une semaine en mars (6ème)

Higashi Chaya est un des quartiers de Kanazawa avec des rues préservées de l’époque d’Edo. C’était à l’époque le quartier des plaisirs. Des maisons de bois à deux étages toutes en profondeurs, avec des devantures faites de lamelles fines sont alignées dans quelques rues préservées de ce quartier. Ces maisons sont appelées ochaya お茶屋. Des geishas y pratiquaient autrefois divers arts comme le koto, shamisen, la danse ou la cérémonie du thé. Kanazawa est d’ailleurs reconnu pour l’excellence de ses arts et de son artisan, notamment les objets en laque recouvert de feuilles d’or. La plupart de ces maisons de thé (ochaya) sont maintenant reconverties en restaurants, cafés, boutiques ou demeures privées et nous n’avons malheureusement pas pu apercevoir de geishas dans les rues de Higashi Chaya. Nous avons cependant aperçu quelques japonais et japonaises en kimono, peut être loués pour la journée, car on ne devine pas une excellente facture. Voir des « personnages » en kimono dans ces rues ajoutent au pittoresque et à l’ambiance des lieux. J’imagine que, eux aussi, essaient de se mettre à la place des habitants de l’époque d’Edo, dans ce décor rare. Il y a également dans la ville de Kanazawa un autre endroit que nous avons visité brièvement où l’on peut voir un alignement similaire de ochaya. Il s’agit de Nishi Chaya.

Mais revenons un peu vers Higashi Chaya. La pluie de la première journée de notre visite ne décourage pas notre visite des rues, mais nous sommes tout de même contents de pouvoir entrer à l’intérieur de l’une des ochaya du quartier. L’ochaya Shima 志摩 est ouverte à la visite. Il s’agit d’une maison à deux étages, comme toutes les autres de la même rue, et avec un petit jardin intérieur. Plusieurs pièces en tatamis sont séparées par des portes coulissantes à l’étage. La maison est extrêmement bien conservée et là encore, il ne suffirait pas de grand chose pour se croire à l’époque d’Edo, comme regarder les activités de la rue à travers les persiennes du couloir du deuxième étage. Les photographies prises au smartphone sont autorisées à l’intérieur, mais pas les appareils photo reflex, par crainte que leur taille vienne abimer les portes et objets de la maison.

Déplaçons nous maintenant vers un autre quartier de Kanazawa, Teramachi 寺町. Comme son nom le laisse deviner, il s’agit d’un quartier où l’on trouve une multitude de temples (environ 70), placés à proximité du château de Kanazawa. Nous visitons celui de Myōryū-ji 妙立寺 que l’on appelle également Ninja-dera, non pas parce qu’il abritait des ninjas mais parce qu’il possédait de nombreux passages secrets, portes dérobées et autres pièges. On parle même d’un tunnel secret depuis un puits du temple jusqu’au château de Kanazawa. C’est extrêmement inhabituel pour un temple d’avoir ce genre de pièces secrètes. Il faut savoir que ce temple a été conçu en secret comme un poste avancé pour observer l’ennemi en cas d’attaques qui pourraient mettre en danger le château du seigneur féodal du clan Maeda. Une visite guidée minutée et extrêmement bien préparée nous montre un à un tous les secrets de ce temple, et ils sont nombreux. Le temple Myōryū-ji possède une architecture complexe et malgré la visite en détails, on a du mal à bien appréhender sa structure et on peut se perdre très facilement dans les pièces avec portes cachées dans les placards, escaliers dérobés sous le plancher, passages cachés derrière les portes coulissantes. A la période Edo, sous le shogunat Tokugawa 徳川幕府, les constructions de plus de trois étages étaient interdites. De l’extérieur, le temple semble faire deux étages, mais en réalité il en fait quatre avec un total de 23 pièces et 29 escaliers. Certaines des pièces sont très petites comme celle dédiée au rituel Seppuku, pour le suicide éventuel du chef de guerre ayant été vaincu à la bataille. Les photographies ne sont malheureusement pas autorisées à l’intérieur du temple. On se contentera donc de l’extérieur en photo, qui nous montre d’ailleurs un des secrets du temple: le poste d’observation tout en haut de la toiture. Le temple de Myōryū-ji est un endroit unique à voir et qui plait aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

Pour une partie de notre découverte de Kanazawa, pendant 3 heures exactement, nous avons utilisé les services d’un guide taxi qui nous amenait de visite en visite à notre demande. Il partageait également avec nous nombres d’anecdotes, notamment comment ce temple Ninja-dera est devenu une visite incontournable du quartier Teramachi depuis qu’il a été mis en avant pendant unes des campagnes gouvernementales de re-découverte du Japon « Discover Japan », il y a de cela quelques années. Les visites y sont maintenant très programmées (30 mins) et il faut réserver à l’avance. Le prix de la visite à 1000 yens est assez cher pas rapport aux autres temples ou musée mais ce lieu unique vaut vraiment le déplacement.

une semaine en mars (5ème)

Avant de venir à Kanazawa, je ne savais en fait que très peu de choses sur cette ville, à part l’existence du grand musée d’art contemporain 21st Century Museum of Contemporary Art Kanazawa, car il apparait très souvent dans les livres et magazines d’architecture. On doit son design au duo d’architectes Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa qui forme SANAA, primé du Pritzker en 2010 (le musée datant de 2004, on imagine qu’il a contribué pleinement à cette reconnaissance). Le musée est idéalement situé au centre de la ville près du parc Kenrokuen. Il suit une ligne stylistique très typique de SANAA, composé d’une somme de bâtiments de forme monolithique et de couleur blanche. Ce sont des unités indépendantes regroupées dans une grande forme circulaire couverte de verre qui délimite les contours du musée. Là encore, c’est typique des créations de SANAA. A travers les grandes baies vitrées, le musée semble pleinement ouvert vers l’extérieur et rend l’accès au musée très facile et accueillant pour les néophytes. Par contre, avec plus d’une vingtaine de blocs à l’intérieur du cercle, l’espace ressemble un peu à un labyrinthe où il semble facile de se perdre ou de tourner en rond (c’est le cas de le dire). Je spécifie volontairement « semble » car la partie centrale du musée n’était malheureusement pas accessible lors de notre visite. Elle était fermée pour cause de préparation de l’exposition suivante. C’était d’autant plus dommage que l’exposition suivante démarrant le 8 avril, après notre départ donc, est celle de Manabu Ikeda, dont j’ai déjà parlé ici et dont j’admire vraiment les oeuvres gigantesques et pleines de détails.

On pouvait tout de même découvrir certains espaces du musée, en gros faire le tour du musée sur le cercle intérieur en longeant la longue baie vitrée courbe. Autre mauvaise surprise de notre visite, la fameuse piscine de Leonardo Erlich habituellement en libre accès était également fermée ce jour là pour la même raison de préparation d’exposition. En fin de compte, on n’a pas pu voir les oeuvres de l’exhibition permanente, notamment celle de Anish Kapoor ou James Turrell. Restaient les oeuvres à l’extérieur du musée: un assemblage de tubes par l’architecte mexicain Fernando Romero intitulé « Wrapping » et un ensemble de trois surfaces de verre colorées et courbes intitulé « Colour Activity House » par Olafur Eliasson. Un des intérêts que j’ai trouvé à ces oeuvres, à part leur beauté intrinsèque, est la manière dont on peut les combiner avec le décor du musée de SANAA, comme par exemple superposer les surfaces colorées de l’oeuvre de Olafur Eliasson avec les blocs blancs du musée, ou les regarder à travers le grillage de la construction de tubes de Fernando Romero.

De toute façon, malgré cette relative malchance quand aux expositions (le mois de mars est en quelque sorte un mois de transition avant la « rentrée » en avril au Japon), la véritable attraction pour moi était le musée en lui-même, par la beauté des formes et ce blanc immaculé qui n’a étonnement pas perdu de sa propreté malgré plusieurs années d’existence. Il doit faire l’objet de toutes les attentions et d’un nettoyage impeccable (et onéreux) très régulier.

une semaine en mars (3ème)

Lorsque passons quelques jours à Ofuna, il n’est pas rare que nous nous rendions à Enoshima, histoire de profiter un peu du bord de l’Océan Pacifique lors d’un après-midi ensoleillé. Nous y allons souvent en monorail depuis la station de Ofuna jusqu’au terminus de Enoshima, car l’accès par la route vers l’île nous fait traverser un pont souvent très encombré. Pendant ce long week-end, nous craignions le pire mais nous avons tout de même tenté notre chance en voiture. La traversée était heureusement assez rapide et nous avons rapidement rejoint les parkings sur la partie gauche de l’île, zone que nous connaissons en fait assez peu. Lorsque l’on monte sur les remparts bétonnés, l’Océan Pacifique apparait tant bien que mal derrière un amas de tetrapods. Ils gâchent bien entendu la vue sur l’océan, mais il y a un certain côté ludique à voir ces tetrapods habilement empilés. On aurait envie d’avoir la force d’en déplacer un pour voir ce que ça donne. Mon côté un peu maniaque parfois me donnerait même l’envie de les aligner proprement en ligne ou d’en faire des structures architecturales géométriques de grande envergure. Il y aurait de quoi faire un beau chef d’oeuvre d’architecture brutaliste avec tous ces objets bruts et massifs.

L’ensemble du Enoshima Yatch Harbor se trouve à côté des parkings. Il avait déjà attiré mon regard depuis les hauteurs de l’île lorsque l’on se promenait au niveau du sanctuaire de Enoshima (pour le 1er de l’An notamment). J’avais remarqué au loin les formes ondulées de la toiture blanche du Yatch Harbor. Cette fois-ci, nous approchons de près le bâtiment et entrons à l’intérieur. Des jeunes filles et garçons se préparent à l’intérieur pour leur prochaine leçon de voilier, ou font une pause entre deux sorties en mer. L’intérieur est composée de grands espaces avec un haut plafond qui semble seulement soutenu par de fins pilotis blancs. Les parois murales donnant sur l’extérieur sont toutes en courbes et en verre. A l’étage, on peut sortir sur une terrasse pour atteindre un observatoire sur une partie du toit. L’escalier qui nous y mêne est en colimaçon et vient traverser une partie de la longue nappe courbe qui compose la toiture blanche. On peut admirer ces courbes et les ouvertures depuis l’observatoire du toit. Cette toiture tout en ondulations peut faire penser aux vagues de l’Océan Pacifique. On retrouve également une allusion directe à l’univers maritime dans les ouvertures rondes en forme de hublots au rez de chaussée de l’édifice. Cette nappe ondulée blanche formant la toiture me rappelle un petit peu les formes du petit dôme du Musée d’Art de Teshima par Ryue Nishizawa (du groupe d’architectes de SANAA). Les architectes du Enoshima Yatch Harbor sont Helm+ondesign et leur site internet nous montrent d’autres photos de l’intérieur et des espaces du Yatch Harbor. Ce bâtiment sera utilisé pour les jeux olympiques de Tokyo en 2020 pour certaines compétitions maritimes.

à la tombée de la nuit

Je ne prends pas souvent de photographies à la tombée de la nuit, mais l’occasion s’est présentée un dimanche soir pour une promenade improvisée entre Shibuya et Shinjuku, en empruntant la ligne de métro Fukutoshin entre les deux quartiers. Pour rejoindre Shibuya, j’emprunte une rue parallèle à l’avenue Meiji, une rue que je connais très bien mais que je n’ai pas emprunté depuis plusieurs mois. Je scrute les façades des buildings dans l’espoir d’y percevoir un changement. Tokyo étant en éternelle destruction et reconstruction, il n’est pas rare de découvrir des nouveaux visages dans le paysage urbain lorsqu’on n’a pas emprunté une rue depuis quelques temps. Et c’est d’autant mieux si ce nouveau visage possède des lignes architecturales remarquables.

Mais en cette fin de journée de dimanche à la tombé de la nuit, mon regard photographique se tourne plutôt vers un sanctuaire, celui de Konnō Hachiman-gū 金王八幡宮. Je ne l’avais jamais remarqué auparavant mais ce sanctuaire fut autrefois le château de Shibuya (château est un bien grand mot cependant) et une des pierres de l’édifice reste visible dans le sanctuaire qui le remplace maintenant. Le site internet du sanctuaire nous apprend qu’ici est né le quartier de Shibuya, reprenant le nom du clan Shibuya. Par le hasard des recherches internet, je trouve un blog en anglais « Japan This! » d’un certain Marky Star qui tente d’expliquer avec une dose d’humour le sens et l’origine de certains quartiers de Tokyo, notamment celui de Shibuya. Sur la photographie ci-dessus du sanctuaire Konnō Hachiman-gū, j’aime beaucoup les couleurs des dernières lumières du jour qui se reflètent sur le toit humide, après la pluie. Tokyo est très photogénique après la pluie, quand l’eau de pluie accentue les marques et l’âge des murs de béton. Me reviennent en tête quelques photographies prises pendant la saison des pluies en 2009 pour ma série Made in Tokyo Series.

Les lumières de la ville se reflètent également au grand carrefour routier de Shibuya. La voie suspendue de l’autoroute intra-muros surplombant la route 246 est aussi très photogénique d’une certaine façon, par ses dimensions imposantes qui découpent le tissu urbain. Tout autour, on construit. La gare de Shibuya continue sa mutation lente et progressive, sans affecter les nombreuses lignes de train et de métro qui traversent la station. C’est déjà en soi une prouesse. Des nouvelles tours vont voir le jour d’ici 2020 avant les Jeux Olympiques de Tokyo, et vont répondre à la tour Hikarie située de l’autre côté de l’avenue Meiji. Depuis un restaurant au 8ème étage de la tour Hikarie (le restaurant d47食堂 que je recommande chaudement), on peut apprécier une vue d’ensemble des travaux de la gare à travers les grandes baies vitrées.

Depuis les sous-sols de la tour Hikarie, on rejoint la ligne de métro Fukutoshin, une des plus récentes de Tokyo. Etonnament, c’est peut être la première fois que je l’emprunte, bien que j’y sois venu plusieurs fois pour prendre en photo l’oeuvre architecturale de Tadao Ando pour cette station. Lorsque j’arrive à Shinjuku Sanchōme, la nuit est déjà tombée. En remontant à la surface au niveau de l’avenue Meiji, j’aperçois trois punks iroquois colorés. Ils ont l’air plus étonné de mon regard, que moi de les voir ici à Shinjuku. Il y a apparemment une salle de concert en sous-sol dans le coin. Ma marche me fait passer devant l’immeuble IDC Otsuka, qui prend des couleurs vertes un peu extra-terrestres. Un peu plus loin près de la station de Shinjuku, on ne manquera pas un passage devant le Yasuyo Building de Nobumichi Akashi. Pour ceux et celles qui me suivent depuis longtemps, j’ai utilisé cet immeuble en image d’en-tête de Made in Tokyo pendant de nombreuses années. J’aime ses formes très accentuées et agressives. Mais sous les lumières de la nuit, ses formes s’adoucissent et l’immeuble revêt même une couleur dorée du plus bel effet. Et si ce petit immeuble noir au centre de Shinjuku serait le joyau du quartier révélant toute sa splendeur une fois la nuit venue?

Tout en continuant ma marche dans Shinjuku, j’ai en tête la musique de Sheena Ringo 椎名林檎. Pendant mon petit périple dans les rues sombres jusqu’aux panneaux ultra lumineux de Kabukichō, j’écoute Shōso Strip 勝訴ストリップ et Kalk Samen Kuri no Hana 加爾基 精液 栗ノ花. Je reviendrais certainement avec Eddie un soir de février pour prendre des photos vers Kabukichō (Golden Gai probablement). Près de sortie Sud de la station de Shinjuku, la rue pratiquement piétonne où l’on peut voir un magasin remplie de lanternes en façade (Beams) cache également plusieurs disquaires que je viens explorer régulièrement ces derniers temps.

Le double album Microcastle / Weird Era Cont. de Deerhunter n’est pas une nouveauté, mais je ne le découvre en entier que maintenant, après l’avoir trouvé en CD dans un Disk Union de Shinjuku. La couverture de l’album est à la fois étrange, inquiétante et superbe. Peut être s’agit il du visage du leader du groupe Bradford Cox, affublé d’une tête de mort à la place d’un oeil. Microcastle, accompagné du disque bonus Weird Era Cont., est le troisième album de Deerhunter, sorti en 2008. On y découvre une musique indie rock faite de guitares sur des paroles très souvent désespérées et d’une grande sensibilité. C’est également le cas pour les autres projets et groupes de Bradford Cox, comme Atlas Sound. Les voix y sont souvent frêles et répétitives et on ressent une certaine douleur qui demande à être expulsée par des flots de guitares terminant assez régulièrement les morceaux. On est proche de morceaux instrumentaux dans certains cas. Le très beau morceau « Nothing ever happened » en est un bon exemple.

ENVOL (leave them all behind)

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Les plus observateurs auront certainement remarqué un petit changement sur les photographies du blog. Pour être plus précis, les dimensions des photographies sont légèrement augmentées pour passer de 900px de large vers 1000px. Le tout se ré-ajuste automatiquement pour ceux qui lisent et regardent Made in Tokyo sur un smartphone ou tablette. J’aurais voulu augmenter un peu plus encore la taille des photographies, mais 1000px me paraît un bon compromis pour l’instant. Il y a de cela quelques années, toutes les photographies étaient au format 600px, qui me paraît minuscule en y repensant maintenant.

Vendredi soir dernier, je mangeais avec Daniel de passage à Tokyo pour quelques semaines. Nous étions à Megutama, que je recommande encore et toujours pour les amateurs de livres de photographies. Les discussions avec Daniel me font toujours me poser de bonnes questions sur ce que je fais et comment faire évoluer tout cela. La mère de Mari en voyant quelques uns de mes 15 grands dessins de formes organiques et futuristes me demandent pourquoi je ne les présentent pas au monde (発表する), que je les expose. Mari me dit que je devrais essayer de les vendre encadrés. On a d’ailleurs fait quelques essais, mais plutôt pour exposer à la maison. Dans mon rêve, je ferais une exposition mélangeant dessins et photographies ou compositions photographiques, avec comme fond sonore quelques unes de mes créations musicales électroniques (attention, j’ai franchi le pas en achetant Logic Pro X sur iMac). Le tout, comme j’en parlais avec Daniel, est de trouver une ligne directrice qui unit tout cela. J’aime me dire que j’ai le temps d’y réfléchir.

En photographies ci-dessus, le robot de Tezuka, Atomu, posé en plein ENVOL par l’artiste français Invader sur un pont de chemin de fer JR à Shibuya, nous fait voyager vers différents lieux de Tokyo: L’hotel Meguro Gajoen sur les premières photographies, l’intérieur du musée NACT dessiné par feu Kisho Kurokawa, les rues de Shibuya et de Roppongi ensuite et pour terminer. Ca fait beaucoup de bien de voler avec Atomu au dessus des chaleurs qui envahissent Tokyo en ce début de mois de Juillet.