après le mankai des cerisiers

Les fleurs de cerisiers ont terminé leur démonstration de splendeur pour cette année et se feront encore désirer l’année prochaine à la même époque. Elles se feront peut être attendre ou arriveront peut être en avance, histoire de brouiller les pistes. La floraison à son pic est difficile à prévoir, comme tout événement naturel au Japon.

Je continue ma redécouverte des rues de Tokyo à travers mon nouvel objectif Canon grand angle. A Daikanyama d’abord, sur la première photographie de ce billet. Ces deux visages dessinés sur un mur en contre-bas au niveau du parc Saigoyama sont vraiment superbes et arrêtent les passants. J’aimerais voir plus de ce genre de grande démonstration d’art de rue, car elles sont assez rare à Tokyo. Je suis sensible à cette forme d’art urbain et ses graffitis ou fresques géantes sont toujours très photogéniques.

Un des week-ends passés, Zoa et moi nous sommes promenés à Nishi Shinjuku, tous les deux seulement car Mari avait une petite forme. Le but de notre sortie était la mairie de Tokyo, le Tokyo Metropolitan Government Building, pour l’observatoire situé tout en haut d’une des deux tours de ce bâtiment « cathédrale » de Kenzō Tange. Depuis la gare de Shinjuku, il faut d’abord emprunter un passage souterrain dont l’entrée est marquée par l’oeil de Shinjuku. J’en avais déjà parlé il y a de cela quelques années. Un peu plus loin, à travers une ouverture du passage souterrain, on ne manquera évidemment pas la vue en contre-plongée de la tour bombée Mode Gakuen Cocoon Tower, du fils Tange (Paul Noritaka Tange). On arrive ensuite assez vite à la mairie de Tokyo, au bout du passage souterrain. Je n’étais jamais monté tout en haut de cette tour, donc l’observatoire donne un point de vue sur Tokyo que je ne connaissais pas. La ville s’étend à perte de vue comme un océan fait de blocs de toutes les formes et aux couleurs multiples.

Près de la gare, Shinagawa nous montre d’autres tours. Cette zone de bureaux nommée Shinagawa Inter-city est pratiquement vide le week-end. Elle constitue une barrière d’immeubles, un peu comme ce que l’on peut voir à Shiodome un peu plus loin. Ces constructions étaient assez critiquées par certains architectes, notamment Tadao Ando, car elles constituent une barrière naturelle aux vents provenant de l’océan depuis la baie et empêchent le refroidissement du centre de la ville créant ainsi des phénomènes de « heat island » (des zones où la chaleur est prisonnière du décor urbain).

Sur une des photographies au dessus, nous sommes au 12ème étage d’une tour de bureaux Fujitsu. Zoa y commence des cours pour enfants de programmation de robots. Depuis la salle d’attente pour les parents, nous avons une belle vue sur le complexe Inter-city de Shinagawa. Il y a une couleur et une clarté dans cette vue qui me plait. J’aime aussi la composition de cet espace, fait de strates, qui n’est pas sans certains aspects futuristes, comme pourrait être composée une ville à plusieurs niveaux. Depuis la gare de Shinagawa, on accède à pieds à ce complexe d’immeubles depuis le deuxième niveau. Le rez de chaussée au centre est un parc urbain avec quelques arbres, et notamment des cerisiers qui donnent leurs dernières fleurs.

Au bout du complexe d’immeubles de bureaux, il y a également un immeuble d’habitation, la V-Tower, en bas de laquelle d’étranges cônes d’acier sont disposés. Il me font penser à l’architecte Kisho Kurokawa, car il utilisait assez souvent cette forme de cônes, mais il n’a pas l’air impliqué dans le développement de cette tour d’habitation.

Les quatre dernières photographies de ce billet sont prises près de Ebisu Garden Place. Cette fois encore, nous nous promenons entre hommes, pendant que Mari fait des courses. On se raconte des histoires en chemin, que j’hésite à interrompre de temps en temps pour prendre une ou deux photographies. La boule rouge géante du bâtiment de l’auto-école Hinomaru est impressionnante par sa taille. J’essaie en photo de l’associer au décor urbain alentour, aux maisons individuelles standards qui ne s’accordent pas beaucoup avec cette sphère rouge. Notre promenade sous amène dans des lieux que j’avais oublié, près de Mita.

avant le mankai des cerisiers

Je passe assez souvent par Naka Meguro 中目黒 ces derniers temps, depuis Daikanyama, en empruntant une route en courbes jusqu’à la rivière Meguro. Cette route en courbes et en pente démarre entre les deux bâtiments en béton Annex A et B de Hillside Terrace par l’architecte japonais Fumihiko Maki 槇文彦. J’aime les prendre en photographie et je pense les avoir montrées plusieurs fois dans des billets précédents. En descendant donc cette route abrupte en courbes, on arrive assez vite sur la rivière Meguro. Les photographies de ce billet sont prises à la fin mars et les cerisiers commençaient tout juste leur floraison. Les préparations sont pourtant déjà terminées le long de la rivière Meguro. On peut voir accrochées les lampes sponsorisées d’une couleur rose d’assez mauvais goût. Les passants s’arrêtent au niveau des ponts pour prendre en photo les branches qui surplombent la rivière. Il faudra attendre encore quelques jours pour le mankai, la pleine floraison, pour que le tunnel de sakura se forme clairement au dessus de la rivière. Au fur et à mesure des années, cet endroit est devenu de plus en plus populaire pour le hanami et il faut s’armer de patience pour faire un tour complet des lieux.

Suivons maintenant une autre rivière, celle de Shibuya. La photo ci-dessus nous montre cette petite rivière au niveau de Azabu-Jūban 麻布十番. En fait, je n’avais pas réalisé que la rivière Shibuya qui passe près de la station de Shibuya, longe la rue Meiji en passant près de la station de Ebisu, continuait son chemin en passant par Azabu-Jūban. Elle fait un virage à 90 degrés au niveau de la station de Azabu-Jūban, pour ensuite filer tout droit vers la baie de Tokyo. C’est une des nombreuses rivières « maltraitées » à Tokyo. Elle souffre de bétonnage excessif au niveau de Shibuya, tout le long de la rue Meiji, et se voit ensuite recouverte à moitié ou complètement par l’autoroute intérieure à partir de Tengenjibashi. Ces autoroutes intérieures à Tokyo datent des Jeux Olympiques de 1964. Il fallait à l’époque créer rapidement des grands axes routiers et les espaces vides au dessus des rivières et canaux ont été réquisitionnés.

Au niveau de Akabanebashi, le long de cette rivière, un nouvel immeuble aux formes futuristes est en phase de finalisation. C’est un immeuble de bureaux du promoteur Sumitomo Fudōsan appelé Azabu Jūban Project et conçu par Nikken Sekkei 日建設計. La construction du bâtiment semble en fait assez classique mais chaque étage se voit doté de plaques en angles aigus venant pointés dans plusieurs directions, et donnant cette impression futuriste. L’immeuble est massif avec plus de 4000m² pour chacun des dix étages le composant. Même avec mon objectif grand angle, il est difficile à prendre en photo dans son intégralité.

Les quelques photographies ci-dessus sont prises au coeur de Shibuya, près d’un poste de police de proximité kōban 交番 aux formes, là encore, futuristes. Ce poste de police de Udagawa-cho a été conçu par l’architecte Edward Suzuki, et pourrait nous faire penser à une tête d’animal, peut être à une chouette qui observent les rues mouvementées de Shibuya. Une autre photographie est prise à l’entrée de la petite rue piétonne en pente Spain-zaka スペイン坂 qui monte jusqu’au cinéma Rise. Rien de très nouveau sur ces photographies à part l’envie de reprendre des lieux connus et maintes fois photographiés avec mon nouvel objectif 17-40.

Les deux dernières photographies prennent pour décor le parc de Inokashira à Kichijoji. Ici aussi, les cerisiers commençaient doucement à fleurir en ce week-end de fin mars. Nous allons tous les ans voir les sakura au parc Inokashira, et la foule est toujours très présente. C’est une population jeune qui se réunit sur des bâches bleues au dessous des cerisiers en fleurs. Les visages sont rougis par l’alcool et personne ne semble porter attention aux fleurs au dessus des têtes. Dans ce parc, plus que les fleurs, j’aime les formes biscornues des branchages qui se dévoilent en hiver. Dans un coin du parc, un jeune homme nous montrait une chouette. Elle était étonnamment docile et on pouvait la caresser doucement. Elle n’avait pas peur de la foule des curieux qui venait la voir et tendait les mains craintivement pour l’approcher. La chouette observe ce qui se passe tranquillement sans broncher, mais il faut faire attention, les chouettes ne sont pas ce qu’elles semblent être.

une semaine en mars (8ème)

De retour à Tokyo, je profite de quelques heures de libre pour une promenade urbaine. Comme très souvent, ces ouvertures dans mon planning du week-end, des jours fériés ou des jours de congé ne sont pas planifiées longtemps à l’avance et je me rabats souvent sur les territoires connus de Aoyama ou de Shibuya, quand des heures se libèrent soudainement. Ce sont des territoires que j’ai maintes fois parcouru et photographié, mais ils restent mes endroits préférés dans Tokyo, autant pour l’intérêt urbain, la capacité à se renouveler sans cesse et pour la foule urbaine en éternelle mouvement (que j’essaie pourtant souvent d’extraire de mes photographies).

Mon parcours, cette fois-ci, emprunte beaucoup les rues parallèles à Cat Street, une rue quasi piétonne perpendiculaire à l’avenue d’Omotesando au niveau de l’immeuble GYRE de MVRDV. L’intérêt principal de cette promenade était de confronter certains des bâtiments à l’architecture remarquable à mon nouvel objectif Canon 17-40, par exemple le QUICO de Kazunari Sakamoto. C’est un petit immeuble en pointe avec accentuation bleue près des ouvertures. Vu le peu de recul dans la rue étroite où il se trouve, il est très difficile de le prendre en entier en photographie au format horizontal.

Une des raisons de ma visite par ici était notamment d’aller découvrir une nouvelle galerie qui s’appelle The Mass. On y montrait normalement une exposition intitulée 12 by 12 / ART x MUSIC qui associe art et musique en exposant des couvertures d’albums musicaux créées par des artistes reconnus comme Richard Prince, Damien Hirst ou encore Banksy. Le tout étant sélectionné par Hiroshi Fujiwara. La perspective d’y voir quelques couvertures connues de Sonic Youth, par exemple, m’avait attiré jusqu’ici. La malchance de ces congés de mars m’a encore joué un tour car l’exposition était fermée le jour de mon passage. Pire encore, il était soit disant interdit de prendre des photographies de l’espace estérieur composé de blocs de béton formant la galerie d’exposition. Cela parait incroyable d’interdire la photographie de l’extérieur d’un bâtiment. Je me suis quand même permis discrètement, comme le montre la photographie ci-dessus. Il faut dire que c’est du beau béton et il m’était difficile de résister.

Dans la même rue que le QUICO, juste devant cette galerie The Mass et juste derrière GYRE, il y a cet étrange bâtiment dont les nombreuses ouvertures sont composées de groupes de quatre fenêtres. Le troisième étage du bâtiment est tout particulièrement intéressant, car il me fait penser à une serre qui serait posée de travers en haut du bâtiment. Ce décalage laisse penser que ce troisième étage n’est pas lié au reste du bâtiment, et qu’il pourrait s’orienter au bon vouloir des propriétaires. Ce n’est pas le cas bien entendu mais j’aime ces constructions qui mènent à la réflexion et à l’imaginaire.

Et toujours dans la même rue, devant le GYRE, les draperies de l’immeuble de verre DIOR par SANAA ne perdent pas de leur blancheur, tout comme le musée d’art contemporain de Kanazawa. En descendant l’avenue d’Omotesando jusqu’au croisement avec la longue rue Meiji, notre regard se laisse forcément attirer par les surfaces en miroir à l’entrée du Tokyu Plaza. Il est devenu assez rapidement un landmark sur cette avenue et attire les photographes. A l’entrée de Tokyu Plaza, l’effet de fracturation de la foule dense du croisement à travers ce jeu de miroirs multiples est intéressant à photographier.

Mon parcours me fait ensuite passer devant la galerie alternative d’art Design Festa Gallery. Je ne sais jamais très bien où elle se trouve et il faut à chaque fois que je tourne en rond dans le quartier pour tomber dessus. Je la retrouve cette fois grâce à un bâtiment annexe couvert de peintures de visages féminins. Juste à côté, une mini galerie est ouverte sur la rue et l’artiste aux cheveux bleues présentent ces oeuvres. Elle se tient debout devant une file bien ordonnée de jeunes filles principalement, venues faire signer un dessin, ou un morceau de carnet. Cette procession bien organisée, perdue dans le labyrinthe des rues de ce quartier, évolue dans le plus grand calme.

Mais ma montre me rappelle déjà que le temps m’est compté et qu’il faut que je prenne le chemin du retour pour aller récupérer à Roppongi Hills, où je les avais laissé. Ces promenades non planifiées et sans but très précis faut beaucoup de bien de temps en temps.

une semaine en mars (7ème)

Je termine cette série de photographies à Kanazawa avec ce billet et en commençant par un très bon restaurant japonais sur les hauteurs du Mont Utatsu 卯辰山 donnant une vue sur l’étendue de la ville de Kanazawa. C’est agréable de déjeuner avec vue panoramique, accompagné d’une petite bouteille de sake Kokuryu (le Kokuryu Gin No Tobira). Ce déjeuner était juste après notre marche dans les jardins du Kenrokuen et notre visite du musée d’art contemporain de Kanazawa. Après le repas, le guide taxi nous attendait pour démarrer une visite de la ville en 3 heures.

Une des étapes était le quartier des demeures de samouraï à Nagamachi Bukeyashiki 長町武家屋敷跡. Là encore, les rues sont préservées, mais les anciennes demeures de samouraï sont pour la plupart des résidences privées et on ne peut bien sûr y accéder. Une des demeures est ouverte à la visite, il s’agit de la résidence Nomura. On peut accéder à une partie de la résidence et admirer le jardin très dense en roches, lanternes et passages de pierre au dessus de l’eau. On a eu la malchance de commencer notre visite en même temps qu’un groupe d’étrangers en visite organisée. Ils visitaient au pas de course et se déplaçaient en masse. Notre envie à tout moment de les éviter a perturbé la tranquillité que devrait prendre une visite dans de tels lieux. A Nagamachi, nous avons également visité une ancienne pharmacie reconvertie en musée avec divers objets. Dans une des salles, on peut y voir des cadeaux de mariage traditionnels typique de Kanazawa et de sa région et une série de balles de toutes les couleurs et de divers design.

Notre visite nous fait passer finalement au sanctuaire de Oyama 尾山神社 dont la porte est un mélange d’influence japonaise et européenne, notamment par l’utilisation de vitraux. Le sanctuaire en lui-même est de forme tout à fait classique. Sur le terrain devant le sanctuaire, un bâtiment aux murs de verre est posé. Ce design transparent est intéressant.

Il nous faut maintenant repartir vers Tokyo. On traverse la Porte Tsuzumi 鼓門, qui est l’entrée principale de la gare JR de Kanazawa par laquelle on accède au Shinkansen Hokuriku. Cette porte est devenue un symbole de Kanazawa et c’était un des monuments que je voulais absolument voir et photographier. Le design est très particulier et symbolise les formes du tambour japonais tsuzumi. Revenons maintenant à Tokyo pour la suite de cette semaine de congé en photographies.

une semaine en mars (6ème)

Higashi Chaya est un des quartiers de Kanazawa avec des rues préservées de l’époque d’Edo. C’était à l’époque le quartier des plaisirs. Des maisons de bois à deux étages toutes en profondeurs, avec des devantures faites de lamelles fines sont alignées dans quelques rues préservées de ce quartier. Ces maisons sont appelées ochaya お茶屋. Des geishas y pratiquaient autrefois divers arts comme le koto, shamisen, la danse ou la cérémonie du thé. Kanazawa est d’ailleurs reconnu pour l’excellence de ses arts et de son artisan, notamment les objets en laque recouvert de feuilles d’or. La plupart de ces maisons de thé (ochaya) sont maintenant reconverties en restaurants, cafés, boutiques ou demeures privées et nous n’avons malheureusement pas pu apercevoir de geishas dans les rues de Higashi Chaya. Nous avons cependant aperçu quelques japonais et japonaises en kimono, peut être loués pour la journée, car on ne devine pas une excellente facture. Voir des « personnages » en kimono dans ces rues ajoutent au pittoresque et à l’ambiance des lieux. J’imagine que, eux aussi, essaient de se mettre à la place des habitants de l’époque d’Edo, dans ce décor rare. Il y a également dans la ville de Kanazawa un autre endroit que nous avons visité brièvement où l’on peut voir un alignement similaire de ochaya. Il s’agit de Nishi Chaya.

Mais revenons un peu vers Higashi Chaya. La pluie de la première journée de notre visite ne décourage pas notre visite des rues, mais nous sommes tout de même contents de pouvoir entrer à l’intérieur de l’une des ochaya du quartier. L’ochaya Shima 志摩 est ouverte à la visite. Il s’agit d’une maison à deux étages, comme toutes les autres de la même rue, et avec un petit jardin intérieur. Plusieurs pièces en tatamis sont séparées par des portes coulissantes à l’étage. La maison est extrêmement bien conservée et là encore, il ne suffirait pas de grand chose pour se croire à l’époque d’Edo, comme regarder les activités de la rue à travers les persiennes du couloir du deuxième étage. Les photographies prises au smartphone sont autorisées à l’intérieur, mais pas les appareils photo reflex, par crainte que leur taille vienne abimer les portes et objets de la maison.

Déplaçons nous maintenant vers un autre quartier de Kanazawa, Teramachi 寺町. Comme son nom le laisse deviner, il s’agit d’un quartier où l’on trouve une multitude de temples (environ 70), placés à proximité du château de Kanazawa. Nous visitons celui de Myōryū-ji 妙立寺 que l’on appelle également Ninja-dera, non pas parce qu’il abritait des ninjas mais parce qu’il possédait de nombreux passages secrets, portes dérobées et autres pièges. On parle même d’un tunnel secret depuis un puits du temple jusqu’au château de Kanazawa. C’est extrêmement inhabituel pour un temple d’avoir ce genre de pièces secrètes. Il faut savoir que ce temple a été conçu en secret comme un poste avancé pour observer l’ennemi en cas d’attaques qui pourraient mettre en danger le château du seigneur féodal du clan Maeda. Une visite guidée minutée et extrêmement bien préparée nous montre un à un tous les secrets de ce temple, et ils sont nombreux. Le temple Myōryū-ji possède une architecture complexe et malgré la visite en détails, on a du mal à bien appréhender sa structure et on peut se perdre très facilement dans les pièces avec portes cachées dans les placards, escaliers dérobés sous le plancher, passages cachés derrière les portes coulissantes. A la période Edo, sous le shogunat Tokugawa 徳川幕府, les constructions de plus de trois étages étaient interdites. De l’extérieur, le temple semble faire deux étages, mais en réalité il en fait quatre avec un total de 23 pièces et 29 escaliers. Certaines des pièces sont très petites comme celle dédiée au rituel Seppuku, pour le suicide éventuel du chef de guerre ayant été vaincu à la bataille. Les photographies ne sont malheureusement pas autorisées à l’intérieur du temple. On se contentera donc de l’extérieur en photo, qui nous montre d’ailleurs un des secrets du temple: le poste d’observation tout en haut de la toiture. Le temple de Myōryū-ji est un endroit unique à voir et qui plait aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

Pour une partie de notre découverte de Kanazawa, pendant 3 heures exactement, nous avons utilisé les services d’un guide taxi qui nous amenait de visite en visite à notre demande. Il partageait également avec nous nombres d’anecdotes, notamment comment ce temple Ninja-dera est devenu une visite incontournable du quartier Teramachi depuis qu’il a été mis en avant pendant unes des campagnes gouvernementales de re-découverte du Japon « Discover Japan », il y a de cela quelques années. Les visites y sont maintenant très programmées (30 mins) et il faut réserver à l’avance. Le prix de la visite à 1000 yens est assez cher pas rapport aux autres temples ou musée mais ce lieu unique vaut vraiment le déplacement.