée.